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Channel: Visites des musées des Beaux-Arts de province

Mantes-la-jolie - Hôtel-Dieu

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Musée de l’Hôtel-Dieu

(près de la collégiale Notre-Dame)

(département : Yvelines - 78)

Visite de l’Hôtel-Dieu de Mantes le dimanche 6 mars 2022

Édifié au XIVe siècle sous le règne de Charles V et fortement remanié au cours des XVI et XVIIe siècles, l'Hôtel-Dieu était une institution gérée par l’Église.

Le bâtiment abritera tour à tour un hospice, un orphelinat, une prison sous la Révolution, un théâtre, un cinéma, avant d'être acquis par la ville de Mantes-la-Jolie en 1962. Inscrite en 1964, à l'inventaire des Monuments Historiques, pour sa façade du XVIIe siècle caractérisée par ses pilastres corinthiens, sa grande rosace ornée d'une tête d'ange ailé et ses ornementations.

La chapelle de l'Hôtel-Dieu est devenue musée en 1996 et labellisé musée de France en 2002. Il détient la plus grande collection au monde d’œuvresdeMaximilien Luce (1858-1941).

Maximilien Luce était l’un des plus grands peintres du début du siècle dernier, ami de Van Dongen, Seurat, Signac, Bonnard ou Pissarro.

Ce peintre post-impressionniste s'est installé dans la région, à Rolleboise, en 1917. Il a particulièrement illustré les thématiques du paysage en vallée de Seine, les activités sur et au bord du fleuve, l’essor industriel, ainsi que les conditions de travail de l’époque.

C’est au musée de l’Hôtel-Dieu à Mantes-la-Jolie qu’est conservée une collection inégalée de toiles du maître. De ses portraits de jeunesse à ses peintures engagées, de ses dessins satiriques à ses toiles de fin de vie, apaisées et empreintes d’un profond bonheur de vivre, le musée nous révèle le parcours d’un artiste enfin réhabilité aux côtés des peintres de son temps.

Frédéric Luce, le fils de l’artiste, a fait don en 1971 d’une partie du fonds d’atelier de son père, à la condition « d’exposer les œuvres dans les locaux aménagés, dans l’ancienne chapelle de l’Hôtel-Dieu ».

Dans les lieux refaits à neuf, on peut découvrir une collection permanente composée de 77 réalisations de l'artiste, essentiellement des tableaux issus de dons, ou acquis par la ville.

 

Le musée de l'Hôtel-Dieupossède 3 espaces muséographiques:

Au rez-de-chaussée

Salles d’archéologie médiévale

Vierge à l’enfant (début 13e). Chêne

Ec. d’Anvers(16e) : Le Christ mort soutenu par Joseph d’Arimathie. Fragment de retable

Buste reliquaire de St Éloi (18e). Bois polychrome

Ec. française (17e) : Crucifixion

Jean-Baptiste Camille Corot (1796-1875) : La Fuite en Égypte (1840)

La dernière salle du rez-de-chaussée met en avant les peintres qui travaillé à Mantes-la-Jolie au XIXesiècle et au début du XXe siècle : La Seine, les lavandières, les cheminées d’usines, les baigneurs et voiliers habitent les œuvres d’Hippolyte Camille Delpy, d’Albert Dagnaux, d’Abel Lauvray et d’Alfred Veillet.

Jean-Pierre Cacheux (19e) : La Collégiale de Mantes vue de l’île aux vaches

Albert Dagnaux (1861-1933) : Les Lavandières (1906)

Gaston Balande (1880-1971) : Le barrage de Méricourt

Édouard Planchais (1909-95) : Construction du pont de Limay

Abel Lauvray(1870-1950) : La Seine à Mantes

 

Au premier étage - L'univers de l'artiste Maximilien Luce

Les œuvres exposées retracent de façon chronologique et thématique la vie et l’œuvre de Luce

1-Jeunesse et formation (1876-86) – Étude au sein de l’atelier de Carolus Duran. Influence des peintres naturalistes et de l’école de Barbizon

Maximilien Luce : Autoportrait (c. 1910)

Le Pont de Solférino (1885 – acquis en 2018)

L’Écurie (1880)

Jean Chambois dans son jardin au Petit Montrouge

Tante Octavie (1880)

Évocation de l'atelier de Maximilien Luce

Jean Texcier (1888-1957) : Portrait de Maximilien Luce (1939)

 

2-Luce néo-impressionniste (1887-1900)

Maximilien Luce : Portrait d’un travailleur(1905)

La Blanchisseuse (Philiberte Givort) (c. 1905)

Madame Bouin à sa toilette (1901)

Portrait d’Henri-Edmond Cross (1908-09)

Portrait de Félix Fénéon (c. 1901)

La Baignade(c. 1900)

Le Pont des Saints-Pères (c. 1910)

 

3-Le Monde ouvrier–L’un des sujets favoris de Luce fut celui des travailleurs

Maximilien Luce : Le Fardier

Fonderie à Charleroi, la coulée (1896)

Fonderie à Charleroi, la coulée. Reproduction en relief d’une huile sur toile de M. Luce

Travailleurs poussant un wagonnet

Livraison d’un tonneau de vin

Les Débardeurs (c. 1920)

Construction quai de Passy (1907)

Portrait d’Émile Verhaeren à son bureau (entre 1892 et 1898)

 

4-Peintre d’actualité et d’histoire

Luce trouva ses sujets dans l’actualité. Il se fit parfois le défenseur d’une cause, notamment en prenant position dans l’affaire Dreyfus en 1898. Deux épisodes tragiques qu’il vécut le conduisent à la réalisation d’œuvres héritières du genre de la peinture d’histoire : la Commune de 1871, et la Première Guerre mondiale.

Maximilien Luce : Vive la Commune

L’Exécution de l’Alsacienne (1914)

-Étude pour L’Exécution de l’Alsacienne

L’Exécution de Varlin

Gare de l’est sous la neige (1917)

Gare de l’Est, les poilus (1917)

Les Escaliers de la rue d’Alsace (1916)

Transport d’un blessé (1916)

 

5-Voyages et paysages

De la Bretagne à la Bourgogne en passant par la Normandie, Luce ne se cantonna pas à Paris, sa ville natale, mais fut au contraire un peintre itinérant, en quête de nouveaux motifs. Dans la continuité des peintres impressionnistes, il peignit d’abord en Ile-de-France, puis franchit très jeune les frontières pour découvrir des pays étrangers.

Maximilien Luce : Saint-Laurent-en-Caux, la cour normande (c. 1908)

La Roche-Guyon, chantier du port (1934)

Mers-les-Bains, les falaises (1933)

Paramé par gros temps (1934)

Kermouster, la plage (1914)

Kermouster, le chemin

La Drague à Rotterdam (1908)

Chantier à Dunkerque

Le Tréport, la plage (1931)

Le Tréport, les quais, la drague (1934)

Kees van Dongen : Portrait de Maximilien Luce (c. 1907)

 

6-Peindre le Mantoisscènes apaisantes, scènes édifiantes

En 1917, Luce trouva une nouvelle destination, Rolleboise (village à 10 km de Mantes), car son ami Alfred Veillet y résidait. Infatigable marcheur, il parcourait la campagne ; il renoua alors avec la grande tradition du paysage français. Ses œuvres allient une composition solidement ordonnancée à une douceur lumineuse et colorée.

Sa maison fut aussi l’objet de peintures et devint le décor d’une production de sujets bibliques : des « scènes édifiantes ».

Maximilien Luce : Rolleboise, le pont d’Herville

Rolleboise, l’arbre en fleurs

Rolleboise, l’église et la maison du peintre

Rolleboise, la cour de ferme

Le Bon Samaritain (1906-07)

Rolleboise, le retour de l’enfant prodigue

Les Voleurs de poules (1927)

 

7-Peindre le Mantois– Autour des boucles de la Seine

Dans le Mantois, Luce partageait son temps enter l’étude du paysage et des moments conviviaux avec ses voisins et amis. C’est la Seine qui constituait le sujet principal de ses toiles. Luce représente beaucoup de jeunes baigneurs se prélassant sur les rives, nageant ou sautant depuis le plongeoir de Méricourt. En 1941, il fut enterré au cimetière de Rolleboise.

Maximilien Luce : Baigneurs

Baignade à Rolleboise (1920)

Rolleboise, la baignade dans le petit bras (c. 1920)

Méricourt, la plage (1930)

L’arc-en-ciel (1918)

Méricourt, le barrage

Mantes, la Collégiale et la tour Saint-Maclou

Mantes, la Seine (1939)

 

Le second étage est réservé aux expositions temporaires

Exposition : « Les Arts de l’Islam » (les objets proviennent du musée du Louvre)

Iran (18e ou 19e) : des versets du Coran sont gravés sur cette pierre en cristal de roche

Allemagne (Augsburg - c. 1590) : Casque à la Turque. Ce casque gravé était destiné au grand vizir Sinan Pacha (1512-96). Jamais livrée à son destinataire, cette armure est restée à Vienne, où le casque a été prélevé par les troupes françaises durant la période napoléonienne.

Iran (début 18e) : Portrait de Hassan-Beg-Torkaman 

Syrie (1300-1400) : Chandelier orné d’armoiries

Etc.

 


ORLEANS - Expo Markus Lüpertz

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Exposition au MBA d’Orléans 

Markus Lüpertz– « Le faiseur de dieux »

du 5 mars au 4 septembre 2022

 Markus Lüpertz est né en 1941 à Libérec en Tchéquie, et travaille entre Berlin, Karlsruhe et Düsseldorf. Il est considéré comme un des plus importants représentants du néo-expressionnisme allemand. Surnommé « le prince des peintres » pour ses apparitions publiques spectaculaires, pour son utilisation d’une rhétorique égocentrique et pour son style de vie extravagant, il est proche d’autres peintres allemands contemporains comme Jörg Immendorff ou Georg Baselitz.

En opposition aux nombreuses tendances abstraites dans la peinture en vogue dans l'après-guerre, Markus Lüpertz se concentre sur des motifs simples, essentiels et figuratifs, qu’il peint de manière expressive. Cela commence à Berlin au début des années 1960, avec les « peintures dithyrambiques » présentées, en 1964, à la galerie Großgörschen 35.

Entre 1969 et 1977, Lüpertz peint des grands formats dans une série dominée par des motifs extraits de l’histoire allemande (avec des figures symboliques clés comme le casque, les drapeaux, les monuments aux morts, etc.).

À partir de 1977, Lüpertz développe des peintures de « grand style », où il s'approche des styles abstraits nés dans les années 1950. Il développe cette pratique dans le début des années 1980, bien qu’il s’inspire alors de plus en plus de tableaux pris dans l'histoire de l'art (Poussin ou Corot, par exemple).

Invité à présenter ses peintures et dessins au musée des Beaux-Arts d’Orléans.  Par Ailleurs, onze sculptures monumentales sont réparties autour de la cathédrale et en différents lieux de la ville. Ses œuvres, aux sujets classiques mais au traitement primitif, réjouissent par leur vitalité. À découvrir du 5 mars au 4 septembre 2022 au musée des Beaux-Arts d’Orléans

Quelques commentaires personnels

Quand j’ai vu, récemment, des peintures de Markus Lüpertz que je ne connaissais pas, je les ai trouvées plutôt « moches ». La deuxième fois également…

J’avoue avoir quelques difficultés avec certains néo-expressionnistes allemands comme Georg Baselitz, alors que j’apprécie plus facilement Anselm Kiefer et Bjön Immendorff. Mais je me suis interrogé sur mes réactions concernant les œuvres de Lüpertz, et j’ai pensé qu’on pouvait y percevoir un certain humour à transgresser ainsi, avec autant de jouissance, les références aux codes du « grand genre » en peinture, et de la sculpture classique. Lüpertz, qui semble être un personnage assez excentrique, s’empare des thèmes traditionnels touchant à l’Antiquité, et des personnages du monde gréco-latin : Athéna, Ulysse, Hercule, Judith,  etc. qui sont aussi des représentations du beau idéal, et il les tourne en dérision. Dans ses sculptures en bronze, il utilise des formes volontairement rugueuses et disgracieuses, en les barbouillant de couleurs vives et agressives. Je vois Markus Lüpertz dans la peau d’un « sale gosse » soixante-huitard (malgré ses 80 ans, et 81 ans le 25 avril 2022) espiègle, trublion provocateur et iconoclaste, qui s’amuse en s’attaquant aux symboles et illustrations du "Beau" académique. « Tout ce que vous admirez, regardez ce que j’en fais ! », semble-t-il dire.

Au MBAO– peintures et dessins

Entrée de l’exposition

Texte de présentation

Séduction – Lac de Siethen (2020)

Dante + Béatrice – Lac de Siethen (2020)

Nature morte(à gauche) et Composition (1998)

Noir (à gauche) et Composition 1998)

Paysage, Ensemble et Paysage (1998 - de gauche à droite)

 

Salle des grands formats 1

Arcadie – Élégie (2013 - à gauche)

Arcadie – Nausicaa (2013)

Arcadie – Diane (2013)

Arcadie – Circé (2013)

Arcadie – Amour rouge (2013)

Arcadie – Amour + Psyché (2013)

Arcadie – Amour menace (2013)

 

Salle des grands formats 2

Arcadie – la haute montagne (2013)

Arcadie frise de la vie II (2013)

Galant bleu(2012)

Arcadie frise de la vie I (2013)

Jason(2014)

Toit blanc(2013)

Arcadie – Monde souterrain (2013)


Dessins et esquisses

Bronze et études pour Mozart (2006)

Bronze et études pour Hercule (2010)

Bronze et études pour Judith (1995)

Bronze et études pour Daphné (2003)

 

En ville– sculptures en bronze polychromées

Devant le musée - Daphné (2003)

Fragonard(2018)

Devant la cathédrale – Berger (1986)

Rue Fernand Rabier – Achille (2014)

Place Cardinal Touchet – Saint Sébastien (1987)

Jardin de l’Hôtel Groslot – Hercule, étude 32 (2010)

Devant l’Hôtel Cabu – Athéna (2010)

Femme à la cruche (1995)

Parc Pasteur – Judith (1995)

Mozart(2005)

Ulysse
I (2014)

VERSAILLES - Gal. des carrosses

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Grande Écurie du Roi - Galerie des Carrosses

(département : Yvelines – 78)

Visite de la galerie le dimanche 27 mars 2022

Les écuries royales

« Tout prince d’Europe en eût fait son palais, ce n’était pourtant que les écuries du roi de France ». Les contemporains de Louis XIV s’étonnaient ainsi de l’ampleur et de la majesté des écuries de Versailles. Leur situation exceptionnelle, face au château, manifeste à elle seule la place accordée au cheval dans la représentation du pouvoir sous l’Ancien Régime.

Grande et Petite Écuries. Leur dénomination ne tient pas à leurs dimensions, mais à leur affectation. Au nord, la Grande Écurie, sous l’autorité du Grand écuyer de France, appelé « Monsieur le Grand », a la charge des chevaux de main, parfaitement dressés pour la chasse et la guerre. Au sud, la Petite Écurie, dirigée par le Premier écuyer, appelé « Monsieur le Premier », a le soin des montures servant à l’ordinaire, des chevaux d’attelage et de voitures. En principe, le Grand écuyer commande l’ensemble des écuries et haras, mais le Premier écuyer supporte mal cette subordination, la rivalité est constante.

La construction. Les écuries royales de Versailles sont le plus grand chantier royal jamais entrepris pour loger des chevaux. ; un double chantier lancé en 1679 en prévision de l’installation de la Cour et du gouvernement à Versailles. Placé sous la direction de l’architecte Jules Hardouin-Mansart, il est réalisé par une armée d’ouvriers en un temps record : 3 années, de 1679 à1682.

Modèle de carrosse
. Chobert, joaillier du roi (18e s.). Bois sculpté et doré, or, brocart d’argent, métal, verre.

Ce type de modèle était présenté au commanditaire d’un carrosse, afin de visualiser le projet pour d’éventuelles modifications. Cette précieuse maquette a probablement été exécutée pour une cérémonie concernant le Dauphin, premier fils de Louis XV : soit en 1729, soit en 1737, à l’occasion de son baptême.

Etienne-Barthélémy Garnier (1759-1849) : Le Cortège du mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise traversant le Jardin des Tuileries, le 2 avril 1810 (1810 – Versailles). Pour lui-même, il utilisa le carrosse qu’il avait fait construire pour son sacre en 1804, et qu’il avait donc déjà utilisé en compagnie de Joséphine. Le carrosse du couronnement a disparu.

La Cornaline– Berline de ville et de gala (Paris, 1810)

1810-Réalisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le sacre projeté de Napoléon III à Rome

L’Améthyste – Berline de ville et de gala (Paris, 1810)

1810-Réalisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le sacre projeté de Napoléon III à Rome

La Brillante– Berline de gala (Paris, 1804)

1804-Réalisée pour le couronnement de Napoléon 1er

1810-Utilisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le mariage de Napoléon III, puis une seconde fois pour son sacre projeté à Rome

L’Opale– Berline de gala (Paris, 1804 ou 1809)

1810-Réalisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le sacre projeté de Napoléon III à Rome

Chaise à porteurs aux armes ducales (Paris, vers 1750-65)

Repeinte vers 1780, cette chaise est ornée d’un décor de style Louis XVI

La Victoire– Berline de gala (Paris, 1804)

1804-Réalisée pour le couronnement de Napoléon 1er

1810-Utilisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le mariage de Napoléon III, puis une seconde fois pour son sacre projeté à Rome

1856-Restaurée pour le baptême du Prince impérial, fils de Napoléon III

La Turquoise- Berline de gala (Paris, 1804)

1804-Réalisée pour le couronnement de Napoléon 1er

1810-Utilisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le mariage de Napoléon III, puis une seconde fois pour son sacre projeté à Rome

1856-Restaurée pour le baptême du Prince impérial, fils de Napoléon III

La Topaze- Berline de gala (Paris, 1804) - avec l'attelage à 4 chevaux

1804-Réalisée pour le couronnement de Napoléon 1er

1810-Utilisée pour le mariage de Napoléon 1er et Marie-Louise

1853-Modifiée pour le mariage de Napoléon III, puis une seconde fois pour son sacre projeté à Rome

1856-Restaurée pour le baptême du Prince impérial, fils de Napoléon III

Berline du baptême du duc de Bordeaux– Berline de grand gala (Paris, 1808)

1808-Réalisée pour Jérôme Bonaparte, roi de Westphalie, frère de Napoléon 1er

1821-Enrichie pour baptême du duc de Bordeaux

1853-Modifiée pour le mariage de Napoléon III, puis une seconde fois pour son sacre projeté à Rome

1856-Restaurée pour le baptême du Prince impérial, fils de Napoléon III, la berline devant transporter l’enfant

Brides de grand gala

1814-Réalisées en prévision du sacre de Louis XVIII

1825-Complétées et transformées pour le sacre de Charles X

1853 et 1856-Réutilisées pour le mariage de Napoléon III, et pour le baptême du Prince impérial

Petite berline du dauphin Louis Joseph Xavier de France (1781-89)

La voiture de promenade du Dauphin, premier fils de Louis XVI, présente les caractéristiques les plus modernes, comme une vraie berline de type vis-à-vis.

Le Dauphin, atteint d’une tuberculose osseuse, devait mourir en 1789 à l’âge de huit ans. Dans ses dernières années, il ne pouvait plus marcher et se déplaçait dans sa petite berline, tirée par un valet grâce à une poignée fixée à l’extrémité du timon.

Petite calèche du dauphin Louis Charles de France, futur Louis XVII (1785-95)

Cette petite calèche élégante et luxueuse a appartenu au Dauphin Louis Charles qui l’utilisa dans les jardins du château de Saint-Cloud. On pouvait y atteler deux animaux, sans doute des chèvres.

Chaise à porteurs de la Maison du Roi (Paris, 1770) – repeinte après 1830

Chaise à porteurs dite "aux Marines" (1720-30)

Autres chaises à porteurs

Carrosse du sacre de Charles X -avec l'attelage à 8 chevaux.
H. : 4,48 m ; Poids : 4,5 tonnes.

Commencée en 1814 par le carrossier Duchesne selon les plans de l’architecte Charles Percier pour le sacre de Louis XVIII, la construction de ce carrosse est abandonnée lorsque le roi, en prudent politique, renonce à cette cérémonie rituelle.

Lors de son accession au trône, en 1824, le roi Charles X annonce sa volonté d’organiser son sacre, renouant ainsi avec la tradition de ses ancêtres. Le carrosse est remis en chantier.
Panneaux de caisse originels du carrosse du sacre de Charles X (1824)

Louis François Lejeune (1775-1848) : Entrée de Charles X à Paris après le sacre le 6 juin 1825(Versailles)

Après le sacre, le 6 juin, il ressert le lendemain pour le cortège se rendant à la cathédrale Notre-Dame de Reims, tiré par huit chevaux caparaçonnés, puis le 6 juin 1825 pour l’entrée de Charles Xà Paris. Il est utilisé une dernière fois en 1856, pour le baptême du prince impérial, fils de l’empereur Napoléon III.

Considéré comme l’un des plus beaux carrosses du monde, c’est le seul carrosse du sacre d’un roi de France conservé aujourd’hui.

Ornements de passementerie des harnais de grand gala (181818-19)

Ces ornements d’une extrême richesse s’agrafaient sur les harnais de cuir et de bronze doré pour en rehausser encore le faste et l’éclat

Char funèbre

Ce char a été conçu en 1809 pour les obsèques du Maréchal Lannes, duc de Montebello

1820-Réutilisé pour les obsèques du duc de Berry

1824-Char funèbre de Louis XVIII (reconstitution actuelle)

Le 16 septembre1824, après dix ans de règne, Louis XVIII s’éteint. Les Chambres votent des crédits exceptionnels pour les pompes funèbres dont la magnificence doit rehausser le prestige d’une dynastie contestée. Le 23 septembre a lieu le cortège des funérailles les plus fastueuses de la monarchie française.

1830-Réutilisé pour les obsèques du dernier des princes de Condé

1835-Obsèques du Maréchal Mortier

1842-Obsèques de Monseigneur le duc d’Orléans, fils de Louis-Philippe

1860-Obsèques du Roi Jérôme, frère de Napoléon 1er

1894-Obsèque du Président Sadi Carnot

1899-Obsèques du Président Félix Faure


Les Traîneaux de la Cour

Lorsque les allées du parc de Versailles sont couvertes de neige, et que le Grand Canal est pris par les glaces, le Roi et la Cour s’offrent le plaisir de courses de traîneaux. Cette mode, importée des cours nordiques, est suivie durant les trois règnes, de Louis XIV à Louis XVI.

Traîneau « à la Sirène » (vers 1740) – Traîneau « à la Tortue » (1732) – Traîneau « aux Jeux chinois » (1732) – Traîneau « aux Roseaux » (1740) – Traîneau « aux Patineurs » (1715-25)

Traîneau « au Léopard » (vers 1730-40)


Le canot de Marie-Antoinette
À la fin du XIXe siècle, Pierre de Nolhac, conservateur du musée de Versailles, fait une découverte des plus intéressantes : il retrouve le canot de promenade Marie-Antoinette, remisé dans un hangar de la « petite Venise » à proximité du Grand Canal !
Devant l’état de conservation de l’embarcation, il prit la décision d’amputer le bateau de la partie centrale, pour n’en garder que la proue et la poupe. Confiés à l’Amiral Miot pour le Musée national de la Marine en octobre 1894 et restaurés en 1899, les vestiges furent rétrocédés au château de Versailles en 2018 pour y être exposées dans la Galerie des Carrosses.

Surnommé « La Marie-Thérèse », le canot était utilisé par la Reine pour ses promenades sur le Grand Canal. Seul vestige des nombreuses embarcations de parade du Grand Canal, le canot aurait été réalisé en 1777 par un sculpteur anonyme, puis offert à la Reine par Charles-Alexandre de Calonne, ministre et contrôleur général des finances de Louis XVI.

En bois peint blanc, les moulures rechampies or, le canot d’environ dix à douze mètres de long se présentait comme un véritable salon flottant. Il était composé d’une banquette, de cinq sièges de traverse, d’un gouvernail et d’un marchepied pour le pilote. À l’arrière, une cabine vitrée permettait à la Reine de s’installer confortablement lors de ses promenades sur le Grand Canal.

Modèle au 1/15 du canot de Marie-Antoinette

 

Berline de gala de la présidence de la République (Londres, vers 1890)

-Rapatriée de l’ambassade de France à Londres en 1896, pour la venue à Paris du tsar Nicolas II

Coupé de gala de la présidence de la République (Paris, vers 1880)

-Rapatriée de l’ambassade de France à Madrid en 1896, pour la venue à Paris du tsar Nicolas II

 

 

SCEAUX - Château et parc

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Gravure famille des Perelle(XVIIe s.) : Vue perspective du château de Sceaux au temps de Colbert, prise depuis l'avenue d'entrée.


Parc et château de Sceaux - Musée de l'Ile-de-France

(département : Hauts-de-Seine - 92)

Seconde visite le samedi 21 mai 2022

En 1670, Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, qui souhaite disposer d'un domaine près de Paris, et non loin de Versailles, achète la terre de Sceaux à la famille Potier de Gesvres. Il procède à d'importantes acquisitions foncières afin d'agrandir le domaine qu'il porte à une centaine d'hectares. Lorsque le fils de Colbert, le marquis de Seignelay, fera l'acquisition de la seigneurie de Châtenay, le parc atteindra la superficie de 225 hectares (environ 700 arpents). Colbert fait agrandir l'édifice au début du 17ème siècle, et dessiner un parc à la française par André Le Nôtre.

Situé au cœur du Domaine de Sceaux qui fut aménagé par Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, le musée est installé dans le château construit entre 1856 et 1862 pour le duc et la duchesse de Trévise, à l'emplacement de l'ancien Château de Colbert (détruit après la Révolution). Créé en 1937, le musée de l'Ile-de-France regroupe des oeuvres d'art : peintures de paysages, arts, graphiques, céramiques et mobiliers retraçant l'histoire de la région parisienne du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle.

Les collections du musée comptent 686 peintures, parmi lesquelles de beaux portraits et de remarquables paysages. Environ un quart d’entre elles sont exposées dans le château au rez-de-chaussée et au premier étage.

Fonds d’œuvres d’arts graphiques : 2 500 dessins – 9 500 estampes.

L'orangerie est réservée aux expositions temporaires et à diverses manifestations.

Donations Fautrier, Millet et Dunoyer de Segonzac.

 

Rez-de-chaussée- Couloir

Michel Corneille l’Ancien (1603-64) : Jésus chez Marthe et Marie (c. 1650 – musée du Grand Siècle, donation Rosenberg)

Attr. à Jean Nocret (1615-72) : Portrait de Louis XIV jeune, en armure à la romaine (c. 1670)

Georges Lallemant (1575-1636) : La Rixe (c. 1625-30 – musée du Grand Siècle)

Jacques Stella (1596-1657) : Présentation de la Vierge au Temple (c. 1646)

Pierre Mignard (1612-95) : Ecce Homo(c. 1690 – musée du Grand Siècle)

Philippe de Champaigne (1602-74) : Portrait de Louis de Béthune, comte puis duc de Charost (c. 1655-60 – musée du Grand Siècle)

Jacques Blanchard (1600-38) : Apollon et Daphné (c. 1631-32 – musée du Grand Siècle)

 

Première salle– 

Anonyme : Portrait de Louis XV enfant (c. 1715-20)

 

Chacune des salles suivantes est consacrée à l’un des propriétaires du château

1-Les Colbert, créateurs de Sceaux – Jean-Baptiste Colbert et son fils le marquis de Seignelay

D’après François Girardon (1628-1715) : Statue équestre de Louis XIV d’après le monument érigé à Paris, place Louis-le-Grand, actuelle place Vendôme. Bronze

d’après Charles Le Brun, François Verdier (1651-1730) : L’Ancienne Loi accomplie par la Nouvelle. Copie de la coupole de la chapelle du château de Sceaux

Anonyme : Portrait de Jean-Baptiste Colbert

Charles Le Brun (1619-90) : Le Char de l’Aurore(c. 1655 - musée du Grand Siècle). Modello préparatoire au plafond du grand cabinet du château de Saint-Mandé (disparu)

Nicolas Loir(1624-79) : Colbert protecteur des arts (c. 1670 - dépôt)

Jacques Laumosnier (1664-1744) : La Nymphe de Sceaux(1735 - en haut)

Pierre Mignard (1612-95) : Portrait de Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay (c. 1685 – coll. part.)

Michel II Corneille (1642-1708) : Le Repentir du Grand Condé (1691 – musée du Grand Siècle). Esquisse préparatoire pour une toile réalisée pour la galerie des batailles du château de Chantilly

Charles Le Brun (1619-90) : Le Soir ou Le Retour du Fils prodigue (c. 1650 – musée du Grand Siècle). Sur bois

 

Salle en hémicycle – exposition de céramiques de la manufacture de Sceaux

Terrine en forme de hure de sanglier (1750)

 

2-Salle consacrée au duc et à la duchesse du Maine– un prince légitimé et une princesse du sang

François de Troy (1645-1730) : Le Jeu du pousse-épingle (c. 1720)

François de Troy : La Leçon d’Astronomie de la duchesse du Maine (c. 1702 – acquis en 1988)

François de Troy : Portrait de la comtesse de Brionne et de son fils Louis de Lorraine (c. 1697) - François de Troy, en raison de ses liens avec le duc et la duchesse du Maine et la cour de Sceaux, est un artiste important pour le Musée de l'Ile-de-France. En 2008, il s'est enrichi d'un tableau du peintre représentant La Comtesse de Brionne et son fils, donné par Monique et Elwin Milgromà l'occasion de l'exposition de leur collection.

François de Troy : Portrait de Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, en armure (1715 - au centre)

François de Troy : Portrait du peintre et de sa famille (c. 1715)

François de Troy : Le Festin de Didon et Enée(1704)

Sous couleur d'un sujet mythologique, l'artiste représente en réalité la Cour de Sceaux du duc et de la duchesse du Maine. Selon Le Mercure de France : « Tous les Personnages y sont dans la ressemblance la plus exacte, disposez & ajustez avec toute la grace, la décence & la convenance qu'exigeoient leurs rangs differens & leurs caracteres. Tableau que l'on peut nommer le dernier effort & le chef-d'œuvre de l'Art. »1En observant l'âge des enfants représentés, Dominique Brême a pu dater cette toile, exposée au Salon de 1704, entre avril et octobre 1702.

Le couple ducal est figuré sous les traits de Didon et Enée tandis que les autres protagonistes n'ont pu tous être identifiés. Le palais de Didon est imaginaire. La toile fut installée dans les appartements des Maine au palais des Tuileries à Paris puis, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, fut transférée au château de Sceaux. Elle appartenait, en 1997, à une collection particulière américaine.

Acquisition – En février 2008, le Ministère de la Culture avait lancé dans le Journal Officiel un avis d'appel à mécénat pour l'acquisition, par le Musée de l'Ile-de-France à Sceaux, d'un tableau de François de TroyLe Festin de Didon et Enée. La société Totala su profiter des avantages fiscaux liés aux trésors nationaux afin de permettre l'entrée dans les collections publiques de cette œuvre importante, pour la somme de 1 450 000 €.

Bernard II van Risenburgh (1705-66) : Commode en laque de Coromandel (c. 1730). En 2005, le musée de l'Ile-de-France à Sceaux a préempté une commode de BVRB (Bernard II van Risenburgh). Selon l'avis de la Commission consultative des trésors nationaux : « elle constitue, avec son décor gravé, un des rares exemplaires connus de cet artiste, recouverts de laque ancienne de Coromandel ; sa réalisation précoce, autour de 1730, en fait un prototype de meuble du début du style rocaille. Cette commode, revêtue de la marque de Sceaux, a une provenance prestigieuse attestée, puisque, livrée par le marchand-mercier Hébert pour le « Cabinet de la Chine » installé au château de Sceaux, elle a appartenu à la duchesse du Maine.  Conservée dans un état remarquable, elle constitue un témoignage capital de l'essor du style rocaille, particulièrement important pour l'histoire du mobilier français ».

Bibliothèque

 

Escalier conduisant au premier étage

Anonyme (17e) : Portrait dit de Marius, d’après le portrait antique du Romain inconnu, dit Marius, conservé à la glyptothèque de Munich. Marbre

 

Premier étage

Sur le palier

D’après Antoine Coysevox (1640-1720) : La Renommée. Bronze (fonte 19e)

D’après Antoine Coysevox (1640-1720) : Mercure chevauchant Pégase. Bronze (fonte 19e). Réduction des statues situées à l’entrée du jardin des Tuileries

 

3- salle consacrée au duc de Penthièvre– Un petit-fils de Louis XIV

Jean-Baptiste Charpentier (1728-1806) : Portrait de Louis Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (c 1760)

François Boucher (1703-70), Alexis Peyrotteet Augustin-Laurent Peyrotte : 4 panneaux sur le thème des « Enfants jardiniers » (1751-57). Préemptés pour 400 000€ en 2018 (Photo Rouillac)

Attr. à Jean-Marc Nattier (1685-1766) : Portrait de Louis Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (c 1742-45)

A. Piery : Portrait de Louis Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (1790). Plâtre

D’après Edme Bouchardon (1698-1762) : L’Amour se taillant un arc dans la massue d’Hercule (copie de 1750). Marbre

Attr. à Jean-Baptiste Martin le vieux, dit des Batailles (1659-1735) : Portrait équestre de Marie Leszczynska devant la château de Fontainebleau (c. 1725)

Jean-Baptiste Charpentier (1728-1806) : La famille du duc de Penthièvre

Claude-Louis Chatelet (1753-94) : La Tour de Marlborough dans le jardin anglais de Mesdames au château de Bellevue (1784)

Anonyme (début 19e) : Vue du parc de Méréville

Hubert Robert : Le Château et le parc de Méréville (1791)

D’après François Boucher : 5 dessus-de-porte.

Vénus revenant du palais de Neptune – Arion sauvé par un dauphin (allégorie de l’Eau) – Vertumne et Pomone (allégorie de la Terre) – La Pipée de la Bergère – Le Crépuscule

 

4-Petite salle consacrée à la période révolutionnaire

D’après Jean-Antoine Houdon (1741-1828) : Buste de Jean-Antoine-Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet. Plâtre

Hubert Robert (1733-1808) : Démolition du château de Meudon (1806)

 

5-salle consacrée aux Trévise

Louis-Alexandre-Eustache Lorsay (1822-71) : Portrait de Paul de Kock dans son jardin à Romainville (1849)

Ec. française : Portrait de Mme de Kock et de ses enfants à Romainville (c. 1835)

Claude-François-Théodore Caruelle d’Aligny (1798-1871) : La Chasse – Les Vendanges – Les Fruits – La Pêche (1847)

Mur couvert de petits paysages

Jean-Victor Bertin (1775-1842) : Entrée du parc de Saint-Cloud (c. 1802)

Jean-Victor Bertin : L’Aqueduc d’Arcueil(début 19e)

Georges Michel : Paysage dans la plaine de Saint-Denis (c. 1830)

Hubert Robert : Le décintrement du pont de Neuilly, le 22 septembre 1772. Esquisse du tableau exposé au Salon de 1775

Cabinet flamand (18e) : Bois orné de plaques d’ivoire gravées

Manufacture des Frères Darte : Cabaret en porcelaine de Paris (c. 1806)

Charles-Philippe Larivière (1798-1876) : Portrait de Napoléon-César-Edouard Mortier, deuxième duc de Trévise (1840-45). Fils du maréchal d’Empire.

Aline Clé : L’Abbatiale de Saint-Denis(1840)

Constant Troyon (1810-65) : L’Entrée du village à Sèvres (1834)

François-Etienne Villeret (1800-66) : Intérieur de l’Église de Nogent-sur-Marne (1834)

Léon Fleury(1804-58) : Saint-Cloud et la lanterne de Démosthène (1837)

Jean-Jacques Pradier, dit James Pradier (1790-1852) : Le Président de Belleyme, magistrat français (1848). Marbre

Pierre-Benoît Marcion (1769-1840) : Deux fauteuils, un siège curule et un tabouret de pied (c. 1808)

 

6-Salle consacrée au château de Neuilly– des Murat aux Orléans

Hippolyte Lecomte (1781-1857) : Le Château de Neuilly (1823)

Plusieurs meubles de l’ancien château de Neuilly, présentés dans l’ancienne chambre de la duchesse de Trévise. Cet ensemble comprend notamment un lit prestigieux commandé par la princesse Caroline Murat à l’ébéniste Jacob-Desmalter, une paire de consoles en acajou ayant appartenu à la princesse Clémentine d’Orléans

Fauteuil Consulat (Frères Jacob), bureau à cylindre, etc.

 

Salle consacrée aux arts de la table au XVIIIe s.

Ec. française : Portrait d’homme (c. 1740-60)

Pierre Gobert (1662(1744) : Portrait présumé de la duchesse du Maine.

Manufacture de Sceaux - Terrine en céramique

Manufacture Samson (Montreuil-sous-Bois) : Bustes des quatre saisons (Hiver et Printemps)

 

 

Dans  les anciennes écuries du château - Exposition temporaire– du 6 mai au 17 août 2022

« Le Trait et l’Ombre » - Acte 1 : de Poussin à David

Dessins français du musée des Beaux-Arts d’Orléans (quelques dessins reproduits ici)

 

1-L’Eveil à la modernité

Claude Vignon (1593-1670) : StCharles Borromée en prière (c. 1640-42)

Michel 1er Corneille (1603-64) : Étude d’une tête d’homme de trois-quarts (c. 1645-60)

Attr. Laurent de La Hyre, d’après Rubens (1606-56) : Marie de Médicis fuyant Blois

 

2-La naissance d’une École française

Pierre Mignard (1612-95) : Ste Thérèse d’Avila en prière devant le Christ en croix

 

3-L’inflexion baroque

François Verdier (1651-1730) : Enlèvement de Proserpine. Le groupe central est inspiré de la sculpture du Bernin.

Attr. à Antoine Rivalz (1667-1735) : Jupiter foudroyant les Titans (fin 17e)

Nicolas Bertin (1667-1736) : Étude d’homme sciant

Anonyme, suiveur de Pierre Puget : La Galère « L’Ambitieuse » vue de la poupe (c. 1704)

François Chauveau (1613-73), d’après François Girardon : Projet de décor de la poupe de la galère Réale (1671)

François Chauveau (1613-73), d’après François Girardon : Projet de décor de la proue de la galère Réale (1671)

 

4-Le choix de la grâce

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) : Tête de Loup(c.1750)

François Boucher (1703-70) : Groupe de cinq Gentilshommes (c. 1734-35)

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) : Jeune Fille debout vue de dos (c. 1770)

Charles-Joseph Natoire (1700-1777) : St Jérôme (c. 1745)

 

5-Persistance du Grand Genre

Jean Restout(1692-1768) : La Dédicace du Temple de Salomon (1743)

Jean Restout : Pygmalion amoureux de sa statue(1743)

Jean Bardin(1732-1809) : Herminie pleurant Tancrède blessé (1780)

Jean Bardin : Salomon sacrifiant aux idoles (c. 1777)

Hugues Taraval (1729-85) : Évêque agenouillé (1743)

 

6-Dessins de sculpteurs

Jean-Guillaume Moitte (1746-1810) : Homme drapé vu de face (1772)

 

7-Portraits et personnages

Jean Valade (1710-87) : Portrait de Mme Godefroid (1755 - préempté en 2019) 

Quentin de La Tour (1704-88) : Portrait d'un jeune Noir (1747)

Nicolas-Bernard Lépicié (1735-84) : L’atelier du menuisier (c. 1753)

Hubert Robert (1733-1808) : Intérieur d’un moulin à eau (c. 1765-70)

Hubert Robert : Partie de Cartes à Sainte-Pélagie : Jean-Antoine Roucher et son fils ? (1793-94)

 

8-Paysages

Aignan-Thomas Desfriches (1715-1800) : Vue de la ville d’Orléans (1761). Gravure (Photo musée d'Orléans)

Jean-Simon Berthélemy (1743-1811) : Les Cyprès de la villa d’Este à Tivoli (c. 1774)

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) : Jeux d’eau de la Villa Aldobrandini à Frascati (c. 1760-65)

Hubert Robert : Une prison imaginaire, dit aussi Le Prétoire et la Flagellation(c. 1760)

 

9-Vers d’autres temps

Jacques-Louis David (1748-1825) : Jeune Cavalier, étude présumée pour le Portrait équestre de Stanislas Potocki (c. 1781)

 

Acte2 - de Géricault à Picasso, présenté du 8 septembre au 31 décembre 2022 sera consacré aux deux siècles suivants (19e-20e). 

 



Le beau parc
mérite une visite, avec l'orangerie, le Pavillon de Hanovre, et le Pavillon de l'Aurore.

Plan du parc

Cascade

Pavillon du Hanovre

Pavillon de l’Aurore

Peinture de la coupole : un chef-d’œuvre de Charles Le Brun : L’Aurore(1672).

 

DIJON - Musée Rude

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Église Saint-Étienne (à droite) et entrée du musée Rude -  (à gauche, l’église Saint-Michel)

 Musée Rude

(Département : Côte-d’Or – 21)

Visite du musée Rude, le dimanche 12 juin 2022.

En 1947 la ville de Dijon fonde ce musée Rude dans le transept et le chœur de l'église Saint-Étienne, dédié au sculpteur dijonnais François Rude (1784-1855), un des maîtres de l’école romantique.

Le musée expose des moulages en plâtre grandeurs natures acquis par la municipalité entre 1887 et 1910, des principales œuvres de l'artiste exposées dans d'autres musées de France.

 

Vue d’ensemble du musée

Jeanne d’Arc écoutant ses voix
(1845). Plâtre

Version en pierre (Louvre)

Buste de Jacques-Louis David (1826). Plâtre (à gauche)

Buste de J-François de Galaup, comte de La Pérouse (1828). Plâtre

Buste du Maréchal de Saxe (1838). Plâtre

Mercure rattachant ses talonnières (1828). Plâtre (version en bronze, au Louvre)

Départ des Volontaires de 1792 (« La Marseillaise »)

Arc-de-triomphe de l’Étoile (Paris)

Jeune Pêcheur napolitain jouant avec une tortue (1831)

Version en marbre (Louvre)

Gisant de Godefroy Cavaignac (1847). Plâtre

Le Maréchal Ney (1838). Plâtre

Version en bronze (Paris)

Napoléon Bonaparte s’éveillant à l’immortalité (1847). Plâtre

Version en bronze (Fixin (Côte-d’Or), Parc Noizot)

Gaspard Monge (1849). Plâtre

Monument à Gaspard Monge. Version en bronze (Beaune)

Vestiges de la crypte de l’église Saint-Étienne

 

 

DIJON - Musée Beaux-Arts

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Musée des Beaux-Arts

(Département : Côte-d’or – 21)

Visite le dimanche 12 juin 2022

Le musée des Beaux-Arts de Dijon est situé au cœur de la ville, il occupe l'ancien palais ducal, siège au XVe siècle de l’État bourguignon. Lorsque le duché est rattaché au royaume de France, le palais devient le logis du roi, puis se transforme au XVIIe siècle en palais des États de Bourgogne, sur un projet de Jules Hardouin-Mansart.

À partir de 2006, le musée fait l'objet d'une rénovation totale et d'un agrandissement. Le musée, entièrement rénové avec 1 500 œuvres sur 50 salles, est inauguré le 17 mai 2019

Aujourd'hui, les collections du musée sont parmi les plus riches des musées français. De l'Antiquité à l'art contemporain, de la peinture aux arts décoratifs en passant par les dessins et les sculptures, toutes les formes d'art sont représentées au sein des quelque 130 000 œuvres conservées.

Les collections médiévales sont sans doute les plus remarquables, par leur qualité et leur quantité.

Le tombeau de Philippe le Hardi, orné de pleurants, et celui de son fils Jean sans Peur, sont parmi les plus célèbres monuments funéraires de la fin du Moyen Âge.

La collection médiévale est riche de peintures italiennes, flamandes, et d'un ensemble de peintures suisses et allemandes unique en Franc

La Renaissance italienne est brillamment représentée avec un beau choix de peintures et un ensemble d'objets d'art. L’École de Fontainebleau est représentée.

La peinture européenne du XVIIe siècle est particulièrement bien représentée, de l'Italie aux Pays-Bas en passant par la France et les Flandres. En contrepoint, les œuvres bourguignonnes permettent d'observer comment les artistes régionaux ont réagi aux grandes nouveautés de leur époque.

La plupart des grands peintres du XVIIIe siècle sont présents.

Dominées par l'École française, les collections du XIXe siècle forment un ensemble homogène qui fait la part belle aux artistes d'origine bourguignonne. Du romantisme au symbolisme, en passant par le réalisme, l'académisme, et l’impressionnisme, cette collection reflète les mutations d'un siècle foisonnant et novateur. L’orientalisme est aussi représenté par quelques peintres.

Le XXe siècle est fortement associé à l'importante donation effectuée par Pierre et Kathleen Granville en 1974, 1976 et 1986. À côté de la donation Granville, des artistes régionaux et des peintres figuratifs prolongent la tradition du XIXe siècle.

Le musée s'ouvre à l'art du XXIe siècle, avec notamment les œuvres de Yan Pei Ming.

En raison du grand nombre d’œuvres exposées, seule une sélection est présentée dans cet article.

Cour de Bar

Henri Bouchard (1875-1960) : Statue du sculpteurClaus Sluter. Bronze. Il a réalisé Le Puits de Moïse et le tombeau de Philippe le Hardi

Vue vers la place de la Libération

 

Le Moyen Age en Europe - Du Ve au XVe siècle– 2(les collections médiévales sont très riches)

Zanobi di Machiaveli (1418-79) : Le Couronnement de la Vierge (1474)

Alvaro Pires de Evora (début 14e) : La Vierge allaitant l’enfant entre St Pierre et St François

Maître de Montefloscoli (début 15e) : La Vierge et L’enfant entre St Jacques, St Antoine et deux saintes(c. 1400 - au centre)

Neroccio di Landi (1447-1500) : Vierge à l’enfant (à droite)

Giovanni di Marco (1385-1437) : Saint Michel et St Barthélémy (c. 1434)

Taddeo Gaddi(1300-66) : L’Adoration des Bergers(c. 1327 - à droite, en haut)

Biagio d’Antonio (1446-1516) : L’Adoration des Mages (à droite, en bas)

Domenico di Michelino (1417-91) : La Vierge à l’enfant entourée de saints et d’un donateur

Art toscan(début 15e) : Vierge à l’enfant. Albâtre

Grand escalier

 

Le Moyen Age en Europe - Du XVe au XVIe siècle - 3

Suisse(fin 15e) : St Grégoire et St Ambroise, St Jérôme et St Augustin. Deux volets de retable recto verso. Huile sur bois

Giovanni di Francesco (1412-59) : St Antoine présentant un pèlerin à St Jacques. Huile sur bois

Leonardo Boldrini (15e) : St Libéral ? (c. 1475)

Vue de la galerie

Konrad Witz(1400-45) : St Augustin (c. 1435) – L’Empereur Auguste et la Sibylle de Tibur (c. 1435)

Allemagne du sud : St Jacques le Majeur, St Simon, St Jacques le Mineur (c. 1470)

Ec. Allemande : St Jacques (c. 1475)

Suisse ou Allemagne du sud (début 16e) : St Sébastien. Huile sur bois

Ec. Allemande (15e) : St Joachim – Ste Catherine d’Alexandrie – St Michel. Bois polychrome

Maître à l’œillet de Baden (fin 15e-début 16e) : Ste Barbe et Ste Ursule. Deux volets de retable recto verso

Maître à l’œillet de Baden : Retable de la Passion. Deux volets de retable recto verso.

La Cène – Le Christ au Mont des Oliviers – Le Christ devant Caïphe – La Flagellation

Ecce Homo – Le Christ aux outrages – La Déposition de croix – Le Portement de croix

Attr. à Martin Hoffmann : St Jean endormi (c. 1515). Sur bois (tilleul)

Allemagne du sud (fin 15e) : St Pierre et St Paul

Maître à L’œillet de Baden (fin 15e-début 16e) : Deux volets de retable recto verso

St Fridolin accompagné du mort qu’il a ressuscité - St Otmar

Maître d’Alfajarin (Espagne, fin 15e) : Consécration d’un évêque

Maître de Saint-Jean-de-Luze : Portrait dit d’Hughes de Rabutin (c. 1470) -

Maître de Saint-Jean-de-Luze : Portrait dit de Jeanne de Montagu. Huile sur bois

Goswijn van der Weyden (1465-1538) : Petit-fils de Rogier van der Weyden

Triptyque de la Crucifixion. Portement de croix – Crucifixion – Résurrection

Albrecht Bouts (1455-1549) : Christ couronné d’épines. Huile sur bois

Maître de la Légende de Ste Lucie (15e) : Deux apôtres

Attr. à Jan Provost (1465-1529) : Piéta

 

La galerie de Bellegarde – Evocation de la Chartreuse de Champmol- 6

Le Maître de Flémalle (15e) : LaNativité et l’Adoration des Bergers(c. 1430)

Peintre au service de Jean sans Peur : Portrait de Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne. Copie vers 1500, d’après original vers 1404-10

Portrait de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Copie 17e, d’après un original vers 1400

Jacques de Baerze (sculpteur) et Merchior Broederlam (peintre - 14e) : Retable de la Crucifixion (1390-99)

Bourgogne(milieu 15e) : Retable de St Georges

Attr. à Claus de Werve (14e) : St Luc écrivant l’Évangile

 

Les Tombeaux des ducs - 7

Ces exceptionnels monuments de marbre et d’albâtre sont dédiés aux deux premiers ducs, Philippe-le-Hardi et son fils Jean-sans-Peur. Ils proviennent de la Chartreuse de Champmol fondée pour servir de nécropole à la nouvelle dynastie des Valois. Les tombeaux se trouvaient à l’origine dans le chœur de l’église de la chartreuse où ils sont restés jusqu’à la Révolution. Il s’agit de cénotaphes, les cercueils des ducs étant initialement enterrés dans la crypte.

Tombeau de Jean sans Peur et de son épouse Marguerite de Bavière

Pleurants du tombeau de Jean sans Peur

Tombeau de Philippe le Hardi

Pleurants - et pleurant récemment acquis

 

Carle Van Loo (1705-65) : La Condamnation de St Denis (1741)

Carle Van Loo : St Georges terrassant le Dragon (1741). Carle Van Loo reçoit la commande de deux tableaux pour illustrer les vies de St Denis et St Georges dans la chartreuse de Champmol.

Jean Restout(1692-1768) : Le Baptême du Christ(1745)

 

La Renaissance en Europe

Anvers(début 16e) : Retable de la Passion

Bourgogne(début 16e) : Piéta

 

La Renaissance en Italie XVe - XVIe siècles - 16

Bernardino Luini (1485-1532) : Vierge à l’enfant (début 16e)

Jacopo Carucci Pontormo (1494-1557) : St Jean-Baptiste (c. 1515)

Giorgio Vasari (1511-74) : St Pierre marchant sur les Eaux (1545)

Giovanni Tommaso (fin 15e– début 16e) : La Vierge et l’enfant entre deux Anges

Titiano Vecellio, dit Le Titien (1488-1576) : La Vierge à l’enfant avec Ste Agnès et St Jean-Baptiste (début 16e)

Lorenzo Lotto (1480-1556) : Portrait de femme (c. 1505)

France (c. 1510) : Jeune Homme coiffé d’une Toque

Jacopo Palmale jeune (1548-1628) : La Vierge et l’enfant entre St J-Baptiste et St Sébastien (c. 1580)

Giovanni da Asola (1480-1531) : La Vierge et l’enfant entre des saints. St Jean l’Évangéliste – St François – St Bernardin et St J-Baptiste

Jacopo Bassano (1510-92) : Le Martyre de St Sébastien (1574)

Paolo Caliari, dit Véronèse (1528-88) : L’Assomption de la Vierge (c. 1580)

Paolo Caliari, dit Véronèse : Moïse sauvé des eaux (c. 1580)

 

La Renaissance françaiseXVIe- 17

Grégoire Guérard (1480- c. 1538) : Vierge à l’enfant et St J-Baptiste (c. 1516-17)

Grégoire Guérard : L’Arrestation du Christ (1520)

Nicolas de Hoey (1540-1611) : Claude Bretagne, Conseiller au Parlement de Bourgogne et fils, gendres et petit-fils(1607)

Nicolas de Hoey : Denise Barjot, femme du conseiller au Parlement de Bourgogne, Claude Bretagne et ses filles (1607). Huile sur bois

Nicolas de Hoey : St Luc peignant la Vierge(1603)

Ec. de Fontainebleau (16e ) : Dame à sa toilette

France (16e) : La Mort. Pierre

 

Le maniérisme en Europe – XVIe - 18

Léonard Bramer (1596-1674) : La Chute de Simon le Magicien (1623). Huile sur cuivre

Dirck de Quade Van Ravesteyn (1564-1620) : Vénus endormie (1608)

Pieter Isaacsz (1569-1625) : L’Adoration des Mages

 

Le XVIIe siècle en Europe

Nicolas Régnier (1591-1667) : David triomphant tenant la tête de Goliath (c. 1625)

Claude Vignon (1593-1670) : La Mort de Sénèque (1626)

Andrea Commodi (1560-1638) : Judith (17e)

Philippe Quantin (1600-36) : Une Muse(Polymnie)

Philippe Quantin (1600-36) : Une Muse (Uranie)

Philippe Quantin : La Circoncision (1635). Triptyque

Philippe Quantin : St Bernard écrivant

Georges De La Tour (1593-1652) : Le Souffleur à la Lampe (1640). Triptyque

Franz Francken (1581-1642) : Thomyris(1621)

 

Traduire la réalité du monde– Pays-Bas - 20

Attr. à Hieronymus II Francken (1578-1623) : Galerie d’objets d’art (début 17e)

Jacob Duck(1600-67) : Soldat endormi. Huile sur bois

David Teniers le jeune (1610-90) : Intérieur de Tabagie (1643)

Thomas Wijck(1616-77) : La Dentellière

Hendrik Cornelisz Van der Vliet (1611-75) : Intérieur de la Nieuwe Kerk à Delft

Jan van de Venne (c. 1600-50) : Tête de Vieillard

Pieter Harmensz Verelst (1618-68) : Portrait d’Agatha van Hartigsvelt (1642)

Jan Fyt(1611-61) : Gibier gardé par un chien. Huile sur toile

Jean-François de Le Motte (17e) : Vanité et Trompe-l’œil

Attr. à Pieter van Boucle (1610-73) : Corbeille de fruits

Frans Hals(1580-1666) : Portrait de Gentilhomme (1619)

Abraham Govaert (1589-1626) : La Vierge dans une forêt

David Teniers le jeune (1610-90) : Vision de St Jérôme

Joos de Momper (1564-1635) : La Conversion de St Paul

Attr. à Claes Molenaer (1630-76) : Départ des traîneaux. H/bois

 

Un nouveau genre : le paysage

Nicolas Berchem (1620-83) : Paysage méridional avec un Port (c. 1675)

Jan Brueghelde Velours (1568-1625) : Le Château de Mariemont (1612)

 

Mathurin Moreau (1822-1912) : La Fée de Fleurs (1853). Bronze

 

La France et l’Italie – milieu XVIIe - 21

Guido Reni(1575-1642) : Le Père éternel bénissant le monde (1630-40)

Bernardo Strozzi (1581-1644) : Ste Cécile et l’Ange (c. 1630)

Sébastien Bourdon (1616-71) : Le Repos de la sainte Famille (fin 17e)

Jean Tassel(1608-67) : Portrait de Catherine de Montholon (c. 1648). Fondatrice du couvent des Ursulines de Dijon

Jean Tassel : L’Adoration des Mages

Gabriel Revel (1643-1712) : Portrait du sculpteur dijonnais Jean Dubois

Michel Corneille l’ancien (1602-64) : La Présentation de la Vierge au Temple (c. 1642)

Charles Errard (1606-89) : Énée transportant Anchise

François Perrier (1594-1656) : Le Sacrifice d’Iphigénie (c. 1632-33)

 

Le siècle de Louis XIV - 22

Attr. à Charles Le Brun (1619-90) : Cupidon, sous les traits d’Ascagne, inspire à Didon de l’amour pour Énée

Thomas Blanchet (1614-89) : Iris coupe le cheveu fatal à Didon sur le bûcher (1655-60)

Charles Le Brun (1619-90) : La Chute des Anges rebelles (1685). Projet pour la partie centrale du plafond de la chapelle du château de Versailles

Bureau dit Mazarin (fin 17e)

Antoine Coysevox (1640-1720) : Buste deLouis XIV (c. 1686). Marbre

Attr. à André-Charles Boulle (1642-1732) : Pendule ornée des figures du Jour et de la Nuit (1728). Inspirées des sculptures de Michel-Ange

Jean-Baptiste Corneille (1649-95) : La Mort de Caton d’Utique (1687)

Jean Jouvenet (1644-1717) : Vénus dans la Forge de Vulcain (1699)

Antoine Coypel (1661-1722) : Le sacrifice de la Fille de Jephté (1695-97)

Attr. à Etienne Le Hongre (1628-90) : Statue équestre de Louis XIV (fin 17e)

Commode 18e

Pierre Mignard (1612-95) : Portrait d’un peintre (à gauche)

Hyacinthe Rigaud (1659-1743) : Portrait d’Antoine-Bernard Bouhier (c. 1713)

Hyacinthe Rigaud : Portrait de François Girardon (1705)

 

Le XVIIIe siècle en EuropeSalon Condé - 24

Bénigne Gagneraux (1756-95) : Jeune Homme lisant Homère (1786)

Bénigne Gagneraux : Vénus priant Neptune d’être favorable à Énée (1779)

Anne-Nicolas Dubois (18e) : Marius Curius Dentatus refuse les présents des Samnites (1776)

Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823) : Portrait de François Devosge (1788)


Pierre-Paul Prud’hon : Jeune Zéphir se balançant au-dessus de l’eau (1814)

Bénigne Gagneraux : Le Génie des Arts(1789)

Bénigne Gagneraux : Le Passage du Rhin par l’armée française sous le commandement du Grand Condé en 1672. (1790)

Claude Ramey(1754-1839) : Allégorie à la gloire des princes de Condé (c. 1780). Terre cuite

Charles-André Van Loo (1705-65) : Portrait de Louis XV (c. 1750)

Bénigne Gagneraux : La Bataille de Senef(1788)

Nicolas Bornier (1762-1829) : Le Grand Condé à la bataille de Senef (1787). Terre cuite – morceau de réception du concours du prix de Rome de Dijon

Bénigne Gagneraux : La Chasse au lion(1795)

Pierre-Paul Prud’hon (1758-1823) : Portrait de Georges Anthony (1796)

Pierre-Paul Prud’hon : Portrait de Mme Georges Anthony (Louise) et ses deux fils (1796)

Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) : Canards et Poissons (1726)

Louis-Jean-François Lagrenée (1725-1805) : Les deux veuves d’un chef indien se disputant les honneurs du bûcher (1783)

Jean-Charles-Nicaise Perrin (1754-1831) : La Mort de Sénèque (1788)

Joseph-Benoît Suvée (1743-1807) : L’Amiral de Coligny en impose à ses assassins (1787)

Hubert Robert (1733-1808) : Galerie en ruines (1798)

 

Salle des Statues- 25

François Rude (1784-1855) : L’Amour dominateur du Monde (1855-57). Marbre

François Rude : Hébé et l’Aigle de Jupiter(1855-57)

François Rude : Buste de François Devosge(1832). Directeur de l’école de dessin de Dijon en 1811. Il commande à Rude le portrait de son père, puis « l’Amour dominateur du monde »

Pierre Petitot (1760-1840) : Gladiateur combattant, dit Borghese (1786). Marbre

Charles-Alexandre Renaud (1756-1815) : L’Apollon du Belvédère (1779). Copie en marbre. Premier sculpteur ayant reçu le pris de Rome dijonnais en 1776

Nicolas Bornier (1762-1829) : Buste de Caracalla. Marbre

François Rude : Louis XIII à 16 ans(1878). Bronze

Pierre-Paul Prud’hon : Apothéose du baron de Joursanvault (1780)

Jean-Claude Naigeon (1753-1832) : La Mort d’Archimède (fin 18e)

 

Orientalisme et exotisme – 36

Constant-Georges Gasté (1869-1910) : Intérieur arabe (sud algérien) (1896)

Constant-Georges Gasté : Portrait de Bédouin (1897)

Constant-Georges Gasté : Portrait de femme de Bou-Saâda (Algérie) (1896)

François-Alfred Delobbe (1835-1915) : N’Fissa, femme d’Alger (1872)

Gustave Guillaumet (1840-87) : Les Femmes du Douar à la rivière (1872)

Félix Ziem(1821-1911) : Constantinople(fin 19e)

James Tissot(1836-1902) : La Japonaise au bain(1864)

Gustave Moreau (1826-98) : Le Cantique des Cantiques (1853)

Eugène Delacroix (1798-1863) : Le Christ au Pilori (1852)

Antonin Mercié (1845-1905) : Buste de Dalila (1871)

 

Paysages bourguignons et francs-comtois – 37

Henri Bouchard (1875-1960) : Faucheur(1904). Bronze

 

Le paysage réaliste - 38

Gustave Courbet (1819-77) : La Trombe, Étretat (c. 1869-70)

Adolphe Appian (1818-98) : Le Soir(1890)

 

De l’impressionnisme au pointillisme - 39

Eugène Boudin (1824-98) : Le Port de Honfleur (1897)

Alfred Sisley (1839-99) : Saint-Mammès sur le Loing (1885)

Claude Monet(1840-1926) : Étretat la Porte d’Aval – Bateaux de pêche sortant du port (1885)

Camille Pissarro (1830-1903) : Effet de neige à Eragny (1894)

Henri Martin(1860-1943) : Le Pont

Hippolyte Petitjean (1854-1929) : Jeune femme debout (1894). Portrait de Louise Claire Chardon devenue Mme Hippolyte Petitjean en 1904

Henri-Edmond Cross (1856-1910) : La Barque bleue (1899)

 

Salle François Pompon - 42

François Pompon (1855-1933) : Le grand Taureau (1932). Plâtre. Une version en bronze à Saulieu, sa ville natale

François Pompon : Ara (1930). Plâtre

François Pompon : Grand Duc (1927-30). Bronze

François Pompon : Grand Cerf (1929). Plâtre

De nombreuses études de petits formats, dans des vitrines.

 

La donation Granville - 43

Pierre et Catherine Granville ont collectionné près d’un millier d’œuvres qu’ils ont offertes au musée des Beaux-Arts de Dijon en 3 donation, en 1969-1974 et 1986. La donation posthume de 2006 constitue l’épilogue d’une aventure artistique exceptionnelle. Les Granville ont apporté au musée un enrichissement majeur pour l’art du XIXe siècle (Romantisme, École de Barbizon, Symbolisme)et une ouverture inespérée sur l’art du XXe siècle (Cubisme, seconde École de Paris).

Aroldo Governatori (1937-) : L’Amateur(1984-85 - Granville)

Arpad Szenes(1897-1985) : Portrait de Vieira(1947 - Granville)

Maria-Héléna Vieira da Silva (1908-92) : Urbi et Orbi (1963-72)

Jean Pougny(1892-1956) : L’accordéoniste(1921)

Maurice Denis (1870-1943) : Triptyque de l’Illustration de Pétrarque (1931)

 

Le Cubisme et l’art africain – Début du XXe siècle- 43

Juan Gris
(1887-1927) : Verre de bière et carte à jouer (c. 1912-13 - Granville)

Juan Gris : Le Compotier (Granville)

Roger de la Fresnaye (1985-1925) : Livres sur un guéridon (1912)

Louis Marcoussis (1878-1941) : Trois personnages

Louis Marcoussis : Nature morte à l’Ananas (1920 - Granville)

Albert Gleizes (1881-1953) : Crucifixion(1935)

Georges Desvallières : Le bon Larron

Georges Desvallières (1861-1950) : St Sébastien (1912)

Robert Delaunay (1885-1941) : Relief-Rythme(1930 - Granville)

Francis Gruber (1912-48) : Le Calvaire(1935 - Granville)

 

Des années 1920 aux années 1940 - 44

 

Charles Despiau (1874(1946) : Assia(1937). Bronze

Henri Matisse (1869-1954) : Henriette II(c. 1930)

Raoul Dufy(1877-1953) : Portrait de Nico Mazaraki (1932)

Raoul Dufy : Portrait présumé de Mme Bignou (c. 1938)

Jean Fautrier (1898-1964) : L’Homme ouvert(c. 1928-29 - Granville)

Jean Fautrier : Fleurs dans un vase(1926-29 - Granville)

Jacques-Emile Blanche (1861-1942) : Régates à Cowes

Jacques-Emile Blanche : Entraînement de rugby

Georges Rouault (1871-1958) : Portrait de Verlaine (c. 1937)

Pierre Tal Coat (1905-85) : Vanité (c. 1937 - Granville)

Nicolas de Staël (1914-55) : Footballeurs(1952 - Granville)

 

Rez-de-chaussée – Art moderne Salle 47

Zoran Antonio Music (1909-2005) : Nous ne sommes pas les derniers (1974)

Maria-Helena Vieira da Silva (1908-92) : La Ville rouge (1947 – Granville)

 

Charles Lapicque(1898-1988) - Plusieurs œuvres 

 

La peinture  gestuelleSalles 48-49

Jean Bazaine(1904-2001) : Couple dans les bois(1947 - à gauche)

Jean Le Moal(1909-2007) : Saint-Jean d’Été(1955)

Hans Hartung(1904-89)

Judit Reigl(1923-) : Éclatement (1956)

Pierre Soulages (1919-) : Peinture 195 x 130 cm  – 11 juillet 1953 (à droite)

Georges Mathieu (1921-2012) : Louis IX débarque à Damiette (1958 – acquis en 208)

Gérard Schneider (1896-1986) : Opus 76D(1960)

 

L’ouverture au XXIe siècle– Salle 50

Yan Pei-Ming(1960-) : Autoportrait n° 3 (2000)

Yan Pei-Ming : Le Rêve (2013)

 

Une belle collection de dessins

Jean-Claude Naigeon (1753-1832) : Académies d’hommes

 

Ancienne cuisine du palais

 

Expo temporaire : « A la mode »- du 13 mai au 22 août 2022

Jean Raoux(1677-1834) : Portrait de Mme Boucher, née Marie-Françoise Perdrigeon (1733 - Dijon)

Joseph-Marie Vien (1716-1809) : Jeune femme tenant un serin sur son doigt (1766 – Dijon)

Jean Raoux(1677-1734) : Vierges antiques(1728 - Lille)

Jean Raoux : Vierges modernes (1728 – Lille)

Pierre Subleyras (1699-1749) : Portrait de la comtesse Mahony (c. 1740 – Caen)

Louis-Roland Trinquesse (1745-1800) : Le Serment à l’amour (1786 – Dijon)

Louis-Roland Trinquesse : L’Offrande à Vénus (1786 – Dijon)

Jean-François Colson (1733-1803) : Le Repos (1759 - Dijon)

Jean-François Colson : L’Action(1759 - Dijon)

Donatien Nonotte (1708-85) : Portrait de Jean Hupeau et sa famille (c. 1760 – Orléans)

François-Hubert Drouais (1727-75) : Portrait de la Marquise de Pompadour (1763 - Orléans)

 

 

VERSAILLES - Gal. des sculptures

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                                        Petite Ecurie du Roi                               
                                                 

Galerie des sculptures et des moulages

Visite de la galerie, le dimanche 3 juillet 2022

Cet espace, à l’architecture simple et majestueuse, abritait autrefois les chevaux d’attelage et les voitures. Il accueille depuis 1970 la gypsothèque du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre, une collection de moulages d’après l’antique, sans égale, tant par son importance que par sa qualité. On y trouve non seulement des tirages datant des XVIIe et XVIIIe siècles, mais aussi des pièces colossales, comme l’angle du Parthénon de l’Acropole d’Athènes ou la statue de l’un des Dioscures du Quirinal à Rome. A ce magnifique ensemble, ont été récemment adjoints, dans le cadre de la campagne de sauvegarde des chefs-d’œuvre sculptés des jardins de Louis XIV, de nombreux originaux en marbre provenant du Petit Parc de Versailles. Le lien qui unit les tirages en plâtres, références antiques, aux plus belles réalisations de la sculpture française du Grand siècle, est ainsi mis en lumière de la plus éclatante des manières.

 

Jean-Baptiste Poultier (1653-1719) : Cérès, dite aussi L’Été(1689). Terme, marbre

Jean-Jacques Clérion (1637-1714) : Junon (1687). Terme, marbre

Corneille Van Cleve (1645-1732) : Mercure(1687). Terme, marbre

Barthélemy de Mélo (1660-1720) : Apollonius(1688). Terme, marbre

Reconstitution des façades ouest et est du Trésor de Siphnos (Sanctuaire de Delphes). Plâtre (1896)

Colonne des danseuses de Delphes (Sanctuaire de Delphes). Plâtre (1900)

Pierre Granier (1635-1715) : Ino et Mélicerte (1691). Marbre

Sébastien Slodtz (1655-1726) : Aristée et Protée (1714). Groupe en marbre

Jean-Baptiste Tuby (1635-1700) : Vase de la Paix (1686). Marbre

Pierre 1er Legros (1629-1714) : Le Point du Jour (1696 - à gauche)

 

En 1666, Louis XIV passa commande de trois groupes sculptés pour garnir les niches de la grotte de Thétis. Ces trois groupes forment le chef d’œuvre de la sculpture française du XVIIe siècle.

Vue du fond de la grotte de Thétis (détruite)

François Girardon (1628-1715) : Apollon servi par les Nymphes (1675). Marbre

Gilles Guérin (1611-78) : Chevaux du Soleil s’abreuvant (1665). Marbre

Gaspard Marsy (1624-81) : Chevaux du Soleil pansés par des Tritons. Marbre

 

Simon Hurtrelle (1648-1724) : Théophrastedit aussi Hippocrate (à gauche). Terme, marbre

Coureuse Barberini. Plâtre (19e)

Apollon de Délos. Plâtre (19e) (deux exemplaires)

Le Discophore (deux exemplaires)

Athéna à la "Cuneï". Plâtre (original en marbre par Agoracrite de Paros, à la Villa Albani)

Zeus debout. Plâtre (marbre de Phidias, à l’Albertinum de Dresde)

Athéna Pallas de Velletri (marbre au musée Pouchkine) - et le baldaquin de l’Erechthéion. Plâtre

Tirage de la 30emétope sud du Parthénon, représentant un Centaure et un Lapithe. Plâtre (19e). Marbre original au British Museum

Tirage de la 31emétope sud du Parthénon, représentant un Centaure et un Lapithe. Plâtre (19e). Marbre original au British Museum

Reconstitution d’un angle du Parthénon. Plâtre (19e)

Domenico Guidi (1625-1701) : La Renommée du Roi (1686). Marbre

Cheval du Capitole (Dioscures). Plâtre

Vue d’une galerie. A droite, deux exemplaires d’un Hercule

François Lespingola (1644-1705) : Paetus et Arria (à gauche). Groupe en marbre (1688)

Gaulois mourant et Hercule Farnese. Plâtres

Le Laocoon– deux exemplaires en plâtre

Martin Carlier (1653-1700)  et Benoît Massou : La Paix des Grecs, dite aussi Papirius et sa mère (1688). Groupe en marbre

Deux Lutteurs ou Pankratiastes

Castor et Pollux (antique original à Madrid). Marbre

Hermès rattachant sa sandale (antique original au Louvre). Marbre

Polymnie

Cratère Médicis. Plâtre, atelier romain (17e ou 18e)

Pasquinoou Ménélas portant le corps de Patrocle(groupe original en marbre à Florence). Plâtre 19e

Piédestal de la colonne trajane. Plâtre (18e)

Le groupe de Niobéou Niobé et ses enfants. Plâtre, atelier flore
ntin 1821

Les reliefs dits du Maître de Trajan. La Geste de Trajan. Plâtre, atelier romain 1839.

Trois torses. Plâtre

Guerrier assis et Spinario (à gauche). Plâtre

Deux lutteurs et Faune au Chevreau

Satyre ivre. Plâtre

Dioscure du Quirinal. Plâtre

Jacques Houzeau (1624-91) : Le Colérique(1683). Marbre

Matthieu Lespagnandelle (1616-89) : Le Flegmatique (1675). Marbre

Anselm Flamen (1647-1717) : Faune au Chevreau (1686) et Cyparisse et son cerf (1688). Marbres

Antinoüs de Delphes. Plâtre (19e)

Faune dansant aux cymbales
. Plâtre (19e)

 

 

 

 

SAINT-BENOIT-sur-LOIRE - Abbatiale et Belvédère

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Abbatiale et basilique

La basilique de Saint-Benoît-sur-Loire, qui était à l'origine l'église abbatiale de l'abbaye de Fleury, est classée Monument historique depuis 1840. Elle fut construite à partir de 1067 ; le monastère reconstruit à ses côtés à partir de 1944 abrite aujourd'hui une communauté monastique.

L'église abbatiale renferme le gisant de Philippe 1er(1052-1108), roi de France (1060-1108) ; dans la crypte sont conservées les reliques de saint Benoît de Nurcie mort au monastère du Mont Cassin en 547. Les reliques ont été rapportées au bord de la Loire à la fin du VIIe siècle.

Dernière visite le 8 mai 2022

La tour-porche (1020-1032) et les arcades de la façade ouest

Chapiteau corinthien portant le nom du maître d’œuvre de la tour : UNBERNATUS ME FECIT

Chapiteau aux lions et lionceaux

Chapiteau à la Visitation

Chapiteau aux Martyrs - et David et Goliath (à droite)

Chapiteau au Christ et St Pierre

La Jérusalem nouvelle avec le Christ entouré des élus - et les 2 damnés

Chapiteau avec la Fuite en Égypte – La Vierge assis de face sur l’âne, symbolise aussi l’Église (en haut à droite, la main de Dieu orientée vers l’est)

Chapiteau : La Gourmandise et l’Avarice

Chapiteau : les Cavaliers de l’Apocalypse

Chapiteau consacré à St Martin

Chapiteau aux chevaux

Chapiteau aux lions

 

Portail gothique nord

Le linteau surmonté du Christ bénissant entouré des 4 évangélistes

Dans la partie inférieure, une frise raconte le vol et le transfert des reliques de St Benoît

Statues colonnes du portail gothique (à gauche, Abraham et Isaac)

 

Nef de la basilique

Stalles (début 15e) et détail ("L'annonciation")

Le gisant du roi de France Philippe 1er (1052-1108) et le pavement de marbres

Dans le transept nord - Vierge en Albâtre du 14e siècle, vénérée par Max Jacob

Crypte avec le reliquaire contenant les restes de St Benoît de Nurcie

Chapelle St Mommole avec le tabernacle réalisé par le sculpteur Bernard Foucher


Bernard Foucher
(1944-2020) : St Benoît.Bronze surmontant une fontaine devant la basilique –

 

 

Le Belvédère

Le Belvédère, centre d'interprétation de l'abbaye de Fleury, ouvert en novembre 2019.

Cour intérieure avec l’implantation de l’abbatiale dans la ville

La vie monastique dans l'abbaye bénédictine de Fleury

Salle des maquettes - Le premier étage détaille les 3 principaux chantiers de construction de l’abbatiale actuelle : la tour-porche (avant 1020-1302), le chevet (vers 1070-1108), et la nef (vers 1160-1207).

La tour-porche

Le chevet

La voûte de la nef

Les miracles de St Benoît

Sur une terrasse intermédiaire, des panneaux rappellent quelques jalons historiques de la vie de l'abbaye

Frise historique : quelques dates repères

 

Le Belvédère aborde différents aspects du rayonnement intellectuel de l’abbaye à son apogée, du IXe au XIIe siècle : l’enseignement monastique, la copie des manuscrits au scriptorium de l’abbaye, la constitution de sa bibliothèque, la musique.

 

Accessible par un escalier et par un ascenseur, la terrasse du troisième étage offre un point de vue unique sur l’abbatiale, et notamment sur son chevet.

 

Max Jacob à Saint-Benoît sur-Loire

Ancien presbytère. En 1921, L’abbé Fleureau accueille Max Jacob dans une pièce du rez-de-chaussée, lors de sa première retraite (1921-28) à Saint-Benoît.

Ancienne maison de Mme Persillard – C’est ici que Max Jacob a été arrêté par la Gestapo, le 24 février 1944 (seconde retraite à Saint-Benoît de 1936 à 1944)

Max Jacob en 1937

Roger Toulouse (1918-94) : Portrait de Max Jacob ou Le Poète à l’orchidée(1942 – musée de Quimper). Roger Toulouse a connu et rencontré Max Jacob de 1936 à 1944

De gauche à droite, Roger Toulouse, Max Jacob, le sculpteur Marcel Gili, M. Prévost (beau-père de Gili) et Marguerite Toulouse, devant la tour-porche de la basilique de Saint-Benoît, en 1943

Son tombeau au cimetière de Saint-Benoît est orné d'un médaillon de bronze réalisé en 1949 : René Iché () : Profil de Max Jacob

 


CAHORS - Henri Martin

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Musée de Cahors Henri Martin

(département : Lot - 46)

En 1929, le musée de Cahors regroupe tous les fonds dont il a la charge dans l'ancien palais épiscopal concordataire.

Le musée de Cahors Henri-Martin est installé depuis 1929 dans l’ancien palais épiscopal concordataire.

Créé en 1833, le musée de Cahors a bénéficié au cours des premières années de la IIIe République, de nombreuses donations et de plusieurs dépôts de l'Etat qui constituent une part importante de ses collections.

Son fonds, constitué d’environ 10 000 objets et documents, intéresse l’archéologie (préhistorique, égyptienne, gallo-romaine et médiévale), l’ethnographie extra-européenne (Océanie), l’histoire (personnalité de Léon Gambetta), l’histoire de l’Art (peinture et sculpture principalement de l’école Française du XVIe au XIXe siècle), et l’art contemporain (photographie et vidéo).

En 2002, il prend le nom de « musée de Cahors Henri-Martin » en hommage à l'artiste Henri Martin, et devient musée de France.

Le fonds Henri Martin est la plus grande collection d’œuvres de ce peintre détenue par un musée français.

Le musée est fermé à compter du 30 décembre 2015 pour rénovation et agrandissement dont les travaux ont commencé en mars 2018. La direction de cette opération a été confiée aux architectes Franck Martinez et Laurent Beaudoin à la suite d'un concours d'architecture. Les travaux qui devaient durer deux ans pour une réouverture au second semestre 2020 sont prolongés à cause de la pandémie de Covid-19. Le musée de Cahors Henri-Martin a rouvert ses portes au public le 6 mai 2022.

Seconde visite du musée, le dimanche 4 septembre 2022

Mathilde Thomas-Soyer (1858-1940) : Cuirassier (1883). Bronze

Horloge représentant Corneille (milieu 19e). Bronze (à gauche)

Anonyme(17e) : Portrait de la femme de Giron Dadines d’Hauteserre, morte à 22 ans

Henri Martin(1860-1943) : Poétesses au bord d’un lac (c. 1930-35). Étude

Henri Martin : Les Champs-Élysées (1939). Étude

René Letourneur (1898-1990) : Buste de Léon Gambetta (1932). Marbre

 

Galerie - peintures anciennes

Anonyme, Atelier de Véronèse (16e) : Scène champêtre ou Rébecca à la Fontaine.

Alexandre Denis Abel de Pujol (1787-1861) : Sisyphe roule éternellement son rocher (c. 1819). Présence inhabituelle de la Gorgone. Œuvre commandée par Louis XVIII

Charles Mellin (1597-1649) : Femme nue allongée (1627)

Henri Joseph de Forestier (1787-1872) : La Mort de Jacob (Grand Prix de Rome en 1813) 

Henri-Joseph de Forestier : Jésus guérissant un possédé du Démon (1818)

Émile Jean-Baptiste Bin (1825-97) : L’Illyssos(1867)

Anonyme(début 19e) : La Mort de saint Joseph

Allemagne du sud : Annonciation (c. 1500). Bois sculpté peint et doré

Nicolaas Daems (entre 1611 et 1632) : Nativité(c. 1600). Albâtre et dorures. Cadre sculpté

Anonyme(fin 14e) : Vierge à l’enfant. Bois polychrome

Théodore Gudin (1802-80) : Marine par temps d’orage (1837)

Charles Suisse (1813-71) : Étude de Rochers(fin 19e). Huile sur papier marouflé sur toile

Gustave Courbet (1819-77) : La Vallée(c. 1850) – Les Coquelicots (c. 1850) (en haut)

Anonyme : Le Ruisseau dans le sous-bois (1846) – Gustave Courbet : la Forêt de Fontainebleau (c. 1850 - à droite)

Adolphe Brune (1802-75) : Joseph le Nègre(c. 1840)

Guillaume Guillon-Lethière (1760-1832) : La Métamorphose de Daphné (c. 1784)

Johan-Andreas-Joseph Franck (1756-1804) : Daphnis et Chloé (fin 18e– début 19e)

Pierre Mignard (1612-65) : Vénus et Vulcain(17e)

Anonyme, copie d’après Rubens : Les Horreurs de la Guerre (fin 18e). L’œuvre originale, datée de 1637, est conservée au Palais Pitti à Florence

 

Espace consacré à Léon Gambetta (né le 2 avril 1838 à Cahors – mort le 31 décembre 1882)

Frédéric-Auguste Bartholdi (1634-1904) : « A Gambetta, les Alsaciens reconnaissants » (1872). Bronze argenté et marbre.

Bocquet : Portrait de Léon Gambetta (1865 - à gauche)

A. Vincent : Portrait de Joseph Gambetta (1879)

Henri Scott(1846-84) : Les Funérailles de Gambetta (1883). H. 1,51 x L. 2,76 m

Objets personnels ayant appartenu à Gambetta et objets souvenirs

 

Grande salle - Henri Martin grand décorateur

Henri Martin (1860-1943) : Monument aux Morts de Cahors (1932). 3 toiles de 3,85 x 2,80 m. Ce triptyque n’a jamais occupé les trois arcades de l’Hôtel de Ville de Cahors auxquelles il était destiné.

Henri Martin : Études pour le« Monument aux Morts de Cahors »

Henri Martin: La Fenaison (1910)

 

Galerie consacrée à Henri Martin (né à Toulouse en 1860 – mort à Labastide-du- vert en 1943)

Henri Martin : Orphée (1880)

Henri Martin : Buste de Femme (1879)

Henri Martin : Caïn  (1883-84). Étude

Henri Martin : La Mort de Mithridate (1879). Avec ce tableau, il remporte le 1er prix de fin d’année de l’École des Beaux-Arts de Toulouse en 1879.

Henri Martin : Rêverie automnale (1900)

Henri Martin : Les trois Muses (c. 1890-1900)

Henri Martin : Méditation (c. 1890-1900)

Henri Bellery-Desfontaines (1867-1909) : Portrait d’Henri Martin (1899)

Henri Martin : Profil au voile (1902)

Henri Martin : Muse pensive au Jardin (1894)

Henri Martin : La Justice (1897)

Henri Martin : Berger et ses trois Muses (1906)

Henri Martin : Berger rentrant ses moutons (1894)

Henri Martin : Charité (1895)

Henri Martin : Berger et ses moutons dans les Causses(c. 1896-1900)

Henri Martin : La vieille Maison aux derniers rayons(c. 1900)

Henri Martin : Chevrière devant une vieille maison à Labastide (c. 1900)

 

Les lieux de la création– Domaine de Marquayrol acquis en 1900 – Maison à Saint-Cirq-Lapopie acquise en 1912 – Maison à Collioure, en 1923

Henri Martin : La Terrasse à Marquayrol, temps pluvieux

Henri Martin : Marquayrol, le portillon blanc

Henri Martin : Dans la lumière (1913). Étude d’un détail d’une toile représentant le peintre et sa femme, Marie-Charlotte

Henri Martin : Portrait de Mme Henri Martin (c. 1910) et Autoportrait (c. 1938). Sur panneaux de bois

Henri Martin : Autoportrait (1912)

Henri Martin : Le Pont à Labastide-du-Vert

Henri Martin : Le Pont à Labastide-du-Vert

Henri Martin : Le Vert aux Peupliers et au Saule. Le Vert est une petite rivière qui traverse le village de Labastide-du-Vert

Henri Martin : Labastide-du-Vert, le matin (c. 1925)

Henri Martin : Le Pont à Labastide-du-Vert (après 1900)

Henri Martin : Le Pont à Labastide-du-Vert, la chèvre blanche (c. 1920)

Henri Martin : Les Toits (c. 1912). A Saint-Cirq-Lapopie

Henri Martin : Saint-Cirq-Lapopie (1920)

Henri Martin : Bouquet de fleurs des champs (c. 1938)

Henri Martin : Barques à Collioure

William Didier-Pouget (1864-1949) : La Vallée du Lot, Saint-Cirq-Lapopie (c. 1890)

Sarkis Diranian (1854-1918) : Les Laveuses au bord du Lot (c. 1888)

 

Espace consacré à Edmée Larnaudie (1911-2002) – Élève de Maurice Denis. Second Grand Prix de Rome en 1937

Edmée Larnaudie : Prédication dans le désert(1943)

Edmée Larnaudie : Le Repos aux champs(1937)

Edmée Larnaudie : Le Modèle dans l’atelier de Fernand Sabatté (entre 1932 et 1940)

Edmée Larnaudie : Portrait de ma sœur dans l’atelier de Fernand Sabatté (entre 1932 et 1940)

Edmée Larnaudie : Le Moine sculpteur

Edmée Larnaudie : La Communiante (Salon de 1939)

Et d’autres œuvres


Jacques-Edmond Leman (1829-89) : Jehan Chandos à Cahors – Prise de la ville de Cahors par les Anglais (fin 19e)

Œuvres vues précédemment :

Joseph-Marie Vien (1716-1809) : Deux femmes au bain 1763)

Henry-Eugène Delacroix (1845-1930) : Les Anges rebelles (1876)

Eugène Alexis Girardet (1853-1907) : Dans les Hauts plateaux, après l’orage

Louis Valtat(1869-1952) : Rochers de l’Estérel(c. 1905)

Roger Bissière (1886-1964) : Femme assise (1921)

François, dit Hippolyte Moreau(1832-1927) : Un Buveur ou Le Printemps (Salon 1877). Plâtre

 

Salle archéologique– Divona, la Cahors antique

Stèle et mosaïque

Sarcophage avec scène de chasse (IIIe-IVe s.). Marbre 

 

Expo temporaire : "Margrethe II de Danemark – Artiste et Reine"

Œuvres abstraites

Collages – La Reine des neiges...

 

 

 

AMBOISE - Hôtel Morin

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Musée Hôtel Morin – Hôtel de Ville

Le bâtiment est construit entre 1500 et 1505 sur ordre de Pierre Morin et de sa femme, née Françoise Prévost.

Fils d’un riche marchand drapier, trésorier de France sous Louis XII puis maire de Tours, Pierre Morin est financièrement aisé : sa maison est construite en pierre de taille, contrastant avec les briques et le bois utilisés alors pour la construction des maisons avoisinantes.

Plusieurs propriétaires se succèdent par la suite à travers les siècles.

Le duc de Choiseul achète l'Hôtel Morin afin d'y faire le siège de sa justice seigneuriale, la chambre des comptes et la prison. L'édifice est alors connu sous le nom de « Palais ducal ».

À la mort du duc de Choiseul en 1785, le duc de Penthièvre achète le domaine, dont sa fille héritera en 1793. Confisqué à la Révolution, l'Hôtel Morin est donné à l'hospice général de Tours.

La ville d'Amboise en devient locataire jusqu'en 1826, date à laquelle elle l'achète à l'hospice général de Tours pour 8 500 francs. Y sont alors installés la prison, la justice de paix et le grenier à sel.

En 1855, la mairie s’installe à l’Hôtel Morin, sous l’impulsion du maire de l’époque, M. Trouvé. En 1880, la demeure est classée Monument Historique.

En 1890, l’état de l’édifice nécessite une importante restauration. Les travaux réalisés sont d’une grande ampleur puisqu’ils touchent à la fois les pierres et la décoration intérieure.

Des années 1890 jusqu'en 1970, la mairie et le musée cohabiteront dans ce même bâtiment.

En 1970, les services administratifs sont transférés dans les nouveaux bâtiments construits à proximité. Un passage permettant l'accès direct de l'un à l'autre des bâtiments permet encore l'utilisation de certaines salles à des fins municipales.

Seconde visite le samedi 17 septembre 2022

 

Jean-Louis Nicolas Jaley(1802-66) : Louis XI (1838)

Rez-de-chaussée

Salle Léonard de Vinci

Pierre-Athanase Chauvin (1774-1832) : Entrée de Charles VIII dans Acquapendente, le 7 décembre 1494 (1819)

Vierge du Beffroi (14e). Pierre polychrome

Michele Vidani : Buste de Léonard de Vinci (1952). Bronze

Buste de Léonard de Vinci. Les derniers instants de Léonard de Vinci

Francesco La Monaca (1882-1937) : Gisant de Léonard de Vinci (1935). Bronze.

 

Couloir

Pierre-Justin Ouvrié (1806-79) : Vue d’Amboise (1847)

Auguste-Jacques Régnier (1787-1860) : Vue nocturne d’Amboise (1845)

d'après Martin Lambert, Helena Darmesteter (1848-1940) : Portrait de Henri et son cousin Charles Beaubrun (1891)

Anonyme(18e) : Annonciation. Copie d’après Louis II de Boullogne

 

Autre salle

J.-Marc Nattier : Portrait de Louis XV (1740), d’après Louis-Michel Van Loo.

At. de Louis-Michel Van Loo (18e) : Portrait d’Étienne François, duc de Choiseul, marquis de Stainville.

Henri Varenne (1960-1933) : Jeune femme agenouillée (1898)

 

Salle des mariages

J.-Baptiste Monnoyer (1636-99) : Corbeille de fleurs

J.-Baptiste Monnoyer (1636-99) : Vase d’or avec des fleurs

Bartolomeo Manfredi (1582-1622) : La Diseuse de Bonne Aventure. D’après Caravage

At. de Louis-Michel Van Loo : Portrait du duc de Choiseul

At. de Louis-Michel Van Loo (18e) : Portrait d’Étienne François, duc de Choiseul, marquis de Stainville, surfond de bataille.

At. de Hyacinthe Rigaud : Portrait du duc de Bourgogne, père de Louis XV. (original à Versailles). Non exposé

Sept Tapisseries d’Aubusson (18e) qui proviendraient du château de Chanteloup

Cheminée aux armes de Pierre Morin, trésorier du roi Louis XII, et maire de Tours.

 

Premier étage

Couloir. Portraits des maires d’Amboise.(non exposés)

Jean-Antoine-MarieIdrac(1840-1884) : L’Amour piqué(1876). Bronze.

Jules-Adolphe Goupil (1839-83) : Le dernier Jour de captivité de Mme Roland. (1880)

D’après Isidore Pils,.Paul-Charles Chocarne-Moreau (1855-1931) : Rouget de Lisle chantant « LaMarseillaise » pour la première fois chez le Maire de Strasbourg (25 avril 1792).

Anonyme : Apollon et les Muses ou Allégorie aux Arts (c. 1666-72)

 

Autres salles

D’après J-L David, Jean Léon Petua : Léonidas aux Thermopyles (1874)

Calèche

Charles Alexandre Ernest Mouton, dit Charles Dugasseau (1812-85) : Portrait de

frère Jean (1874)

Louis Gabriel Eugène Isabey (1803-86) : Bateau démâté

Laroche (19e) : Une Promenade ou Jeune napolitaine et sa fille

Henri Guinier (1867-1927) :Petite Fille aux Champs (1893)

Édouard Debat-Ponsan (1847-1913) : La Vérité sortant du puits (1898). Ce tableau qui fait allusion à l’affaire Dreyfus, déchaîna les passions. Non exposé.

 

En ville - Mobile d'Alexander Calder (1898-1976), devant l'Hôtel Morin

Fontaine de Max Ernst (1891-1976) "Aux cracheurs, aux drôles, au génie" (1968)

 

 

VILLENEUVE-sur-Lot - Gajac

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                                          Musée de Gajac

(département : Lot-et-Garonne – 47)

Visite le dimanche 4 septembre 2022

Situé sur les bords du Lot, le musée de Gajac était originellement un moulin à eau.

Le « Moulin de Gajac » est ainsi mentionné dans l'acte de fondation de la bastide remontant à 1264. Le moulin à proprement parler fut fondé en 1185 par la puissante abbaye bénédictine d'Eysses. Lors des guerres de religion, le bâtiment fut saccagé et subit alors des travaux de restauration et d'extension. Pour des raisons financières, l'abbaye le vendit à de riches marchands villeneuvois, les Bercegol, au XVIIIe siècle. En 1860, un négociant de Bordeaux, Jean-Osmin Jaubert, en fit l'acquisition et le transforma en véritable minoterie industrielle. En 1896, la société Renoux modifia une nouvelle fois la fonction de ce moulin médiéval : elle y installa des turbines afin de produire de l'électricité.

À la fin des années 1960, l'édifice cessa toute activité. La ville s'intéressa dès 1969 à ce site qui fut alors classé. Ainsi, Georges-Henri Rivière, passionné d'écomusées et de musées de société, venu en inspection, suggéra d'aménager le lieu. La ville fit l'acquisition du moulin en 1981. L'intérieur et la couverture du moulin ont été complètement modifiés entre 1986 et 1989 sous l'impulsion du conservateur départemental Louis Moyret.

Le musée est inauguré en 1999 avec une exposition intitulée Rêve de pierre, dans scénographie des gravures de Piranèse par Benoît Peeters et François Schuiten.

Le musée comprend une aile contemporaine divisé en deux espaces distincts : l'un consacré à une partie des collections permanentes présente des tableaux et sculptures des XVIIe au XXe siècles, l'autre étant réservé aux expositions temporaires.

Dans le hall d’entrée 

Maurice Réalier-Dumas : Le Goûter sur l’herbe (musée de Gajac)

Manolo Ruiz Pipo (1929-98) : Contraste(musée de Gajac)

René Iché (1897-1954) : La Contrefleur. Bronze

 

Salles d'arts anciens et modernes

André Crochepierre
(Villeneuve-sur-Lot, 1860-1937) : Monsieur Vivier (1904)

André Crochepierre : Monsieur Albre – Madame Albre

André Crochepierre : Portrait de Madame Dartigue

Eva Gonzalès(1849-83) : Enfant de Troupe(Salon de 1870)

Hippolyte Flandrin (1809-64) : La comtesse Maison (1852)

Maurice Réalier-Dumas (1860-1928) : Intérieur

Maurice Réalier-Dumas : Intérieur d’une demeure

Maurice Réalier-Dumas : Nature morte au vieux cuivre

Maurice Réalier-Dumas : La Fête du Grand’Père

Maurice Réalier-Dumas : Chevalet de mine en Lorraine (1889)

Maurice Réalier-Dumas : Atelier d’artisan

Henri Cadiou(1906-89) : Nature morte aux Asperges. 11 x 22 cm

André Crochepierre : Le Vieillard (1913)

André Brasilier (1929-) : Trondheim

Marcel Gimond (1894-1937) : Figure debout. Bronze

André Crochepierre : Dévideuse (Salon de 1901)

André Crochepierre : La Couture (Salon de 1909)

André Crochepierre : Rêverie (1909)

André Crochepierre : Autoportrait au foulard rouge (1931)

André Crochepierre : Le Chaudron aux oranges

André Crochepierre : La Soupière blanche(1912)

Georges Rohner (1913-2000) : Deux Poulets blancs (1953)

May Zao(1930-72) : Sans titre. Bronze(au premier plan)

Subira Puig(1925-2015) : Oppression. Bois et acier

Louttre B.(1926-2012) : La Femme de Rude

Maria Manton(1910-2003) : Pavillon haut


 

Salle consacrée aux gravures de Giovanni Battista Piranesi(1720-78)

Le musée de Gajac possède 936 gravures de Piranèse  sur les 1025 existantes. Ces planches éditées en 1836 à Paris par les Editions Firmin Didot ont été déposées en 1926 au musée de la ville par le Ministère de l’Instruction Publique. Ces œuvres sur papier  furent oubliées durant e nombreuses années dans une réserve du musée primitif, et ce n’est qu’en 1970 qu’elles furent redécouvertes intactes par Chantal Lanvin, conservatrice de 1970 à 1994. Depuis, leur étude ne cesse de stimuler chercheurs et artistes.

Les gravures sont exposées par roulement pour des raisons de conservation.

Vue du Ponte Mollo à deux miles de Rome (à gauche)

François Schuiten (1956-) : Rêves de Pierre (1999 - au centre)

Vue du Ponte Lugano sur l’Anio (à droite)

Vue du Ponte Salario

Vue du Pont et du Château Saint-Ange

Vue du Ponte Fabriccio, aujourd’hui Quattro Capi

Vue du Ponte Ferrato, autrefois Ponte Cestius

 

Exposition temporaire– « La rivière au fil de l’Art… »

Maurice Réalier-Dumas (1860-1928) : Deux enfants sur une barque (musée de Gajac, Villeneuve-sur-Lot)

Maurice Réalier-Dumas : Jeunes filles au bord de la rivière (musée de Gajac)

Maurice Réalier-Dumas : Le Néophyte (musée de Gajac)

Émile Friant (1863-1932) : Les Souvenirs (Petit-Palais, Paris)

Roger Bissière (1886-1964) : Baigneuses(Agen)

Henri Lebasque (1865-1937) : Baigneuses à Pierrefonds (Agen)

Michel Kikoïne (1892-1968) : Personnages près de la rivière (Paris, Musée d’art et d’histoire du judaïsme)

Michel Kikoïne : Le petit Pont de Perrigny(Paris)

Charles Camoin (1879-1965) : Canotage près du Pont de Chatou (Chatou, Musée Fournaise)

Henri Martin(1860-1943) : Labastide-du-Vert(Cahors)

Didier Pouget (1864-1959) : Vallée du Lot, le matin (musée de Gajac)

Edmond Yarz(1845-1920) : Le Pont du Carrousel(Pau)

Maurice Réalier-Dumas : L’Inondation(musée de Gajac)

Albert Marquet (1875-1947) : Notre-Dame(soleil) (1904 - Pau)

Albert-Charles Lebourg (1849-1928) : Bords de la Veulette (Agen)

Albert-Charles Lebourg : Bords de la Veulette (Agen)

J.-Baptiste Antoine Guillemet (1841-1918) : Vue de Moret-sur-Loing (1901 - Agen)

André Derain(1880-1956) : La Chapelle Saint-Léonard à Croissy-sur-Seine (Chatou)

 

En ville. Monument aux morts. Georges Bareau (1866(1931) : « Pour le Drapeau »

 

 

 

 

BORDEAUX - Expo Rosa Bonheur

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Galerie des Beaux-Arts

Expo : « Rosa Bonheur(1822-99) » - 18 mai–18 septembre 2022

 

À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur à Bordeaux, le musée des Beaux-Arts de sa ville natale et le musée d’Orsay (Paris), organisent une importante rétrospective de son œuvre. Le Château de Rosa Bonheur à Thomery (Seine-et-Marne), où l’artiste vécut près d’un demi-siècle, ainsi que le Musée départemental des peintres de Barbizon sont les partenaires exceptionnels de l’exposition. Il s’agit de la première rétrospective consacrée à l’artiste depuis celle présentée, en 1997, à Bordeaux, Barbizon et New York.

Cette exposition met à l’honneur Rosa Bonheur, artiste hors normes, novatrice et inspirante. Véritable icône de l’émancipation des femmes, Rosa Bonheur a placé le monde vivant au cœur de son travail et de son existence et s'est engagée pour la reconnaissance des animaux dans leur singularité. Renouvelant le regard porté sur cette artiste et son œuvre, longtemps limité à une vision caricaturale, l’exposition révèle des pans moins connus de sa création : sa virtuosité dans l’art du dessin, le souffle épique de son inspiration ouest-américaine, sans oublier son talent incomparable de portraitiste des animaux dont elle sut si bien capter l’âme.

 

Après la mort de sa mère, en 1833, Rosa Bonheur fréquente l'école élémentaire, puis est mise en apprentissage comme couturière, puis en pension. Son père finit par la prendre dans son atelier, où se révèlent ses aptitudes artistiques. Il sera son seul et unique professeur

Elle expose pour la première fois, à 19 ans, au Salon de 1841. Elle obtient une médaille de 3e classe au Salon de 1845, et une médaille de 1re classe (or) au Salon de 1848 pour Bœufs et Taureaux, Race du Cantal. Cette récompense lui permet, d'obtenir, à 26 ans, une commande de l'État pour réaliser un tableau agraire

Le tableau issu de cette commande d'État, le « Labourage nivernais », devait rejoindre le musée des Beaux-Arts de Lyon. Mais au Salon de 1849, son succès est tel que la direction des Beaux-Arts décide de le conserver à Paris, au musée du Luxembourg. À la mort de Rosa Bonheur, l'œuvre entre au musée du Louvre, avant d'être transférée, en 1986, au musée d’Orsay.

En 1850, elle fait un voyage dans les hauts pâturages des Pyrénées et en rapporte de nombreuses études dont elle se sert tout au long de sa carrière. Elle séjourne aussi, à plusieurs reprises, en Auvergne, et dans le Cantal en 1846 et 1847 et plus tard en 1889.

Avec son tableau de très grande taille « Le Marché aux chevaux » (2,44 × 5 m) présenté au Salon de 1853, Rosa Bonheur acquiert une grande notoriété. Son agent et ami Ernest Gambart achète le tableau pour 40 000 francs en le faisant voyager dans plusieurs pays (dont Angleterre et Écosse). Par la suite, il sera acheté par un riche collectionneur américain qui en fait don au Metropolitan museum de New York en 1887…

En 1865, elle est la première femme peintre à recevoir la Légion d’honneur, de l’impératrice Eugénie.  

Visite le dimanche 28 août 2022

 

Auguste François Bonheur (1824-84) : Portrait de Rosa Bonheur(Salon de 1848 – Bordeaux, musée des Beaux-Arts)

Rosa Bonheur (1822-99) : Deux Lapins (1840 - Bordeaux, musée des Beaux-Arts)

Rosa Bonheur : Tête de Lion (1871- Londres)

 

Les travailleurs de la terre

Rosa Bonheur : Le Labourage (1844 – coll. part.)

Rosa Bonheur : Labourage nivernais (1849 – Orsay)

Rosa Bonheur et Nathalie Micas (1824-89) : Le Marché aux chevaux (1855 – Londres). Copie réduite

La grande version se trouve au Metropolitan de New York : 244 x 506 (1852-55)

Rosa Bonheur : Le Marché aux chevaux (c. 1853 – By-Thomery). Cette grande étude préparatoire dessinée sur toile, a été récemment redécouverte roulée dans l’atelier  de Rosa Bonheur, au château de By. L. 4,50 m

Rosa Bonheur : Un homme assis à califourchon (c. 1853 – Orsay). Dessin préparatoire pour « Le Marché aux chevaux » (à gauche)

Rosa Bonheur : Un homme assis à califourchon, tenant les rênes (c. 1853 – Orsay). Dessin préparatoire pour « Le Marché aux chevaux » (à droite)

Rosa Bonheur : Huit études de jambes de cheval (c. 1850 - Orsay)

Édouard Dubufe (1819-83) : Portrait de Rosa Bonheur(1857). Le taurillon a été peint par Rosa Bonheur.

 

Émile Lassalle (1811-71) : Tête de Bélier (1852). Lithographie d’après Rosa Bonheur

George Achille-Fould
(1865-1961) : Rosa Bonheur dans son atelier(1893 - Bordeaux)

Rosa Bonheur : Barbaro après la chasse (c. 1858 - Philadelphie)

Rosa Bonheur : Une famille de Cerfs (1865- Floride)

Rosa Bonheur : Le Roi de la forêt (1878 - coll. part.)

Rosa Bonheur : Le Lion chez lui (1881 – Kingston-upon-Hull, UK)

Rosa Bonheur : El Cid, tête de Lion (1879 - Madrid)

Rosa Bonheur : L’Aigle blessé (c. 1870 – Los Angeles)

Rosa Bonheur : Chat sauvage (1850 – Stockholm)

 

L’étude au cœur de la création

Rosa Bonheur : Le Lion contemplatif. Pastel, fusain et crayon sur papier bleu (château de By-Thomery)

Rosa Bonheur : Étude de cheval blanc, de dos (château de By-Thomery)

Rosa Bonheur : Études de lions (Roubaix)

Rosa Bonheur : Le Duel (1896 – Coll. part.). Fusain et rehauts de craie blanche sur papier

 

En 1836, à l'âge de 14 ans, Rosa Bonheur fait une rencontre déterminante : celle d'une fillette de deux ans plus jeune qu'elle, Nathalie Micas (1824-89), qui deviendra sa compagne. Seule la mort de Nathalie, 53 ansplus tard, les séparera.

Anna Klumpke (1856-1942), « digne sœur du pinceau »

Portraitiste née en Californie. Anna étudie à Paris à l’académie Julian. A l’automne 1889, elle fait la connaissance de Rosa Bonheur. Anna repart aux États-Unis, mais les deux femmes échangent une abondante correspondance et se revoient à plusieurs reprises entre 1895 et 1898. Anna Klumpke adule Rosa Bonheur, et lui propose de réaliser son portrait. Les nombreuses séances de pose rapprochent les deux femmes. Rosa Bonheur voit en cette Californienne de 34 ans sa cadette la personne idéale pour transmettre sa mémoire à la postérité. En 1898, elle invite Anna Klumpke à s’installer auprès d’elle au château de By, et en fait sa légataire universelle. A la mort de Rosa Bonheur en 1899, elle accomplit un prodigieux travail d’inventaire. Elle photographie sur plaques de verre chacune des œuvres présentes dans l’atelier. Anna Klumpke est inhumée au cimetière du Père Lachaise, dans le caveau de la famille Micas, aux côtés de Rosa Bonheur et Nathalie Micas.

Anna Klumpke : Portrait de Rosa Bonheur (1898 – Met de New York)

 

Voyages en Écosse et dans les Pyrénées

Rosa Bonheur : Changement de pâturage ou Une Barque (Écosse) (1863 – Hambourg)

Rosa Bonheur : Taureaux traversant un lac à Ballachulish(1867-73 - Orsay). Fusain

Rosa Bonheur : Le Berger des Highlands (1859 – Hambourg)


Rosa Bonheur
 : Les Poneys de l’île de Skye (1861 – coll. Part. UK)

Rosa Bonheur : Le Sevrage des veaux (1879 - Met-New York)

Rosa Bonheur : Muletiers des Pyrénées (1879 - Aberdeen)

 

Le rêve de l’Ouest américain

Rosa Bonheur : Colonel William F. Cody (Buffalo Bill) (1889 – Cody)

Rosa Bonheur : Chevaux en liberté (1890-99 – By-Thomery). Toile inachevée

Rosa Bonheur : Rochy Bear et Red Shirt (1890 – Cody)

Rosa Bonheur : Rochy Bear et Chief Red Shirt (1890 – Tacoma)

 

Au musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Rosa Bonheur : La Foulaison du blé en Camargue(1864-99).

 

2020 - Acquisition du musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Rosa Bonheur : La Halte du Cavalier (1854)

 

Pour consulter l’article consacré au château de Rosa Bonheur à Thomery

 

 

 

 

BAYONNE - M. basque - Expo Léon Bonnat

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                        Musée basque et de l’histoire de Bayonne

Exposition Léon Bonnat

(département : Pyrénées-Atlantiques – 64)

Installé depuis 1924 sur le quai des Corsaires à Bayonne, dans la maison Dagourette, demeure bourgeoise de la fin du XVIe siècle, le musée basque et de l'histoire de Bayonne abrite la plus importante collection ethnographique consacrée au Pays basque en France.

En attendant la réouverture du musée Bonnat-Helleu, le musée basque accueille une exposition consacrée à Léon Bonnat.

Visite le dimanche 21 août 2022

 

Plan relief du port de Bayonne en 1805

Henri Caro-Delvaille (1876-1928) : Le Paon blanc (1908). Commande destinée à la décoration du hall d’honneur de l’hôtel Westminster à Paris. L’artiste a pris pour modèles les membres de sa famille.

Robert Gabriel Gence (1670-1728) : Portrait de Salvat de Lespès de Hureaux (1713)

Robert Gabriel Gence : Le chevalier Jean de Larrétéguy en Apollon, jouant de la lyre (1715)

Ec. française (17e) : Antoine III de Gramont (c. 1670)

Charles Beaubrun (1604-92) : La duchesse de Gramont et son fils (c. 1645)

Jean Nocret(1615-72) : Allégorie sur la Bidassoa (1660-70). Le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse à Saint-Jean-de-Luz en 1660

Anonyme(18e) : Confluent de l’Adour et de la Nive (c. 1750 - à gauche)

Anonyme(18e) : Vue de Bayonne et de la Nive (c. 1750)

Anonyme(19e) : Portrait de Vincent Simonet avec son fils Eugène Pierre (c. 1840)

Pierre-louis Delaval (19e) : Amiral Jacques Bergeret (1854)

Hélène Feillet (1812-89) : Entrée du duc d’Orléans à Bayonne en 1839

Jules Jacques Veyrassat (1828-93) : Basquaises, après le bain (1870)

Alexandre Marie Guillemin (1817-80) : Intérieur de maison de la vallée d’Anso (c. 1860)

Félix Élie Bonnet, dit Tobeen(1880-1938) : Buveur à la gourde(c. 1910)

Amélie-Léonie Fayolle (1826-1920) : L’Impératrice Eugénie (1868)

Portrait de Mgr François Lacroix, évêque de Bayonne (19e) (à droite)

Jean AndréRixens (1846-1925) : Portrait en pied du maréchal comte Jean Isidore Harispe (1768-1855)

Hippolyte Victor Valentin Sebron (1801-79) : La Plage de Biarritz et le Palais impérial (1870)

 

Sculptures religieuses

 

Traditions basques

Périco Ribera (1867-1949) : Danse nationale,le fandango à Saint-Jean-de-Luz (c. 1930)

Gabriel Roby(1878-1917) : Zalmazain (1914). Homme-cheval, l’un des personnages principaux de la mascarade souletine, effectuant la danse du verre

Joseph Saint-Germier (1860-1925) : Pasaka au trinquet Sarazola de Saint-Jean-de-Luz (c. 1885)

Eugène Pascau (1875-1944) : Fernand Forgues (1912). Capitaine de l’Aviron Bayonnais

Eugène Pascau : Porte-étendard basque(1935-37)

Gustave Colin (1828-1910) : Partie de pelote sous les remparts de Fontarabie (1863)

Henri de La Tourrasse (1885-1973) : Portrait de Joseph Apesteguy, dit Chiquito de Cambo, célèbre joueur de pelote (1948)

Collection de raquettes et de chisteras - panier allongé en osier, fixé à la main du joueur de pelote basque par un gant en cuir

 

Exposition temporaire : « Léon Bonnat,peintre il y a cent ans »

Du 8 juillet au 31 décembre 2022

Léon Bonnat(1833-1922) : Autoportrait (1855 - Orsay) (à gauche)

Léon Bonnat : Autoportrait (1858 - Orsay). Plume et encre sur papier

Une palette du peintre

Léon Bonnat : Madame Bonnat, née Servel, mère de l’artiste (1865 – Bayonne)

Léon Bonnat : Académie d’homme (1858 – Orsay). Crayon noir sur papier

Léon Bonnat : Jules Labat (1862 – Bayonne) (à gauche)

Léon Bonnat : Gabrielle Labat (1862 – Bayonne)

Léon Bonnat : La Résurrection de Lazare (1857 – Bayonne)

Léon Bonnat : Étude d’un damné du Jugement Dernier(1858 – Petit Palais, Paris). Plume, encre et crayon sur papier

Léon Bonnat : Petit Danseur italien (1869 – Coll. privée)

Léon Bonnat : Italienne (1872 – Bayonne)

Léon Bonnat : Mendiants italiens (c. 1870 – Bayonne)

Léon Bonnat : Intérieur de la Chapelle Sixtine (c. 1880 – Orsay)

Léon Bonnat : Pèlerins au pied de la statue de saint Pierre dans l’église Saint-Pierre de Rome (1864 – coll. du Louvre, dépôt à Bayonne)

Léon Bonnat : Adam et Eve trouvant Abel mort (c. 1861 – Lille)

Léon Bonnat : L’Assomption (c. 1868 – Bayonne). Etude

Léon Bonnat : L’Assomption (1868 – Eglise Saint-André, Bayonne)

Léon Bonnat : Le Bon Samaritain (1859 – coll. du Centre National des Arts Plastiques, dépôt à Bayonne) et esquisse (à droite)

Léon Bonnat : Le Bon Samaritain (1859 – Bayonne). Esquisse

Léon Bonnat : Job (1880 – Orsay)

Léon Bonnat : La Lutte de Jacob (c. 1876 - Bayonne). Esquisse

Léon Bonnat : La Lutte de Jacob (c. 1876 – coll. privée). Non exposée

Léon Bonnat : La Rade de Toulon (c. 1870 – Bayonne)

Léon Bonnat : Le Lac de Gérardmer (1893 – Beauvais)

 

L’attrait de l’Orient

Léon Bonnat : Porte au Caire (1868 – Bayonne)

Léon Bonnat : Arabe enlevant une épine de son piedc. 1869 – Dijon)

Léon Bonnat : Cheiks de la Kaaba (c. 1872 – Bayonne). Esquisse

 

Le portrait, entre apparat et intimité

Léon Bonnat : Anne-Marie Pascal, née Lucas, et son chien Tiny (1905 – Pau)

Léon Bonnat : La Comtesse Potocka, née Emmanuela Maria Carolina Pignatelli di Cherchiara (1880 – Bayonne)

Léon Bonnat : Portrait présumé d’Henriette Halphen (1879 – Bayonne)

Léon Bonnat : Mme Pasca(1874 – Orsay)

Léon Bonnat : Autoportrait (1919 – Rodez)

Léon Bonnat : Ignacy Paderewski (c. 1907 – Bayonne)

Léon Bonnat : Le Christ en croix 1874 – Petit Palais, Paris)

Léon Bonnat : La Force – La Justice (c. 1873 – Bayonne)

Léon Bonnat : Armand Fallières (1841-1913), président de la République (1907 – Orsay)

Léon Bonnat : Alexandre Dumas fils (1886 – Orsay) (à gauche)

Léon Bonnat : Ernest Renan (1892 – Tréguier, Maison E. Renan)

Léon Bonnat : Victor Hugo (1879 – Orsay)

Léon Bonnat : Victor Hugo sur son lit de mort (22 mai 1885 – maison de V. Hugo, Paris)

Léon Bonnat : Adolphe Thiers – cardinal Lavigerie – Léon Gambetta

Léon Bonnat : Adolphe Thiers (1878 – Orsay)

Léon Bonnat et Daniel Saubès : Le cardinal Charles Lavigerie (1889 – Bayonne)

 

L’atelier de Léon Bonnat 

Henry Caro-Delvaille (1876-1928) : Madame Landry et sa fille Hélène (1902 – Amiens)

Marie Garay(1861-1943) : Léon Bonnat et ses élèves (1914 - Bayonne)

Marie Garay : La Tribune des hommes à l’église de Ciboure (1908 – M. basque, Bayonne)

Marie Garay : La Procession de la Fête-Dieu(1899 – dépôt du musée de Pau)

 

 

 

 

COSSE-le-Vivien - M. Robert-Tatin

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                               Musée Robert Tatin

(département : Mayenne - 53)

Visite du musée Robert tatin le vendredi 7 octobre 2022

Le musée Robert-Tatinest un « environnement d’art » créé par l'artiste Robert Tatin (Laval, 1902- Cossé-le-Vivien, 1983), entre 1962 et 1983, sur le lieu-dit La Frénouse à Cossé-le-Vivien, en Mayenne.

À l'origine du site se trouve une maison ancienne que l'artiste a aménagé pour y vivre avec sa femme. Au fil des ans, il a construit un domaine décoré de grandes sculptures en ciment coloré, en s'inspirant notamment de ses voyages et des courants artistiques du passé. Le site regorge d'ailleurs de références aux religions du monde, à l'histoire et aux grands artistes. Robert Tatin l'avait imaginé comme un lien entre les civilisations de l'Orient et celles de l'Occident.

L'allée des Géants est le premier espace aménagé par Robert Tatin. Il s'agit à l'origine du chemin communal qui permet d'accéder à la maison de La Frénouse. La première statue est érigée en 1967, et au cours des 21 ans qui suivent, l'artiste en ajoute dix-neuf. Ces statues qui bordent l'allée sont faites en ciment coloré et elles représentent des grandes figures historiques comme Vercingétorix, des concepts abstraits ou encore des artistes célèbres. L'allée peut être divisée en deux parties, la première représentant le cheminement intellectuel de Robert Tatin enfant et adolescent, et la deuxième rendant hommage aux artistes modernes et contemporains ainsi qu'à leur quête de la perfection. Il n'y a plus que dix-neuf statues, La Fleur ayant été endommagée puis retirée par Tatin en 1978

La première partie commence avec Vercingétorixet Jeanne d’Arc, qui symbolisent la découverte de l'histoire par les enfants.

Ensuite? les verbes Être et Avoir suggèrent les questionnements qui surviennent à la fin de l'enfance.

Sainte-Anne et la Vierge de l’Épine font référence à la mystique et aux interrogations de l'adolescence

Le Maître Compagnon rappelle la vocation de bâtisseur de Robert Tatin ainsi que sa quête de la perfection - il porte les emblèmes maçonniques

La deuxième partie rassemble André Breton, le Douanier Rousseau

Paul Gauguin, Georges Seurat

Auguste Rodin, Léonor Fini,

Alfred Jarry, Ubu Roi

Toulouse-Lautrec, Suzanne Valadon et son fils ("Ubu Roi"à gauche)

Maurice Utrillo et Jules Verne


La Maison des Champs se trouve au centre du complexe imaginé par Robert Tatin. Il s'agit d'une vieille maison traditionnelle que l'artiste a restaurée, puis totalement transformée afin d'y vivre.

La maison est entourée d'un jardin clos dans lequel se trouve la tombe de l'artiste ; il y repose depuis 1983, inhumé sous cette stèle de marbre noir.

La maison de Robert Tatin fait partie des 171 édifices classés « Maisons des Illustres » par le ministère de la culture.

 

La Porte des Géants où figurent les 5 artistes privilégiés de Robert Tatin : Rembrandt, Van Gogh, Léonard de Vinci, Goya et Delacroix.

Le Dragonest le gardien bienveillant du cœur du musée. C’est une entrée symbolique dans l’univers de l’artiste. (marque l'entrée du Jardin des méditations)

Le Jardin des Méditations

De la Porte du Soleil (au levant) à la Porte de la Lune (au couchant), le Jardin des méditations se déploie sur 500 m². 

Autour du bassin central, le déambulatoire conduit dans les salles d’exposition où Robert Tatin a lui-même disposé céramiques, peintures, écrits, dessins et aquarelles.

Robert Tatin : Les Mystères de la Femme (1968). Les 4 éléments : l’eau, l’air, le feu, la terre ou le Jardin d’Éden

Robert Tatin : Le Cœur ou les trois Pêches (1974 - à gauche). Thème de la tentation : le goût du fruit défendu, l’artiste et ses choix

Robert Tatin : L’Homme au Camélia (1971). De la vie à la mort, une course contre le temps pour l’artiste

Robert Tatin : Le Cri (1970). Un instant d’émerveillement quand apparaît l’œuvre à son créateur

Robert Tatin : Sinaï ou Fleur de Lys (1971). Montagne et vallée : les deux pôles, le masculin et le féminin associés pour la vie

Robert Tatin : Maryvonne fille de Lune (1969). Profil et face de femmes étendues entre ciel et terre

Robert Tatin : Arcane 6 (1971). Apothéose, le ciel et la terre, ultime union avant de se perdre dans le chaos des hommes

Robert Tatin : Ça Voir (1977). C’est voir cela, prendre un verre grossissant pour regarder le monde et non pas le savoir convenu

Robert Tatin : La lettre « E » ou fenêtre(1978). Œuvre testament, Robert Tatin y livre sa vie et celle de sa famille – c’est l’espace dans lequel il s’est construit – les couleurs symboliques : noir = nuit – blanc = jour – rouge = sang

 

Les œuvres contemporaines

Conformément aux souhaits de Robert Tatin qui voulait faire de son musée un lieu vivant ouvert à toutes formes de création, les jardins du musée accueillent régulièrement, depuis 2004 et l’inauguration du « champ de sculpture », des dons d’œuvres d’artistes contemporains.

Sylvain Hairy : Ensemble de sculptures(1979-86). Bronze et aluminium

Anthony Trossais : Starshaman, Le Taureau céleste (2006). Acier

Leb(Jean-Yves Lebreton) : La Marche(2015). Tube PVC, résine polyester, peinture acrylique

Leb : La Fontaine de la Solidarité(2011-12). Résine polyester, peinture acrylique

Et d’autres : Gilles Guerrier, Dominique Coutelle, Bernadette Nel.

 

 

LAVAL - MANAS

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Musée d’Art Naïf et d’Arts Singuliers (MANAS)

(département : Mayenne – 53)

Visite du MANAS le vendredi 7 octobre 2022

Le donjon cylindrique est la pièce maîtresse du Vieux Château de Laval. Il a été élevé dans le premier tiers du XIIIe siècle. Cette tour, haute de 34 m, conserve des hourds considérés comme les plus anciens de France (1219). Le Vieux Château est à l'origine de la création de la ville de Laval. 

Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : Antoine Philippe de La Trémoille, prince Talmont, fils du dernier comte de Laval. Général vendéen (1826 - Musée de Cholet) 

Depuis 1967, le Vieux Château accueille le premier musée d'art naïf d'Europe. Le musée fut créé en hommage au Douanier Rousseau, suite à la donation Jules Lefranc (artiste naïf). Il rassemble les œuvres de Bauchant, Bombois, Vivin, et d'artistes locaux comme Trouillard, Lefranc et, bien sûr, le Douanier Rousseau.

Les collections d'art naïf sont constituées essentiellement d'œuvres d'artistes français, yougoslaves et brésiliens. Parmi ceux-ci, on compte des œuvres de Vivin, Robert Tatin ou de Séraphine Louis. Des centaines d'œuvres se trouvent dans les réserves.

Plan du musée et présentation des collections

 

Milo Dias (1945- ) : La Collerette (2010). Bois, bijou fantaisie

Milo Dias : Jeu télévisé (1996)

Ise(1967-) : La Nef. Techniques textiles mixtes et peinture

Marcel Favre(1907-72) : Le Grand-père vannier(1955 - à gauche)

Marcel Favre : Vieux Marin à la Chaume (1965)

Marcel Favre : Portrait d’homme (1856)

Aristide Caillaud(1902-90) : La Grande Nativité

Maxime(1896-1985) : Angers, la Maine, le Château (1960)

Maxime : Sarajevo, Yougoslavie (1958)

 

Vue salle 2

Colette Beleys(1911(98) : La Pont sur la Seine(1934)

Fernand Lefresne(1924-2001) : Sans Titre. Vue du château de Laval

Henri Rousseau (Laval, 1844-1910) : Le Pont de Grenelle (c. 1892)

Jules Lefranc(1887-1972) : Vue du pont de La Chaume (1966)

Jules Lefranc : Paris sous la Tour Eiffel (c. 1952)

Fernand Lefresne : Le Vieux Laval (1988)

Henri Rousseau : Vue de l’île Saint-Louis prise du pont Henri IV (c. 1909). Étude préparatoire

Henri Trouillard(1892-1972) : Autrefois n° 2. Étude préparatoire

Benoît Crépin(1900-90) : Le Balisier (1977)

Jacqueline Benoît(1925-2012) : La Halle aux poissons(1962)

André Bauchant(1879-1958) : L’Assomption de la Vierge (1924). (A l’arrière-plan, à gauche, une toile d’Eva Lallement)

Jules Lefranc : Le Lancement du Normandie (1933)

Jules Lefranc : Paris du pont Alexandre III (1932)

Véronique Filozof (1904-77) : Place de la Concorde

Louis Vivin(1861-1936) : Paris, église Saint-Germain-l’Auxerrois

Louis Vivin : Paris, le Panthéon (en bas)

Louis Vivin : Canaux en hiver

Pierre-Jean Arcambot (1914-89) : Sur le Pont de Bir-Hakeim (1948)

Camille Bombois(1883-1970) : Le Moulin de Provins

Camille Bombois : Rue du faubourg

Jacqueline Benoît : Partir (2001)

René Rimbert(1896-1991) : L’Art et la Vie(1975)

Jules Lefranc : Laval, rue de Chapelle (c. 1943)

Antonio Restivo(1916-74) : Venise (1968)

Eva Lallement(1916-91) : La Fifine (1975)

Jean-Louis Cerisier(1957-) : Maison de Poupée(2010)

Antoine-Joseph Pesenti(1900-79) : Navire

Simone Le Moigne(1911-2001) : Le Lac enchanté (à droite)

Petar Ristic(1927-) : L’Oiseau ou Le Coq(1978)

Ivan Lacovic (1932-2004) : La Cueillette (1969)

Louis-Gabriel Le Guern(1914-81) : Autoportrait

Claude Prat(1874-) : Une Noce chez le Photographe (1952)

Jacqueline Benoît (1925-2012) : Le Salon rouge (1965)

Alain Lacoste(1935-) : Anne, ma sœur Anne(1978)

 

Salle ronde (dans une tour du château)

Louis Cattiaux(1904-53) : Portrait de Lunza del Vasto (1945)

Camille Bombois (1883-1970) : Portrait de M. Bing

Serge Fiorio(1911-2011) : Portrait de Jean Giono(1934)

Jean Eve(1900-68) : Portrait de Maximilien Gauthier (1939)

Joachim Quilès(1930-) : Hommage à Picasso(1969)

Ferdinand Desnos(1901-58) : La Cène sur la Seine(1954)

Daniel-Yves Collet(1923-2006) : Le Douanier Henri Rousseau (1999). Encre de Chine sur papier

Antigore Baglione(1902-96) : Le Champ de lavande(c. 1975)

 

Dominique Lagru(1873-1960) : Avant l’Homme(1949)

Raymond Riec-Jestin(1905-91) : Sans titre (à droite)

Henri Rousseau (1844-1910) : Paysage (c. 1905)

Jacqueline Benoît(1925-2012) : La Rêveuse (2000)

Antun Bahunek(1912-85) : Bouquet d’arbres(1971 - en haut)

Murat Saint-Vil(1955-) : Retour de voyage(2007 - en bas)

Jean Eve(1900-68) : Printemps à Giverny

Fernande Grossin(1886-1975) : Cyclone à St-Leu, île de la Réunion, en 1922 (1966)

Antoine Rigal(1966-) : Dad is dead (1995)

Alain Lacoste(1935-) : Le Fétiche (1994 - à gauche)

Alain Lacoste : Golfeuse ou du balai (2004)

Henri Trouillard(1892-1972) : Autrefois n° 1(1934)

Henri Trouillard : Autrefois n° 2 (1956)

Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis (1864-1942) : Bouquet de Mimosas (c. 1929)

Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis : Branche de fruits (c. 1915) (à droite)

 

François Monchâtre(1928-) : Le Combat des Amazones(1882) (à droite)

Alain Lacoste(1935-) : Les Dieux de la Basse Époque (2003)

André Bauchant(1879-1958) : L’Apothéose d’Homère(1927)

Aristide Caillaud(1902-90) : Ulysse et Circé (c. 1947)

Jacqueline Benoît : Les Noces d’Orphée (1980) (à gauche)

Philippe Le Gouaille(1912-2001) : La Vierge à l’enfant entre saint Nicolas et sainte Thérèse (1978)

André Bauchant : Le Martyre de Saint André (1949)

Maria Lourdes de Guanabara ( ?) : Festa para iermanja (1972)

Germain van der Steen (1897-1885) : Chat

Francisco Da Silva() : Les Animaux fantastiques

Ivan Generalic(1914-92) : Mort en bière

Louis-Gabriel Le Guern(1914-81) : La Résurrection des morts

Louis-Auguste Déchelette(1894-1964) : La Force au service de la Justice (1942) (à gauche)

Louis-Auguste Déchelette : L’Angleterre seule sauve la Liberté grâce à la Royal Air Force (1940)

Jean( ?) : Les Généraux se réunirent pour entendre lire l’acte de l’Indépendance

François Monchâtre(1928-) : Veuillez répondre à toutes nos questions (1991). Bois peint

Henri Trouillard(1892-1972) : Winston Churchill en dieu Mars (1955)

Danièle Karsenty-Schiller (1933-) : Camp de Dachau, section féminine (1971)

 

D’autres artistes présents dans les collections (vus lors d’une précédente visite) :

Cécile Favier - Daniel Ferrara -Jean Fous - Anne Mandeville -

Armand Kniazian : Village

Jean Lucas : La Cathédrale et la Porte Beucheresse à Laval.

Maxime Voyet : Le Train dans un Paysage.

Gertrude O'Brady - Franjo Mraz - Ivonaldo - Waldemiro de Deus - Mary Lino -

Maria Lacerido - Jose Pinto - Maria Auxiliadora - Gerson - Elisa da Silvera - Iracema - Eduard Odenthal -

André Bauchant : Le Couronnement de la Vierge - Adam et Eve chassés du Paradis - Clovis et St Rémi

 

 


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Musée Sainte-Croix

(département : Vienne - 86)

Dernière visite du musée, le dimanche 23 octobre 2022

C'est le plus grand musée de la ville. Construit en 1974 sur les plans de l'architecte poitevin Jean Monge, le musée Sainte-Croix se dresse à la place de l'ancienne abbaye Sainte-Croix. C'est une vaste structure de béton et de verre, dans le plus pur style des années 1970. Il a en outre la particularité d'être construit sur un ancien site de fouilles dans son département Archéologie.

D’importants travaux récents ont libéré plus de 1000 m2 de surface d'exposition au sein du bâtiment. Il accueille en exposition permanente les époques de la préhistoire à l'art contemporain, en passant par la période médiévale et les Beaux-Arts. Il possède notamment plusieurs sculptures majeures de Camille Claudel.

Cour intérieure
Évariste Jonchère
(1892-1956) : L’Art du Théâtre (1937). Bronze

 

Paolo Veneziano (14e) : 14 fragments d’un polyptyque de l’atelier de Paolo Veneziano

Ec. Bourgogne ou Picardie : Sainte Barbe,un saint évêque et un cardinal en prière (c. 1450). Ce panneau est la partie droite d'une pietà, comme l'indiquent les pieds du Christ en bas à gauche. La partie centrale du triptyque semble perdue. Le panneau de gauche, représentant ste Catherine et un saint évêque est conservée au musée du Petit Palais à Avignon

François Nantré (16e) : Le Siège de Poitiers par l’amiral Gaspar de Coligny en 1569 (1619)

Anonyme(17e) : Le Miracle des clés

Ec. flamande(fin 15e ) : Portrait de Ferdinand d’Aragon

Antoine Lefrère (16e-17e) : Portrait du pape Adrien VI (1522)

Attr. à Ambrosius Bosschaert l’aîné (1573-1621) : Nature morte - Fleurs au papillon (17e)

Attr. à Aernout van der Neer (1603-77) : Paysage d’Hiver

Marten van Valckenborch (1534-1612) : L’Hiver (1585)      

Entour. Joos de Momper le jeune (1564-1635) : Voyageurs dans la montagne

Attr. Jan Brueghel de velours (1568-1625) : Allégorie de la Nuit

Frans Francken II (1581-1642) : Le Festin de Balthazar (début 17e)

 

Salle de Louis XIII

Guillaume Bertelot (1583-1648) : Statue de Louis XIII (1635). Marbre. Provient du pavillon d’entrée du château de Richelieu

Nicolas Guillain (1550-1639) : La statue funéraire de Claude de l’Aubespine (c. 1614). Marbre

Giovanni Lanfranco (1581-1647) : Élie et la Veuve de Sarepta (1625)

D’après Caravage (1571-1610) : Madeleine en extase (1610-20)

Jean-Baptiste Santerre (1651-1717) : Portrait de l’artiste Geneviève Blanchot (fin 17e)

Marie-Renée-Geneviève Brossard de Beaulieu (1760-1835) : La poésie pleurant la mort de Voltaire (1785)

François-Xavier Fabre (1766-1837) : Délia pleurant Corydon (1795)

Attr. François Boucher (1703-70) : Suzanne et les Vieillards (1740)

Jean-Baptiste-Marie Pierre (1714-89) : Aurore et Tithon (1747)

 

Salle de la petite fille en rouge

Jean Escoula(1851-1911) : Le Sommeil (1885). Marbre. Sculpture inspirée d'un poème de Victor Hugo

Alfred de Curzon (1820-95) : Dante et Virgile, sur le rivage du purgatoire, voient venir la barque des âmes que conduit un ange (1857)

François Édouard Zier (1856-1924) : Portrait de Madame Édouard Zier (1895 - à gauche)

Guillaume Dubufe (1853-1909) : Portrait de Mme Beauchamp et ses enfants, Christiane et François (1895)

Charles-Louis Müller (1815-92) : La Fête de la Raison dans Notre-Dame de Paris le 10 novembre 1793 (1878)

 

Autre vue de la salle

Jacques Pillard (1811-98) : L’Éducation de la Vierge (Salon de 1841)

Hippolyte Flandrin (1809-64) : La Mission des Apôtres pour réunir les nations dans une même foi (1861)

J-Paul Laurens (1838-1931) : Étude pour « La Mort de sainte Geneviève » (1880 - à gauche)

J-Paul Laurens : Cavalier de dos – Étude pour »Récit des temps mérovingiens » (c. 1887)

Evariste-Vital Luminais (1822-96) : Retour de Chasse (1867)

J-Baptiste Brunet (1849-1917) : La Nuit du Sabbat (1877)

Louis-Maurice Boutet de Monvel (1850-1913) : Marguerite et Marthe à l’église (Salon de 1894)

André Brouillet (Poitiers, 1857-1914) : La petite Fille en rouge (1895). Yvonne, fille adoptive du peintre

 

Jean-François Gechter (1795-1844) : Le Combat de Charles Martel et d’Abderame, roi des Sarrasins (c. 1833)

Stanislas Lépine (1835-92) : Neige sur Montmartre (1860)

Alfred Sisley (1839-99) : Le Village ou Une rue dans un village (1892)

Stanislas Lépine : La Seine à Saint-Cloud(c. 1880)

Eugène Boudin (1824-98) : Promeneurs sur la plage à Trouville (c. 1865)

Eugène Isabey (1803-86) : Marine(1828)

 

Alfred de Curzon (1820-95) : Saint Louis recevant la soumission du comte de la Marche et de sa famille, à Pons, près de Saintes (1874). Étude

Gustave Housez (1822-94) : Marie Stuart et Châtelard (1858)

Hippolyte Lecomte (1781-1857) : Le Réveil de Richard Cœur de Lion ou La Reine Bérengère (1834)

Léopold Burthe (1823-60) : Saint Sébastien(1852)

Léopold Burthe : Hercule aux pieds d’Omphale (1845)

Eugène Amaury-Duval (1808-85) : Ange de profil(1861 - en haut)

Jean-Dominique Ingres (1780-1867) : Étude de bras pour Tyndare dans « L’Apothéose d’Homère »(1827)

Victor Orsel(1795-1850) : Une Madeleine(1825)

Jean-Victor Bertin (1767-1842) : Vue de la ville de Phénéos et du temple de Minerve Caphyes (1801)

Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819) : Énée et Didon fuyant l’orage (1792)

Jan Wijnants(1632-1684) : Paysage à la Mare(1675)

D’après Nicolas Chaperon (1612-56) : L’Alliance de Bacchus et de Vénus

Anonyme : Portrait de Gilles Isaac, Maistre de l’Hôtel de France (1693)

Jean-Jacques Pradier, dit James(1792-1852) : Gisant de Melle de Montpensier (c. 1845). Plâtre

Jean Broc(1771-1850) : La Mort d’Hyacinthe(1801). Dans un esprit de renouveau, le mouvement des Barbus se crée au sein de l'atelier de Jacques-Louis David; Jean Broc en fut proclamé un temps le chef de file. Ces artiste réclamaient un retour à une peinture basée sur les motifs linéaires purs des vases grecs ou sur les compositions simples du début de la Renaissance italienne

Jacques Augustin Pajou (1766-1828) : Œdipe maudissant Polynice (1804). Fils du sculpteur Augustin Pajou

Gabriel-François Doyen (1726-1806) : Mars blessé par Diomède (1781)

 

Le voyage en Orient

Eugène Fromentin (1820-76) : Une Fantasia, Algérie (1869 - Salon de 1870)

Théodore Chassériau (1819-56) : L’Eunuque de la reine d’Éthiopie (1834)

Alfred Dehodencq (1822-82) : Une Noce juive à Tanger (1870)

Auguste François Biard (1799-1882) : Sultane dans un intérieur (c. 1835)

 

André Brouillet (1857-1914) : Violation du tombeau de l’évêque d’Urgel (1881)

André Brouillet : Ecce Homo (1880)

André Brouillet : Un Chantier (1883)

Jean Brunet(1850-1917) : Caron (1879). Caron passait sur une barque les morts à travers le fleuve Styx, vers le royaume d’Hadès

Léon Perrault (1832-1908) : Jeune Baigneur surpris par la marée ou Le petit Naufragé (1874)

Léon Perrault : Le premier Meurtre(1899). Caïn et Abel

 

Sarah Lipska(1882-1973) : Portrait de femme(1932)

Sarah Lipska: Antoine et ses rêves (1934

Chana Orloff(1888-1968 : Portrait de Mme Lipska, dite Femme au turban. Acajou

Sarah Lipska : Buste de Colette. Ciment teint

Max Ernst(1891-1976) : Petite Tortue(1967 et 1974). Marbre

 

Béatrice-Romaine Goddard, dite Romaine Brooks(1874-1970) : The Weeping Venus(1916-17 – « La Vénus triste »)

Romaine Brooks : Gabriele d’Annunzio, le poète en exil (1912)

Romaine Brooks : Portrait de Paul Morand(1925)

Antonio de La Gandara (1861-1917) : Portrait d’Ida Rubinstein (1913)

Albert Braïtou-Sala (1885-1972) : Portrait d’Elena Olmazu (1931)

Kay Sage(1898-1963) : Baskets (1938)

Bernard Boutet de Monvel (1881-1949) : Orphée (c. 1927)

Odette Pauvert (1903-66) : Psyché s’éveillant sur la montagne (1936)

Albert Marquet (1875-1947) : La Plage des Sables d’Olonne au remblai quadrillé (1933)

Maurice Marinot (1882-1960) : Étude d’Atelier

Attr. à Louis Anquetin (1861-1932) : Femmes à leur toilette (c. 1890)

 

Salle 11 – Auguste Rodin et Camille Claudel

Auguste Rodin (1840-1917) : Le Baiser(c. 1898-1918)

Camille Claudel (1864-1943) : Niobide blessée 1906). Bronze

Camille Claudel : Buste de Paul Claudel à 37 ans (1905). Plâtre

Camille Claudel : Buste d’Auguste Rodin(1892). Bronze

Camille Claudel : Femme lisant une lettre(1895-97). Plâtre

Camille Claudel : Profonde Pensée (1900). Marbre

Camille Claudel : La Fortune (c. 1904)

Camille Claudel : Jeune Femme aux yeux clos(c. 1885)

Camille Claudel : La vieille Hélène ou Vieille Femme (1885)

Camille Claudel : L’Abandon (1888). Bronze

Camille Claudel : La Valse (1895). Bronze

 

Auguste Leroux (1871-1954) : Maga("La Magicienne" - 1901)

William Laparra (1873-1920) : Les Fiancés(c. 1900)

Hermann Göhler (1874-1959) : Portrait de femme (1902)

Édouard Vuillard (1868-1940) : La Couture(c. 1902)

Pierre Bonnard (1867-1947) : Sur le Yacht(1906)

Piet Mondrian (1872-1944) : Femme à Oehle(1906)

Salle 12 - Le Symbolisme

Gustave Moreau (1826-98) : La Sirène et le Poète (1895)

Henry Daras(1850-1928) : Samson (1882)

Eugène Carrière (1849-1906) : Femme au sein nu (1894 - en hautt)

Odilon Redon(1840-1916) : L’Homme rouge(1905)

Giuseppe Gambogi (1862-1938) : Anthinéa. Marbre

Edgard Maxence (1871-1954) : Sérénité(1912)

Pierre Amédée Marcel-Béronneau (1869-1937) : Orphée démembré par les Ménades (1895)

Pierre Amédée Marcel-Béronneau : Le Christ marchand sur les eaux (1897)

 

Jean Gargot(17e) : Le Grand’Goule(1677).Bois polychrome. Cette figure est empruntée à la « Légende dorée » de sainte Radegonde, fondatrice de l’abbaye Sainte-Croix, patronne de Poitiers.

Vierge à l’Enfant (16e-17e). Calcaire polychrome

 

Artistes ou sujets poitevins 

Victor Béni-Gruié (1855-93) : Le vieux Poitiers (1883)

André Brouillet (Poitiers, 1857-1914) : Le petit Gardien de chèvres (1885)

Charles Descoust (1882-1974) : Au bord du Clain : Été  (1927)

Guillaume Gilbert (1862-1942) : Intérieur de l’église Saint-Hilaire de Poitiers (1914)

Emma Ruff(1884-1959) : Poitiers, Notre-Dame-la-Grande (1949)

Arthur Gué(1857-1916) : Place du marché Notre-Dame à Poitiers (1906)

Charles Lallemand (1826-1904) : Les Volliers, environs de Civray (c. 1882)

Raoul Carré(1868-1933) : Nature morte au Vase de Pivoines et au Cavalier chinois (1916 - à gauche)

Aristide Caillaud (1902-90) : Les Usines Renault (1947)

André Brouillet (Poitiers, 1857-1914) : L’Amour aux Champs (1888)

 

Paul Jouve(1878-1973) : Toutoum

Paul Jouve : Panthère tachetée et sa proie

Paul Jouve : Deux Perroquets

Charles Brun(1825-1908) : Portrait de Germaine Pichot (1881)

André Brouillet : Intimité : l’Heure du thé fumant et des livres fermés (1893)

André Brouillet : Autoportrait (1898)

Giovanni Battista Recco (1615-60) : Nature morte aux poissons et légumes

Marcel Favre(1907-72) : Le Colinot (1949)

 

 

Œuvres vues précédemment(2001) :

Phillips Augustyn Immenraet (1627-75) : Paysage

André Mervache (1498-1578) : Portrait de Guillaume Sacher (c. 1578)
Ec. flamande (fin 16e) : Adoration des Mages.
Ec. flamande (17e) : A Carthage,les dieux rappellent Énée à son destin.
Roeland Roghman (1620-86) : Paysage de montagne.

Everard Quirijnz van der Maes (1577-1647) : Très belle et importante série de 14 peintures (huile sur cuivre).
-Le Sacrifice d'Abraham - L'Annonciation - L'Annonce aux bergers - Jésus et la femme adultère - Flagellation - Le Couronnement d'épines (à l'arrière plan, Jésus devant Pilate) - Jésus présenté au peuple par Pilate (à gauche, 2 petits chiens, dont un caniche, gravissent des marches) - Jésus est cloué sur la croix - Jésus sur la croix entre la Vierge et St Jean l’Évangéliste - Mise au tombeau - La Résurrection - Le repas d'Emmaüs (2 apôtres) - L'Incrédulité de St Thomas - La Pentecôte.

Alfred de Curzon : Dominicains peignant leur chapelle (1866)

Alfred de Curzon : Sérénade dans les Abruzzes - Une Mère pauvre - Jeune Amour

Léon Perrault (Poitiers, 1832-1908) : Portrait de Henry Perrault à 17 ans (1884)
-Portrait d'Émile Perrault - Portrait de Harry.

Léopold Burthe (1823-60) : Ophélia - La jeune Fille à la fontaine

Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819) : Souche d'arbre dans une forêt.
Louis Laffitte (1770-1828) : Portrait de famille (1799)

Jules Marlet (1815-81) : Romains et Gaulois ou Bataille d’Alésia
Carolus-Duran (1864-1943) : Portrait de la mère du peintre.

Evariste Luminais (1822-96) : Famille vendéenne en prière - Braconniers bretons.

Léon Perrault
 : Le Vieillard et les trois jeunes gens (1861)

Paul Belmondo : Buste de jeune Garçon. Marbre

Robert Wlérick : ensemble d'œuvres.

Jean Fautrier (1898-1964) : Fille au tablier bleu (1925).

J.-Louis Forain – Manzana Pissarro - Paul Guigou - Armand Guillaumin – Charles Lacoste – Maximilien Luce

Alfred Courmes (1898-1993) : Le Départ. Le soldat qui quitte sa femme et son enfant, a une tête de mort.
Henri de Waroquier – O. Debré - Robert Couturier - J.-Pierre Pincemin 

Bernard Pagès - Daniel Dezeuze - Jean Degottex - Richard Serra

Raymond Hains - Martial Raysse - François Morellet - Jean Dewasne.

 

Département archéologie

Statue d’Athéna, marbre romain découvert à Poitiers en 1901 (IerIIe siècle ap. J.-C.)

 

Exposition temporaire : « Le voyage en Italiede Louis Gauffier» -  14 octobre 2022 – 12 février 2023

Première rétrospective consacrée au peintre Louis Gauffier (1762-1801) né à Poitiers. Cette exposition s’est tenue au musée Fabre de Montpellier, pendant l’été 2022.

Lauréat du Prix de Rome, il rejoint Rome en 1784, et passe toute sa carrière en Italie jusqu’à sa mort prématurée en 1801. Gauffier est un peintre d’histoire, mais aussi portraitiste et peintre de paysages. Cette exposition invite à un voyage entre Rome et Florence.

Peintures d’histoire

Louis Gauffier (Poitiers, 1762-1801) : La Cananéenne aux pieds du Christ (1784 - Poitiers). Après deux tentatives infructueuses, Gauffier obtient, avec ce tableau, le prestigieux prix de peinture de l'Académie (Prix de Rome)

Jean Germain Drouais (1763-88) : La Cananéenne aux pieds du Christ (1784 – Louvre)

Louis Gauffier (Poitiers, 1762-1801) : La Cananéenne aux pieds du Christ (1784). Étude préparatoire (en haut)

Jean Germain Drouais (1763-88) : La Cananéenne aux pieds du Christ (1784). Étude préparatoire (en bas)

Louis Gauffier et Pauline Gauffier, née Châtillon (1772-1801) : Portrait de la famille Gauffier (1793 - Florence)

Louis Gauffier : Le Sacrifice de Manué, dit aussi La prédiction de la naissance de Samson (1786)

Louis Gauffier : Jacob et les Filles de Laban (1787 - Louvre)

Louis Gauffier : L’Apparition des Anges à Abraham (1793 - Fontainebleau)

Louis Gauffier : Les Femmes romaines suppliant la famille de Coriolan (1792 – Fontainebleau)

Louis Gauffier : La générosité des Femmes romaines (1790 - Poitiers)

Louis Gauffier : Ulysse et Nausicaa(1798)

 

Thomas Hope, anticomane

Jacques Sablet (1749-1803) : Portrait de Thomas Hope jouant au cricket (1798)

Louis Gauffier : Le Repos de la sainte Famille en Égypte (1792 - Poitiers)

 

La peinture en plein air et le paysage

Louis Gauffier : Vue sur la vallée de l’Arno à Florence (1795 - Montpellier)

 

Gauffier, portraitiste à Florence

Jacques Sablet : Portrait d’un artiste dans la Campagne romaine (1789)

Louis Gauffier : Onze réductions de portraits(1794-1801). Ces petites peintures sont des répliques. Gauffier avait l’habitude de peindre des réductions de ses portraits qui lui permettaient d’en peindre d’autres versions, mais aussi de présenter l’étendue de son savoir-faire à de nouveaux clients.

Louis Gauffier : Portrait de Lourenço José Xavier de Lima (1767-1839), futur premier comte de Mafra (1793 – coll. part.)

Louis Gauffier : Portrait de Lourenço José Xavier de Lima (1767-1839), futur premier comte de Mafra, avec son cheval(1795 – coll. part.)

Louis Gauffier : Portrait de Godfrey Vassali Webster, quatrième baronnet (1794)

Louis Gauffier : Portrait de jeune homme avec son chien (1796 – coll. part.)

Louis Gauffier : Portrait de Thomas Penrose(1769-1851) (1798 – Minneapolis)

Louis Gauffier : Portrait du peintre Guillaume Joseph Coclers Van Wyck (1797 – Montpellier)

Louis Gauffier : Portrait de Joseph Saint-Cricq(1771-1803), commissaire ordinaire des guerres de première classe (1801 – Paris, Marmottan)

Louis Gauffier : Portrait de la famille Salucci (1800 – Paris, Marmottan)

Louis Gauffier : Portrait d’un adjudant-commandant de l’armée française dans la campagne toscane (c. 1801)

 

Une journée à Vallombrosa

Louis Gauffier : Vue de Vallombrosa, abbaye des Apennins (1797 – Montpellier)

Louis Gauffier : L’Abbaye de Vallombrosa et le val d’Arno vus du Paradisino (1797 – Philadelphie)

Louis Gauffier : L’Adieu aux Moines de Vallombrosa (1797 – Philadelphie)

François-Xavier Fabre (1766-1837) : Portrait de Francesco Fornacciari, ermite de Vallombrosa (1798 – Montpellier)

 

 

 

 

ANGERS - M. David d'Angers

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Musée David d’Angers

 (département : Maine-et-Loire – 49)

 Visite le dimanche 6 novembre 2022

Pierre-Jean David, dit David d’Angers (Angers, 1788 -1856) est un sculpteur et médailleur français, représentatif du romantisme dans la sculpture française du XIXe siècle.

À Paris, en 1808, David sculpte des ornements à l’arc de triomphe du Carrousel sous la direction de Besnier, puis il travaille sur une frise du palais du Louvre.

En 1810, Il remporte le second prix de sculpture, et en 1811 le grand Prix de Rome avec le bas-relief La Mort d’Epaminondas. Il part comme pensionnaire de l’Académie de France à Rome.

Le pouvoir royal lui confie l’exécution de la Statue du Grand Condé, qui figure dans la cour d’honneur du château de Versailles. En 1825, sa réputation établie, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur et, en 1826, il est élu membre de l’Institut de France et nommé, le 11 janvier 1826, professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris.

Il produit une quantité de monuments, tombeaux, statues, bustes, et bas-reliefs, dont le célèbre fronton du Panthéon de Paris en 1837.

Mais en 1852, après le coup d’Etat de Napoléon III, il doit quitter la France et s'exiler en Grèce. Sa santé déclinant, il rentre en France où il meurt le 6 janvier 1856 à Paris. Il est inhumé à Paris au cimetière du Père Lachaise.

L’Abbaye Toussaint d’Angers – Entrée

L'abbatiale, rebâtie au milieu du XIIIe siècle suivant un plan en tau, est encore debout aujourd'hui. La construction d'une nouvelle charpente avec une toiture en verre a permis de sauver l'édifice de la destruction complète et d'y transférer en 1984 la galerie David d’Angers. Cloître et chevet

Vue de la nef depuis l’entrée

Marquis de Bonchamp. Plâtre. Surmoulage en 1883. Modèle original en 1825. Le marquis de Bonchamp, chef vendéen, combat à la tête de l’insurrection contre-révolutionnaire. Il est mortellement blessé devant Cholet le 15 octobre 1793. Avant de mourir, il ordonne la grâce des 5 000 républicains emprisonnés dans l’église de Saint-Florent-le-Vieil. Le Père de David d’Angers en faisait partie.

Le marbre original est installé dans le chœur de l’abbatiale de Saint-Florent-le-Vieil

Le roi René(1819). Plâtre.

L’original en pierre est installé sur le Cours Mirabeau à Aix-en-Provence

Quelques petites statues (plâtres) qui entourent la statue du roi René installée devant l’entrée du château d’Angers

Cardinal de Cheverus (1844). Plâtre. La statue est inaugurée à Mayenne, sa ville natale, en août 1844

Xavier Bichat (1843). Plâtre. Professeur à l’école de médecine et médecin à l’Hôtel-Dieu de Paris. Monument érigé en 1843 à Bourg-en-Bresse (commune proche du lieu de naissance de Bichat)

Xavier Bichat (1855). Plâtre. Dernière sculpture monumentale de David.

Ambroise Paré (1839). Plâtre. Chirurgien et anatomiste, considéré comme le père de la chirurgie mosderne

Ambroise Paré. Statue en bronze à Laval

Philopoemen(1837). Plâtre. Guerrier grec. Commande du gouvernement de Louis-Philippe pour le jardin des Tuileries

Johannes Gutenberg (1840). Vers 1540, il invente les caractères métalliques mobiles servant à l’imprimerie. La statue est accompagnée de quatre bas-reliefs évoquant la diffusion de l’imprimerie sur les quatre continents (Europe et Asie)

Gutenberg. La statue en bronze est inaugurée à Strasbourg en présence de David, en juin 1840.

Georges Cuvier (1838). Un des fondateurs de l’anatomie comparée. Professeur au muséum de Paris. Représenté vêtu de son costume universitaire

Jean Bart(1845). Corsaire intrépide, il participe à de nombreuses batailles navales. La statue en bronze est inaugurée en 1845 à Dunkerque

Fénelon(1826). François Armand de Salignac de La Mothe-Fénelon, dit couramment Fénelon, surnommé « le Cygne de Cambrai », est un homme d'Église, théologien, pédagogue et écrivain français. Archevêque de Paris

Fénelon. La sculpture en marbre orne son tombeau dans la cathédrale de Cambrai

De gauche à droite, Maréchal Gouvion Saint-Cyr (1838) – FénelonGénéral Maximilien Foy (1827). Plâtres

Le tombeau du général Foy est orné de bas-reliefs qui illustrent des épisodes de sa vie : Génie de l’éloquence et génie de la Guerre - Le général Foy à la chambre des députés – Bataille en Espagne – Les Funérailles du général Foy

Tombeau du général Foy au Père Lachaise

Dominique Jean Larrey (1846). Plâtre. Chirurgien en chef de la Grande armée de Napoléon. Les bas-reliefs évoquent les batailles auxquelles il a participé : Bérésina – Pyramides – Austerlitz

Général Jacques Nicolas Gobert (1847). Plâtre. Général de division dans l’armée sous la Révolution, le Consulat et l’Empire. Il est tué à la bataille de Baylen (Espagne) en 1808. Des bas-reliefs ornent le socle de la statue

Tombeau du général Gobert au Père Lachaise

Vue vers la nef

Fronton du Panthéon

Othryadès. Plâtre réalisé en 1810 à l’École des Beaux-Arts à Paris. Guerrier spartiate qui donne la victoire à l'État lacédémonien à la bataille des Champions en -544

La Mort d’Epaminondas. Avec ce bas-relief en plâtre, David gagne le Premier Prix de Rome en 1811

Étude des deux soldats de gauche pour « La Mort d’Epaminondas » (1811). Crayon

Étude de nu pour le personnage d’Epaminondas (1811). Crayon

La Jeune Grecque (1827). Plâtre. Elle est en train de déchiffrer le nom de Marco Botzaris (gravé dans la pierre), l’un des chefs grecs de la guerre d’Indépendance contre les Turcs (1821-23). Il meurt en 1823 lors du siège de Missolonghi.

Grand Condé (1817). Plâtre. Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé, cousin de Louis XIV, l’un des meilleurs généraux du XVIIe siècle.

L’Enfant à la grappe (1827). Plâtre

Profil de Claude Joseph Rouget de l’Isle (1829). Médaillon en marbre. Le profil est entouré par le texte et la musique de son œuvre la plus célèbre.

Hannibal enfant (1832). Buste en plâtre

Charles Poupard (1810). Ce buste en plâtre représente son ami de jeunesse, le lieutenant Poupard (premier buste connu de David)

 

Sur la mezzanine– Vue vers la nef

Joseph Barra(1838). Marbre. Jeune soldat républicain tué à 14 ans par les Vendéens pendant la guerre de Vendée.

Nombreux bustes de personnages illustres

A gauche – Karl Gustav Carus (1835). Plâtre. Médecin et philosophe – Antoine Laurent de Jussieu (1837). Terre cuite. Botaniste, directeur du Muséum à Paris

Victor Hugo (1837). Terre cuite. Poète et romancier

De gauche à droite –1- Johann Wolfgang von Goethe (1831). Poète –2- Alexandre Humboldt (1843). Naturaliste –3- François-René de Chateaubriand (1829). Écrivain –4- Honoré de Balzac (1844). Romancier

 

 

 

 

ANGERS - M. Beaux-Arts

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Musée des Beaux-Arts

(département : Maine-et-Loire – 49)

Dernière visite du musée le dimanche 6 novembre 2022

Le musée des Beaux-Arts est installé depuis 1796 dans l’hôtel particulier du Logis Barrault (XVe s.), fleuron de l’architecture civile de la Renaissance, ainsi que dans le Grand séminaire (XVIIe et XVIIIe s.).

Les œuvres présentées sont issues de nombreux dons, legs, acquisitions ou dépôts.

Sous le Directoire, Angers fut l’une des villes les mieux servies et les mieux dotées par des envois de l'État (en 1798-99), grâce à, Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux, l’un des Directeurs du gouvernement (né en Anjou).

En 1859, Lancelot-Théodore Turpin de Crisséenrichit les collections du musée par un important legs : antiquités égyptiennes, grecques et romaines, bronzes antiques, vases grecs, verreries, émaux et faïences, plusieurs dessins, nombreux tableaux dont ceux de Jean Auguste Dominique Ingres (Paolo et Francesca), et quelques Primitifs dont un triptyque de l'école d'Avignon. D’autres legs suivront.

Après 5 années de travaux de rénovation et d’extension, le musée a rouvert ses portes en 2004.

Le parcours Beaux-Arts présente une riche collection de peintures ponctuée d’objets d’art et de sculptures, retraçant chronologiquement les différents courants artistiques du XIVe au XXe siècles. Deux salles au premier étage, restaurées par les Monuments historiques, sont consacrées aux Primitifs du XIVe siècle (français, italiens et flamands) et aux objets d’art de la fin du Moyen Age et de la Renaissance, mais aussi aux écoles du Nord des XVIeet XVIIe siècles, aux écoles françaises et italiennes des XVIe et XVIIe siècles

Au deuxième étage, le visiteur découvre les œuvres du XVIIIe siècle sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, puis les grands tableaux de la première moitié du XIXe siècle.

Au premier étage, une grande salle est consacrée à l’art moderne du XXe siècle et à l’art contemporain. Enfin, au rez-de-chaussée, la salle Gumery présente des toiles grand format de la deuxième moitié du XIXe siècle et des sculptures.

Le cabinet d’arts graphiques du musée des Beaux-Arts d’Angers conserve plus de 13 500 dessins, ce qui en fait l'une des collections les plus riches de France.

Au sous-sol, de vastes espaces sont consacrés aux expositions temporaires.

Une exposition temporaire : « Jules-Eugène Lenepveu(1819-1898) – Peintre du monumental » - 24 juin 2022 – 8 janvier 2023

 

Sur la place Saint-Eloi, devant l’entrée du musée – Bronze de Igor Mitoraj (1944-2014)

Cour intérieure (ancienne entrée du musée)

Dans la cour du musée – Sculpture de Niki de Saint-Phalle (1930-2002)

 

Premier étage

Attr. à Francesco Pisano (14e) : Vierge à l’enfant Jésus. Sur bois

Anonyme, Avignon(14e) : La Crucifixion(c. 1380). Marie, Jean-Baptiste et Marie-Madeleine sont rassemblés autour de la croix. Une Annonciation est représentée dans la partie supérieure des volets. Sur le volets de gauche, St Sébastien et Ste Catherine d’Alexandrie, ainsi que le commanditaire agenouillé. Sur le volet de droite, deux saints évêques. Sur bois

Segna di Bonaventura (Sienne 1280-1331) : Le Jugement dernier. Le Christ dans une mandorle

Sandro Botticelli(1445-1510) : La Vierge, saint Jean-Baptiste et un ange adorant l’enfant Jésus (fin 15e). Sur bois

Domenico di Zanobi(fin 15e-début 16e) : La Vierge et saint Jean-Baptiste adorant l’enfant Jésus (fin 15e). Sur bois

Atel. de Raffaello Sanzio, dit Raphaël(1483-1520) : La sainte Famille à L’Agneau. Original au Prado. Sur bois

Maître à l’œillet de Baden (vers 1500) : LaCirconcision. Sur bois. Nombreux personnages. Jésus dans les bras du prêtre assis. Le sang gicle. La Vierge à l’extrême gauche.

Pietro Vanucci, dit Il Perugino(1445-1523) : St Sébastien et St Jérôme. Sur bois

Anonyme, Florence : Le Siège de Carthage par Scipio Aemilianus, en 146 avant JC (fin 15e). Sur bois. Élément d'un cassone (coffre de mariage)

Maître de la Rédemption du Prado : Vierge à l’Enfant entourée des saints Jean-Baptiste, Pierre, Côme et Damien (1460-80). Sur bois

Anonyme, Pays-Bas : Portrait d’un homme (16e). Sur bois

Anonyme, Angleterre(16e– proche de Hans Eworth) : Portrait d’une Dame anglaise (1560-70). Sur bois

Ambrosius Benson(1495-1550) : Portrait d’Andrea Alciati

Maître de Ste Gudule
(fin 15e) : Le Christ devant Pilate (c. 1430). Sur bois

Maître de Hoogstraten(16e) : Crucifixion (c. 0505). Sur bois. Jésus entouré de 5 personnages

Jean Bellegambe(1470-1534) : Triptyque sur bois (c. 1505). - Vierge et l’enfant Jésus (au centre). Volet gauche, saint Guillaume (en armure). Volet droit, un abbé (commanditaire ou donateur)

Le Siècle d'or, Flandres et Hollande - XVIIe et début XVIIIe s.

Adrien Pieterz Van de Venne (1589-1662) : Moïse frappant le rocher

Jacob Jordaens(1593-1678) : Autoportrait (c. 160)

Pieter van Lint(1609-90) : Les Vierges sages et les Vierges folles. Sur bois

Hendrick van Balen(1575-1632) - Jan Brueghel de velours(1568-1625) : Le Banquet des dieux (c. 1606-10). Sur cuivre

Hendrick van Balen : La sainte Famille dans un Jardin

Roelof Jansz van Vries(1631-81) : Paysage

Jakob Isaakszoon Ruysdael (1625-82) : Paysage(1653)

Attr. à Peeters Gillis l’Ancien (1612-53) : Paysage

Abraham Storck(1644-1708) : La Flotte hollandaise dans la rade d’Amsterdam

Nicolas Vleughels(1668-1737) : La Diseuse de bonne aventure

Nicolas Vleughels : Hérodiade présente la tête de St Jean-Baptiste à Hérode

Karel de Moor(1656-1738) : Jardinières (à gauche)

Karel de Moor : Partie de plaisir

Willem van Mieris(1622-1747) : L’Enlèvement des Sabines (1698). Sur bois

Entour. de Pierre-Paul Rubens : Silène ivre (17e)

Jan Thomas van Yperen(1617-73) :St Sébastien couronné de laurier par 2 anges

 

Philippe de Champaigne(1602-74) : Le Souper d’Emmaüs(c ; 1656). Envoi de l’Etat en 1799

Michel Corneille(1642-1708) : La Vierge, l’enfant Jésus et saint J.-Baptiste. Envoi de l’Etat en 1799

Nicolas Loir(1624-79) : Moïse sauvé des eauxEliézer et Rébecca.

Philippe de Champaigne : Jésus retrouvé au Temple par ses parents (1663). Envoi de l’Etat en1799

Jacques Stella (1596-1657) : La sainte Famille. 3 personnages. Joseph tient un panier contenant des fruits (pomme et raisins). Entré en 1799

Attr. à Charles de La Fosse (1636-1717) : La Résurrection du Christ - Le Christ et la Madeleine.

Charles Le Brun(1619-90) : Hercule Terrassant Diomède. Entré en 1799

Pierre Mignard(1612-95) : La Vierge, l’Enfant Jésus et saint J-Baptiste (c. 1648). Envoi de l’Etat 1799

François de Troy(1645-1730) : Portrait de Marie-Thérèse d’Autriche, reine de France. Envoi de l’Etat en 1799

Antoine Coypel(1661-1722) : L’Olympe (c. 1703). Esquisse pour le plafond de la galerie d’Enée au Palais royal de Paris

Raffaello Vanni(1587-1673) : Mardochée comblé d’honneurs par Assuérus – Esther devant Assuérus

Pier Francesco Mola(1612-66) : Agar au désert.

Giuseppe Baldrighi(1723-1703) : La Charité romaine(1753)

Giambattista Tiepolo(1696-1770) : Apothéose de la famille Pisani (1761). Esquisse d’un plafond

Francesco Guardi(1712-92) : La Giudecca à Venise – San Simeone piccolo

Francesco Solimena(1657-1747) : Annonciation (c. 1690). Envoi de 1820

Lorenzo Lippi(1606-65) : Allégorie de la Simulation ou Femme au masque (c. 1640).

 

Deuxième étage

Luca Giordano(1632-1705) : La Vierge adorant l’enfant Jésus endormi. A l’arrière plan, Joseph (à gauche), et 8 angelots. Envoi de 1820.

Luca Giordano : Adam et Eve, et leurs enfants Caïn et Abel


Jusepe Ribera(1590-1652) : St Pierre repentant

Jean Restout (1692-1768) : Le Bon Samaritain(1736). Envoi en 1798

Charles-André Van Loo, dit Carle Vanloo  (1705-65) : St Augustin en extase(c. 1750)

Carle Van Loo (1705-65) : Enée sauve son père Anchise et son fils Ascagne de l’incendie de Troie (1729). Envoi de 1799

Carle van Loo : Ste Clothilde au pied du tombeau de St Martin

Alexandre François Desportes (1661-1743) : Fleurs, fruits, animaux et gibier mort (1714). Très beau chien blanc. Envoi en 1798

Noël Hallé(1711-81) : Les Génies de la Poésie, de l’Histoire, de la Physique et de l’Astronomie (1761)

François Boucher(1703-70) : Les Génies des Arts(1761). Pendant du tableau de Noël Hallé. Commandé par le frère de Mme de Pompadour, ce tableau a servi de carton de tapisserie

Jean-Honoré Fragonard(1732-1806) : Céphale et Procris – Jupiter, sous les traits de Diane, séduisant Callisto (c. 1750)

J-François de Troy(1679-1752) : Vénus et l’Amour piqué par une abeille (c. 1750)

Etienne-Maurice Falconet(1716-91) : Buste du Dr Camille Falconet (1760). Marbre

Jean-Baptiste Lemoyne II() : Buste du maréchal Ulrich Frédéric Valdemar, comte de Lewender (1750). Terre cuite

J-Baptiste Van Loo(1684-1745) : Renaud dans les bras d’Armide (c. 1735)

Jean-Honoré Fragonard : Corésus et Callirrhoé (c. 1765). Esquisse d’une toile du Louvre. Entré en 1799

Jean-François de Troy : Bethsabée au bain (1727). Entré en 1799

J-Baptiste Pater(1695-1736) : Les Baigneuses (c. 1725). Entré en 1799

Jean-Antoine Watteau(1684-1721) : La Déclaration attendue (c. 1716). Entré en 1799

Jean Siméon Chardin(1699-1779) : Fruits, bouteille et pot de faïence (c. 1765). Entré en 1799

Jean Siméon Chardin : Corbeille de raisins, avec trois pommes d’api, une poire et deux galettes (1764). Entré en 1799

Jean Siméon Chardin : Pêches et Prunes (c. 1764). Entré en 1799

J.-Jacques Bachelier(1724-1806) : Canard contre une planche (1753). Entré en 1799 (en haut)

J-Louis Prévost(1760-1810) : Fleurs et Fruits. Entré en 1799 (à droite)

Gérard van Spaendonck(1746-1822) : Vase avec un bouquet de fleurs (c. 1775). Entré en 1799


Louis-J.-François Lagrenéel’Aîné (1725-1805) : Mercure confie Bacchus enfant aux Nymphes de l’île de Naxos (1773). Envoi de 1798 (en haut)

J-Jacques Lagrenéele jeune (1739-1821) : Un Mariage antique (1776). A l’arrière plan à gauche, 2 jeunes hommes dénudés. Envoi de 1798

François-Guillaume Ménageot(1744-1816) : Cléopâtre rendant un dernier hommage au tombeau d’Antoine. Très grand. Envoi de 1798.

François-Guillaume Ménageot : Astyanax arraché des bras de sa mère. Esquisse et grand format : composition inversée, nombreux détails différents. Envoi de 1798

Baron François Pascal Simon Gérard(1770-1837) : Portrait de Louis-Marie de La Réveillère-Lépeaux. Fait partie du Directoire dès 1795. Enrichit le musée d’Angers par des envois

Baron François Gérard : Joseph reconnu par ses frères (1789). Concours pour le prix de Rome en 1789. Envoi en 1798 (en haut)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (Montargis 1767-1824) : La Mort de Tatius. Troisième tentative au concours du Prix de Rome en 1788. GrandPrix de Rome en 1789.Envoi en 1799 (en bas)

Attr. à Joseph-Marie Vien(1716-1809) : Portrait de Jacques-Louis David adolescent (c. 1765)

Joseph-Marie Vien : Le Retour de Priam avec le corps d’Hector(1785). Etendu sur un chariot au premier plan. Grand format. Envoi en 1798

François-André Vincent(1746-1816) : Hercule et Antée(1774)

François-André Vincent : Le Combat des Romains et des Sabins interrompu par les femmes Sabines (1781). Grand format. Envoi de 1799

Siméon Berthélemy(1743-1811) : Eléazar préférant mourir que de manger de la chair défendue (1789). Envoi de 1799

Jean Antoine Houdon(1741-1828) : Buste de François Marie Arouet, dit Voltaire(1778). Marbre

Jean Antoine Houdon : Buste de Charles François Dumourier(1792). Terre cuite

Jean Barbault
(1718-1762) : Ruines avec la Pyramide de Sextius (1754). Envoi en 1799

 Jean Barbault : Ruines avec la statue d’Esculape (c. 1754) Envoi en 1799

J-Baptiste Greuze (1725-1805) : Portrait de l’abbé Duboys (1785)

J-Baptiste Greuze : Portrait présumé de Mme de Porcin. Entré en 1799

J-Baptiste Le Prince (1692-1768) : L’Amour à l’espagnole (1773)

J-Baptiste Le Prince : Le Concert russe

J-Baptiste Lallemand(1710-1805) : Marine, Soleil couchant (1761). Entré en 1799

Claude-Joseph Vernet(1714-89) : Marine, effet d’orage(1750). Envoi de 1799

Et autres œuvres.

Hubert Robert(1733-1808) : La Fontaine de Minerve à Rome (1772). Entré en 1799

Pierre Antoine Demachy(1723-1807) : Arc de Triomphe(c. 1779. Entré en 1799

Antonio Canova(1757-1822) : Buste de Napoléon Bonaparte. Marbre

 

Pierre-Jean David
, dit David d’Angers (1788-1856) : Le jeune Berger (1816)

Antoine Etex (1808-88) : Hyacinthe renversé et tué par le palet d’Apollon (1829). Marbre

J.-Pierre Cortot (1787-1843) : Narcisse (1818). Marbre

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (1782-1859) : Alexandrie, vue de la ville et de la Colonne de Pompée (1800)

Etienne Barthélémy Garnier (1759-1849) : Eponine et Sabinus (1810). Envoi en 1816

J-Baptiste Mauzaisse(1784-1844) : Arabe pleurant son coursier mort (1812). Envoi en 1820

Eugène-Marie-François Devéria(1808-65) : La Mort de Jeanne d’Arc(1866)

François Dubois(1790-1871) : Marguerite d’Anjou prise par des brigands (1832)

François Alexandre Pernot (1793-1865) : Les Fossés de Vincennes en 1815 (1822)

Henri de L’Etang(1809-73) : Clotilde demandée en mariage par Clovis est emmenée par Aurélien, ambassadeur de ce prince(1837)

Pierre Puvis de Chavannes (1824-98) : Noli me tangere (c. 1857)

Emile Signol(1804-92) : Réveil du Juste, Réveil du Méchant. (1835)

Henri Lehmann(1814-82) : Jérémie prophète dictant ses prophéties (1842)

Alexandre-Victor de Lassus(1781-1830) : Haradian Barberousse(1822). Envoi de l’Etat en 1826

Louise-Marie-Jeanne Hersent(1784-1862) : Le Prophète Elie ressuscitant le fils de la veuve de Sareptha (1819)

Jean-Auguste-Dominique Ingres(1780-1867) : Deux têtes d’homme (à gauche)

Jean-Auguste-Dominique Ingres : Les Tragiques Grecs (1866) (à droite)

Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : La Jalousie. Deux esquisses (c. 1802)

Antoine-Laurent Dantan(1798-1878) : Buste de Pierre-Narcisse Guérin(1866). Marbre

 

Les peintres en Italie – 1ère moitié du XIXe siècle

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (1782-1859) : Vue du Temple de Vesta à Tivoli (1831)

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé : Venise, intérieur de la chapelle de Saint-Marc (1839)

François Marius Granet (1775-1849) : Intérieur de l’église d’un couvent de Capucins (c. 1830)

Guillaume Bodinier(1795-1872) : La demande en Mariage ; costume d’Albano près de Rome (1825)

Guillaume Bodinier : La Vendetta

Guillaume Bodinier : Brigand mourant (1824)

Guillaume Bodinier : Jeune Fille italienne à la Fontaine(c. 1835)

Guillaume Bodinier: Jeunes Baigneurs sur un rocher à Capri

Claude-Félix-Théodore d’Aligny, dit Caruelle d’Aligny(1798-1871) : Vue prise à Capri, royaume de Naples (1841)

François Marius Granet : La Villa Médicis (c. 1808)

J-Baptiste Camille Corot (1796-1875) : Campagne de Rome (1827)

J-Baptiste Camille Corot : Temple de Minerve Medica (1826). Esquisse

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (1782-1859) :Le Chasseur de l’Apennin (c. 1822)

Jean-Charles-Joseph Rémond(1795-1875) : Vue prise à Olevano(1828)

Jean-Auguste-Dominique Ingres : Paolo et Francesca (1819)

Auguste Couder(1789-1873) : Une scène de Roméo et Juliette de Shakespeare (c. 1820)

Jules-Joseph Dauban(1822-1908) : Réception d’un étranger chez les Trappistes (1864)

 

Pierre Puvis de Chavannes (1824-98) : Melle de Sombreuil buvant un verre de sang pour sauver la vie de son père (1853)

Eugène Devéria(1805-65) : La lecture de la sentence de Marie Stuart (1826)

Théodore Géricault(1791-1827) : Le Naufrage du radeau de la Méduse (1819). 4e esquisse, dite « esquisse Bessonneau »

Ary Scheffer (1795-1858) : Ste Elisabeth de Hongrie distribuant ses bijoux aux pauvres (1829)

Isidore Patrois(1815-84) : Jeanne d’Arc insultée dans sa prison (1866)

Antoine-Jean Gros(1771-1835) : Portrait de Léonor Drouin (1827)

Louis-André-Gabriel Bouchet(1759-1842) : Portrait de Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (c. 1807)

Marcellin Desboutin(1823-1902) : Le Sâr Joséphin Péladan (1891)

Jacques-Emile Blanche(1861-1942) : Portrait de Emily Montgomery-Lang (1911)

Jean-Jacques Henner(1829-1905) : Portrait de Melle Laura Leroux (1898)

Jean-Jules Antoine Lecomte du Noüy (1883-1947) : Mort pour la Patrie (1892)


J-Paul Flandrin(1811-1902) : Les environs de Marseille (c. 1859)

 

Johan-Barthold Jongkind (1819-91) : Vue de Paris, la Seine, l’Estacade (1853)

Eugène Boudin (1824-98) : Pont de Camaret (1872)

Alfred Sisley(1839-98) : La Seine, vue des coteaux de By (1881)

Henri Lebasque (1865-1937) : Le Goûter sur l’Herbe (1903)

Claude Monet(1840-1926) : LeTrain dans la campagne (c. 1871)

Maurice Denis (1870-1943) : Saint Georges aux Rochers rouges (1910)

Georges Ribemont-Dessaignes (1884-1974) : Paysage de bord de mer (c. 1907)

 

Salles d’art contemporain

Alexis Mérodack-Jeaneau (1873-1919) : La Montreuse de singe – La Danseuse jaune – L’Ecuyère verte (1913)

Bengt Lindström (1925-2008) : Visage-paysage (1997)

Jan Voss (1936-) : Grand Triangle (1988)

Bertrand Lavier (1949-) : Rue du Pont Louis-Philippe (2000)

Benjamin Vautier, dit Ben (1935-) : Est-ce bien de l’art ?

Agnès Thurnauer (1962-) : Grande prédelle rouge (2009)

Philippe Cognée (1957-) : Recyclage n° 3 (2005)

Gérard Garouste (1946-) : Gardien de l’anneau (1990). Bronze

Daniel Tremblay (1950-85) : Sans titre (1982)

Michel Blais(1941-) : Pour Daniel Tremblay(1985)

Charles Christopher Hill (1948-) : Pindal(2001)

Niele Toroni(1937-) : Empreinte de pinceau n°50 répétées à intervalle régulier (30 cm) (1996)

Salle consacrée à François Morellet(1926-2016) – plusieurs œuvres

 

Salle Charles Gumery – Grands formats

Charles-Alphonse-Achille Gumery (1827-71) : La Danse (1871). Pierre. Était destinée à remplacer la sculpture de Carpeaux devant l’opéra

Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : La Mort de Priam. 4,35 x 6,30m. Grande toile restée inachevée en 1833. Grand Prix de Rome en 1797

Pierre-Narcisse Guérin (1817) : La Mort de Priam (1833). Esquisse préparatoire

Eugène Appert(1814-67) : Néron à Baïes (1839)

Pierre-Jules Cavelier (1814-96) : Cornélie, mère des Gracques (1855). Plâtre

Hippolyte Maindron (1801-84) : Sainte Geneviève désarme Attila (1848). Plâtre. Le marbre est dans l’église Notre-Dame de Cholet

Henri Gervex (1852-1929) : Diane et Endymion 1875)


Cabinet d’arts graphiques

Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : Académie masculine

Joseph-Ferdinand Lancrenon (1794-1874) : Académie masculine

Jules-Elie Delaunay (1828-91) : Amphion (fils de Zeus et d’Antiope)

 

 

Exposition temporaire– « Jules-Eugène Lenepveu (1819-98) – Peintre du monumental »

Joséphine Berthault (1853-1923) : Portait de Jules-Eugène Lenepveu(1891 - Angers) et photo de son atelier

Jules-Eugène Lenepveu : Le Martyre de St Saturnin (1847 – coll. part.)

Jules-Eugène Lenepveu : Cincinnatus recevant les députés du Sénat (1844). Second prix de Rome

Jules-Eugène Lenepveu : Torse, concours de la demi-figure(1845 – ENSBA de Paris)

Jules-Eugène Lenepveu : Alexandre et son médecin Philippe(Angers). Concours du prix de Rome en 1846

Jules-Eugène Lenepveu : La Mort de Vitellius (1847 – ENSBA de Paris). Premier prix de Rome en 1847

Paul Baudry (1828-86) :La Mort de Vitellius (1847 – La Roche-sur-Yon). Second prix de Rome en 1847

Jules-Eugène Lenepveu : Moines dans un cloître (entre 1848 et 1853 – Coll. part.)

Jules-Eugène Lenepveu : Adam et Eve chassés du Paradis (1844 – Coll. part.)

Jules-Eugène Lenepveu : St Ambroise interdit l’entrée de l’église à l’empereur Théodose (1876 - Angers). Fusain. Carton préparatoire à taille d’exécution pour la chapelle St-Ambroise de l’église Saint-Ambroise à Paris

Eugène-Hippolyte Maindron (1801-84) : Velléda (1839 – Angers). Plâtre (à gauche)

Jules-Eugène Lenepveu : Velléda, effet de lune (1883 – Quimper). Prêtresse gauloise rendue célèbre par Chateaubriand

Jules-Eugène Lenepveu : Esquisse du plafond du Grand Théâtre d’Angers (1871). Thème : « Les quatre Éléments », symbolisés par « l’Apothéose d’Apollon, le triomphe de Bacchus, la toilette de Vénus et l’enlèvement de Proserpine »

Jules-Eugène Lenepveu : Cycle narratif de la vie de Jeanne d’Arc au Panthéon (1889)

Jules-Eugène Lenepveu (1819-98): Copie réduite du plafond de l’opéra de Paris – Les Muses et Heures du Jour et de la Nuit (1872 - Orsay) 

Jules-Eugène Lenepveu : Élément dessiné, à taille d’exécution, du plafond de l’opéra de Paris

Actuellement, le plafond de Lenepveu est dissimulé par celui réalisé par Marc Chagall (1964)

 

 

Sceaux - Petit château - Préfig M. Grand Siècle

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Petit château du domaine départemental de Sceaux

 (département : Hauts-de-Seine - 92)

Construit en 1661 par Nicolas Boindin, conseiller du roi, il est acheté par Colbert en 1682 pour l’inclure dans son domaine. Plus tard, la duchesse du Maine l’aménage pour l’éducation de ses enfants, en grande partie pour les tenir à l’écart des mondanités de la Cour. La vaste demeure reste considérée comme un véritable bijou d’architecture, conservant son allure du 17e siècle, un beau portail monumental Louis XIV, ainsi qu’un jardin et une pièce d’eau. En 1890, les frères Berger y habitent : Théodore, financier et Paul, chirurgien. En souvenir de ce dernier, la Ville a choisi de donner son nom à la rue. De 1956 à 1985, le Petit château a abrité la bibliothèque municipale. Aujourd’hui, il est l’un des espaces d’exposition du musée de l’Ile-de-France.

Façade côté cour

Façade côté jardin

Fontaine en bronze de Claude Lalanne (1925-2019) : L’Olympe (1994)

 


Maquette du futur musée du Grand Siècle à Saint-Cloud

Caserne de Sully à Saint-Cloud, futur musée du Grand Siècle

Le projet est né de la volonté de Pierre Rosenberg, ancien directeur du musée du Louvre, de donner toutes ses collections d'art à une institution publique. Après un premier projet resté inabouti, Pierre Rosenberg a souhaité faire cette donation au département des Hauts-de-Seine.

La donation de Pierre Rosenberg, signée officiellement le 25 septembre 2020, comprend trois ensembles : 673 tableaux (XVe siècle-XXe siècle), 3 502 dessins (XVIe siècle-XXe siècle), et 802 animaux en verre de Murano (datés entre 1928 et les années 2000). S'y ajoutent une bibliothèque de 50 000 ouvrages et une riche documentation accumulée pendant un demi-siècle de recherche

Les collections du musée du Grand Siècle seront composées d'une partie de la donation Rosenberg, d'acquisitions ciblées faites par le département des Hauts-de-Seine, enfin de dépôts d'œuvres provenant de réserves de musées français. Tous les arts seront ainsi représentés : peintures, sculptures, arts décoratifs et mobiliers, architecture, arts graphiques, objets scientifiques, etc.

 

Préfiguration du musée du Grand Siècle

acquisitions récentes 2020-2022

Pouvoirs

Atel. Pierre Puget (1610-94) : Portrait de Louis XIV en médaillon (c. 1688). Marbre (acquis en 2022)

Atel. Henri Testelin (1616-95) : Portrait de Louis XIV en costume de sacre (c. 1660 – dépôt coll. privée).

D’après modèle attr. à Jean Poultier (1653-1719) : Le Grand Dauphin (c. 1700). Bronze doré (acquis en 2020)

D’après Pierre Mignard (1612-95) : La Famille du Grand Dauphin (c. 1690 - toile redécouverte en 2020, musée Lambinet)

Attr. à Jean II Caravaque (1673-1754) : Portrait de Nicolas de Ranché, commissaire général des Galères de France (c. 1722). Marbre (acquis en 2021)

Attr. à Alexandre Oppenordt (1639-1715) : Écritoire (c. 1700). Écaille et laiton (acquis en 2022

Philippe de Champaigne (1602-74) : Portrait de Louis de Béthune, comte, puis duc de Charost (c. 1660 – acquis en 2021)

Nicolas de Largillière (1656-1746) : Portrait de Philibert Bernard Gagne de Perrigny (c. 1715 – acquis en 2022) (en haut)

Michel II Corneille (1642-1708) : Le Repentir du Grand Condé (1691 - acquis en 2020)

 

Art de vivre

Ec. française : Cabinet d’ébène et de bois noirci (Intérieur, bois précieux, ivoire écaille de tortue) (c. 1630 – acquis en 2020)

Pierre-Denis Martin le jeune (1663-1742) : Vue du Château de Pontchartrain depuis la cour d'entrée (c. 1700 – acquis en2020)

Pierre-Denis Martin le jeune (1663-1742) : Vue du Château de Pontchartrain depuis les jardins (c. 1700 – acquis en2020)

Jacques Blanchard (1600-38) : Apollon et Daphné (c. 1632 – acquis en 2020)

François Anguier (1604-69) et Michel Anguier(1612-86) : Deux Captifs (c. 1660 – acquis en 2020). Bronze

Michel 1er Corneille (1602-64) : La Mort de Virginie (c. 1645 – acquis en 2022)

Antoine Monnoyer (1672-1747) : Nature morte aux pièces d’orfèvrerie, plats de raisins et de pêches, guirlandes et fleurs (c. 1725 – acquis en 2021) - détail du perroquet

Reynaud Levieux (1613-99) : Nature morte au melon, à la grenade, raisins et figues(1670 – don amis du musée du Grand Siècle, en 2022)

Attr. à François Garnier (1600-58) : Nature morte aux fruits (c. 1650 – don Fondation La Marck en 2022)

Charles Le Brun (1619-90) : Le Char d'Apollon (c. 1660 - acquis en 200)

Charles Hoyau : Tête de femme (c. 1640 - acquis en 2020). Terre cuite

 

Foi

France (17e) : Tabernacle en chêne (acquis en 2022)

François Perrier (1594-1649) : Le Sacrifice d’Isaac (c. 1645 – dépôt d’Edwin et Monique  Milgrom)

Lubin Baugin(1612-63) : Le Martyre de saint Laurent (c. 1650 – Don Rosenberg)

Jean Lemaire, dit Lemaire-Poussin (1598-1659) : Saints Paul et Barnabé à Lystres (c. 1640 – dépôt Ville de Paris (COARC))

Jacques Stella (1596-1657) : Présentation de la Vierge au Temple (1646 – acquis en 2020)

Pierre-Simon Jaillot (1631-81) : Crucifix(1664 – acquis en 2021). Ivoire de mammouth

Pierre Mignard (1612-95) : Ecce Homo(c. 1685 – acquis en 2020)

Michel II Corneille (1642-1708) : Moïse exposé sur les eaux (Don Delecourt)

Michel Corneille l’Ancien (1603-64) : Jésus chez Marthe et Marie (c. 1650 – musée du Grand Siècle, donation Rosenberg)

Charles Le Brun (1619-90) : St Louis en prière, vénérant la couronne d'épines (donation Pierre Rosenberg)

Atel. de Jacques II Laudin (1663-1729) : Saint Vincent de Paul (acquis en 2022). Émail peint sur cuivre

Jean Armand(1600-70) : Coffret à décor de grotesques aux armes de l’Oratoire (c. 1650 – acquis en 2022)

France : Chasuble ornée du Saint-Esprit et son manipule (c. 1640 – acquis en 2020)

 

Cabinet du collectionneur - donation Rosenberg

Ec. française (19e) : Diagoras porté en triomphe par ses fils (1814)

Joseph Benoît Suvée (1743-1807) : Jésus et les enfants (1771)

Louis Boulanger (1806-67) : St François en prière dans un paysage (c. 1830)

Collection d’animaux en verre de Murano

 

Société

François de Troy (1645-1730) : Le Jeu du pousse-épingle (c. 1725 – acquis en 2021)

Entour. des frères Le Nain : Les Enfants à leur ouvrage (c. 1645 – acquis en 2021) (en haut)

Charles Le Brun (1619-90) : Le Soir ou Le Retour du fils prodigue (c. 1640 – acquis en 2020)

J-Baptiste Santerre (1651-1717) : Portrait de femme vêtue à l’espagnole (c. 1705 – 2022)

Nicolas de Largillierre (1656-1746) : Portrait d’un jeune abbé (c. 1680 – acquis en 2022)

Georges Lallemant (1575-1636) : La Rixe(c. 1630 – acquis en 2020)

Atel. de Hyacinthe Rigaud (1659-1743) : Portrait de François Girardon (c. 1710 – acquis en 2022)

 

La Curiosité à l’œuvre – Dessins de la donation Pierre Rosenberg

Giovanni Francesco Barbieri, dit Guercino (Le Guerchin – 1591-1666) : Saint Guillaume d’Aquitaine recevant l’habit monastique (1620)

Rosalba Carriera (1675-1757) : Portrait de Giovanni Poleni (c. 1735). Pastel

Anonyme primaticien (16e) : Jupiter foudroyant les combattants          

Georges Lallemant (1575-1636) : Déploration sur le Christ mort (c. 1620)

Charles Le Brun (1619-90) : Étude pour un ange ; reprises des bras et des mains (c. 1650)

Simon Vouet(1590-1649) : Étude pour Apollon tuant le serpent Python (c. 1648)

Nicolas-Guy Brenet (1728-92) : Étude pour saint Joseph assis (1776)

Pierre Peyron (1744-1814) : Athéna sur son char (c. 1780)

Johan Tobias Sergel (1740-1814) : Il Matrimonio divino (1800)

Georges Dorignac (1879-1925) : Étude de Tête de profil, dite L’Égyptienne(1913). Fusain

Alexandre Iacovleff (1887-1939) : Portrait d’André Gide (1927). Sanguine

 Et d'autres...

 

 

SCEAUX - Expo dessins d'Orléans - Acte 2

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Le Trait et l’Ombre

Acte 1 de l’exposition

Les dessins français du musée d’Orléans, Acte 1– « De Poussin à David », sont reproduits à la fin de l’article consacré aux collections du château de Sceaux - (expo terminée)

 

Anciennes écuries du château de Sceaux

Dessins français du musée des Beaux-Arts d’Orléans

Acte 2– « De Géricault à Picasso » – 8 septembre - 31 décembre 2022

 

1 – L’Antiquité moderne

François-André Vincent (1746-1816) : Étude de deux femmes nues, pour « Arria et Poetus se donnant la mort » (c. 1784). Plume et encre brune sur papier collé sur carton (à gauche)

François-André Vincent : Étude d’homme nu, de profil à gauche, pour « Arria et Poetus se donnant la mort » (c. 1784 - à droite)

Pierre Borel(1761-91) : Scène antique : un enfant présenté à une assemblée. Plume et encre brune sur papier

Louis Lafitte (1770-1828) : Les Trois Agesou Une famille de héros antique (c. 1790). Pierre noire sur papier

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1824) : Junon, irritée contre les Troyens, veut les empêcher d’aborder en Italie, elle va trouver Éole. Crayon sur papier

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Le Combat des Troyens contre les Rutules.
Plume et encre noire sur papier

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Désespoir de la mère d’Euryale. Crayon noir sur papier

Théodore Géricault (1791-1824) : Le Cortège de Silène (c. 1817). Crayon, lavis d’encre brune

Jacques-Louis David (1748-1825) : Buste de jeune fille nue (c. 1819). Crayon noir sur papier

 

 

2 – Entre deux Révolutions

Jean-Marie Delaperche
(1771-1843) : Le Charlatan (c. 1795). Technique mixte

Pierre-Nolasque Bergeret (1782-1863) : Bonaparte distribuant des sabres d’honneur aux soldats blessés sur le champ de bataille (c. 1803). Plume, lavis d’encre brune, rehauts de gouache blanche

Jean-Pierre Noblin de la Gourdaine (1745-1830) : Napoléon sur le champ de bataille d’Eylau (1807). Plume et encre brune, lavis gris et brun

Jean-Marie Delaperche : Le 20 mars 1815 (Pâques 1815). Crayon, plume, encres grises et noires. Napoléon est devenu le cauchemar de Jean-Marie Delaperche après la mort de deux de ses fils adolescents à Vilnius, dans la débâcle de la Grande Armée, en 1812. Cette allégorie du retour d’exil triomphant de l’Empereur à Paris, le 20 mars 1815, est caractéristique de sa rhétorique antinapoléonienne

Jean-Marie Delaperche : Le Naufrage (c. 1815). Plume et encre noire, lavis d’encre noire

Jean-Marie Delaperche : Les Adieux de Louis XVI à sa famille (c. 1814-17). Crayon, plume, encre et lavis d’encre

Jean-Marie Delaperche : Les Cent Jours. La Chute de Napoléon (Pâques 1815). Crayon, plume, encre et lavis d’encre. Artiste visionnaire, Delaperche prophétise la chute réelle de Napoléon dans cette composition allégorique

Jacques-Louis David (1748-1815) : Étude de Barnave nu, pour « Le Serment du Jeu de Paume » (1791). Crayon sur papier

 

 

3 – Cogniet et compagnie

Nicolas Auguste Hesse (1795-1869) : Portrait de Léon Cogniet (1822). Crayon noir sur papier

Achille-Etna Michallon (1796-1822) : Vue de Rome, prise de la villa Médicis vers la Trinité-des-Monts(1819). Plume et encre brune, lavis d’encre brune

Léon Cogniet(1794-1880) : Académie d’homme(c. 1812-16). Pierre noire, rehauts de craie blanche

Théodore Géricault (1791-1824) : Palefrenier guidant un cheval (1817). Crayon noir

Théodore Géricault : La Course de chevaux barbes : la Mossa (1817). Crayon noir

Guillaume Bodinier (1795-1872) : Brigand italien (1823). Aquarelle sur papier

Léon Cogniet (1794-1880) : Jeune Femme suppliant deux brigands, et étude de tête. Crayon sur papier

Léon Cogniet : Étude d’homme noir agenouillé, de dos, pour« L’Expédition d’Égypte sous les ordres de Bonaparte » (c. 1830-33). Crayon noir et rehauts de craie blanche

Léon Cogniet : Maria Robusti sur son lit de mort, étude pour « Le Tintoret peignant sa fille morte » (c. 1843). Pastel noir et blanc, fusain

Léon Cogniet : LeTintoret peignant sa fille morte (c. 1843 - Bordeaux)

Léon Cogniet : Jeune homme en costume de l’époque de Louis XIII, tête d’expression (1846). Crayon, craie blanche, pastel

Léon Cogniet : Portrait de Théodore Géricault(1824). Crayon sur une esquisse au fusain

Léon Cogniet : Adam et Eve après la chute. Fusain, craie blanche sur papier

 

 

4 - Romantismes

Jules-Robert Auguste (1789-1850) : Cavalier en armure sur son cheval caparaçonné. Pastel

Alfred Johannot (1800-37) : L’Entrée de Melle de Montpensier à Orléans, pendant la Fronde, en 1652 (1833). Crayon, aquarelle, gouache sur papier

Anonyme(19e) : Léda et le Cygne, d’après Cornelis Bos ou Nicolas Béatrizet, d’après Michel-Ange. Plume et encre, rehauts de gouache blanche

Nicolas Toussaint Charlet (1792-1845) : Scène domestique (1845). Crayon et gouache sur papier bleu

Alexandre Antigna (1817-78) : Étude pour « L’Incendie » (c. 1850). Fusain, rehauts de pastel

 

5 – L’exotisme

Jules-Robert Auguste (1789-1850) : Turc assis par terre (c. 1828-30). Pastel (à gauche)

Jules-Robert Auguste : Portrait d’un homme noir (c. 1828-30). Pastel (en haut, à droite)

Gabriel Charles Gleyre (1806-74) : Albanais(1835). Crayon graphite sur papier

Prosper Georges Antoine Marilhat (1811-47) : Fontaine de Seby-el-Bedawieh au Caire (c. 1831(33). Crayon graphite

François-Edouard Bertin (1797-1871) : Tombeau des Califes au Caire (1845). Gouache, lavis d’encre, crayon, craie blanche

 

6 – Paysages

Louis-François Cassas (1756-1827) : Paysage avec autoportrait (c. 1792). Plume et aquarelle

Théodore Gudin (1802-80) : Bateau à vapeur dans la tempête (c. 1840). Pastel

Léon Cogniet (1794-1880) : Une Chute d'eau (c. 1860). Pastel (Photo MBAO)

Antonin Moine (1796-1849) : Paysage oriental, effet de clair de lune (c. 1835). Pastel

Charles Pensée (1799-1871) : Vue de la place du grand marché (1830). Aquarelle, rehauts de gouache blanche

Charles Pensée : Vue de l’ancien Hôtel-Dieu(1842). Aquarelle, rehauts de gouache blanche

 

7 – Portraits et autoportraits

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1824) : Autoportrait (1824)

Henri Auguste (1759-1816) : Portrait de Jules Robert Auguste (An IX). Pierre noire, rehauts de craie blanche

Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867) : Portrait de Jean Charles Auguste Simon, dit Simon fils (An XI). Pierre noire, rehauts de craie blanche

Jean-Auguste Dominique Ingres : Portrait de Jean Charles Auguste Simon, ditSimon fils (1806). Crayon graphite

Eugène Amaury-Duval (1808-1885) : Autoportrait (1875). Fusain et rehauts de craie blanche

 

8 – Jeanne d’Arc : images d’un culte

Achille Devéria (1800-57) : La princesse Marie d’Orléans devant la statue de Jeanne d’Arc (1843-44). Lavis d’encre brune, rehauts de gouache blanche

Louis Maurice Boutet de Monvel (1850-1913) : L’Entrevue de Chinon (1896). Crayon, plume et encre noire (en haut)

Louis Maurice Boutet de Monvel : Le Procès de Jeanne d’Arc (1896). Crayon, plume et encre noire (en bas)

Luc-Olivier Merson (1846-1920) : Entrée de Jeanne d’Arc à Orléans (1895). Plume et encre noire, lavis gris, rehauts de gouache blanche

Maurice Denis (1870-1943) : Jeanne d’Arc au sacre de Charles VII, première esquisse peinte (1909). Huile sur papier

Roger de La Fresnaye (1885-1925) : Étude pour Jeanne d’Arc (1912). Gouache et crayon sur carton

Bernard Boutet de Monvel (1881-1949) : Deux Anges agenouillés aux pieds de Jeanne d’Arc, étude pour le portrait d’Ingrid Bergman en Jeanne d’Arc (1948). crayon sur papier

Jacques Prévert (1900-77) : La Bienheureuse Jeanne d’Arc (1972). Collage sur papier

 

 

9-Tradition et modernité

Camille Pissarro (1830-1903) : Étude de paysannes (c. 1881). Encre brune, crayons

Louis Maurice Boutet de Monvel (1850-1913) : Portrait de Jacques André, enfant (c. 1892). Aquarelle, crayon, rehauts de gouache blanche

Maurice Denis (1870-1943) : Deux femmes drapées debout et détail d’une tête de femme drapée (1920). Fusain et pastel

Georges Rouault (1871-1958) : Le Député(c. 1910-15). Gouache sur papier

Raoul-Henri Dreyfus (1878-1965) : Improvisation(1913). Pastel

Henri Martin(1860-1943) : Jeune Fille au chapeau, étude pour « Le Travail de la terre » (décor du Conseil d’État) (1916-20). Fusain sur papier

Antoine Bourdelle (1861-1929) : La Victoire blessée ou La Paix s’éveille (c. 1925). Encre brune, aquarelle, gouache


10 – Henri Gaudier-Brzeska(1891-1915) - sculpteur

Portrait de Sophie Brzeska (1912). Pinceau et encre noire sur papier

Deux études de femme nue allongée (1912). Plume et encre bleue

Étude d’homme assis (1912). Plume et encre noire

Autobus(1914). Pastel sur papier. En 1914, Gaudier-Brzeska exécute au pastel quatre compositions vorticistes. Leur invention consiste à déconstruire un objet réel dans un schéma géométrique structuré par la couleur. Celui du musée d’Orléans est la recherche la plus poussée dans le sens de l’abstraction

Étude pour « Caritas » (1914). Pinceau et encre noire

Henri Gaudier-Brzeska : Caritas, dit aussi Maternité (1914 – musée d’Orléans). Pierre de Portland

 

11 – Max Jacob et ses amis

Pablo Picasso (1881-1973) : Portrait de Max Jacob lauré (1928). Crayon noir et fusain

José Victoriano Gonzales-Perez, dit Juan Gris(1887-1927) : Portrait de Max Jacob(1916). Crayon graphite

Jean Metzinger (1883-1956) : Le Fumeur(Portrait de Max Jacob) (1913). Crayon graphite

Max Jacob(1876-1944) : Apollinaire et sa Muse(c. 1913). Plume et encres noire et brune, lavis brun, crayons de couleur

Max Jacob : Crucifixion (c. 1934). Plume et encre brune, pastel et gouache

Max Jacob : Déjeuner breton (1930). Gouache et aquarelle sur papier

Max Jacob : Vision de guerre (c. 1942-43). Plume et encre brune, aquarelle et gouache. « Vision de guerre » figure parmi les œuvres les plus emblématiques du poète en raison de son aspect prémonitoire. Elle préfigure sa propre arrestation, et sa mort le 5 mars 1944

Pablo Picasso : Nature morte à la tête de Minotaure. Étude préparatoire pour le tableau « Buste de Minotaure devant une fenêtre », du 19 avril 1937 (1937). Plume et encre noire sur carton (boîte d’allumettes découpée et dépliée à plat)

Pablo Picasso : Femme qui hurle (6 oct. 1937). Crayon sur carton (provient d’une boîte de cigarettes Gitanes) (Photo MBAO)

 

Le cabinet de travail de l’amateur de dessin

 

 

 

ORLEANS - MBA-Expo Jean Bardin

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Exposition au musée des Beaux-Arts d’Orléans

« Jean Bardin (1732-1809) – Le feu sacré » (Du 3 décembre 2022 au 30 avril 2023)

Inauguration le vendredi 2 décembre 2022 : Olivia Voisin, Conservatrice en chef des musées d’Orléans

Redécouvrir Jean Bardin

Le feu d’un jeune peintre (1760-68)

Jean-Baptiste Marie Pierre (1714-89) : La Résurrection du Christ (c. 1759 – MBAO)

Jean-Baptiste Marie Pierre : Mercure amoureux de Hersé, change en pierre Aglaure qui voulait l’empêcher d’entrer chez sa sœur (1763 – Auxerre) (en bas)

Jean Bardin(1732-1809) : Homme debout de dos, bras levés (1765-68 – Beaux-Arts de Pais). Sanguine (à gauche)

Jean Bardin : Homme assis de face (1765-68 – Beaux-Arts de Paris). Pierre noire, rehauts de craie blanche (à droite)

 

Le Prix de Rome - Jean Bardin obtient le Premier prix au concours du prix de Rome de 1765. Le sujet imposé cette année-là : « Tullie faisant passer son char sur le corps de son père ».

Trois tableaux, réalisés lors de ce concours, sont présentés côte à côte : ceux de deux artistes, Jean Simon Berthélemy et François Guillaume Ménageot, et celui du lauréat, Jean Bardin, accompagné de son modello. Cette confrontation permet d’observer les options des trois candidats, ainsi que leurs faiblesses et leurs qualités picturales respectives.  

Jean Simon Berthélemy (1743-1811) : Tullie faisant passer son char sur le corps de son père (1765 – Coll. part.)

François-Guillaume Ménageot (1744-1816) : Tullie faisant passer son char sur le corps de son père (1765 – Nancy)

Jean Bardin (1732-1809) : Tullie faisant passer son char sur le corps de son père (1765 – Mayence). Grand Prix de Rome

Jean Bardin : Tullie faisant passer son char sur le corps de son père (1765 – MBAO). Esquisse  

 

Jean Bardin : Le Martyre de saint Barthélémy (1765 – église de Mesnil-le-Roi). Le tableau a bénéficié d’une importante restauration

Jean Bardin : L’Éducation de la Vierge (1765 – Cathédrale de Bayonne)

Jean Bardin : Saint Charles Borromée donnant l’eucharistie aux pestiférés (1767 – MBAO). Plume et encre noire


Une parenthèse romaine (1768-72)

Jean-Guillaume Moitte (1746-1810) : Homme drapé assis sur un degré (1772 - MBAO). Sanguine

Jean Bardin (1732-1809) : Bacchanale ou Le Retour des Vendangeurs (1768-72 – Besançon)

Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) : Académie d’homme (c. 1768 - MBAO)

Jean Bardin : Lucius Albinus cédant son char aux vestales, qu’il rencontre chargées de vases sacrés (coll. part.). Huile sur papier marouflé sur carton

 

A la conquête du public (1773-79)

Jean Bardin (1732-1809) : Le Sacrifice d’Iphigénie (c. 1773 - Coll . part.). Esquisse

Jean Bardin (1732-1809) : Autoportrait (1773 – coll. part.)

Jean Bardin : Salomon sacrifiant aux idoles (1777 – MBAO). Plume et encre noire

Jean Bardin : La Maladie d’Antiochus découverte par le médecin Erasistrate (1774 – Montbard, M. Buffon). Plume et encre noire.

Jean Bardin : La Maladie d’Antiochus découverte par le médecin Erasistrate (1775 – Beaux-Arts de Paris). Plume, encres noire et brune.

Jean Bardin : Alexandre malade donnant à Philippe d’Arcanie la lettre qui l’accuse (1774 – Montbard M. Buffon). Plume et encre noire

Jean Bardin : Alexandre malade donnant à Philippe d’Arcanie la lettre qui l’accuse (1775 – Beaux-Arts de Paris). Plume, encres noire et brune.

Jean Bardin : L’Enlèvement des Sabines (1773 – Salon de 1776 – coll. part.). Pierre noire et rehauts de craie blanche

Jean Bardin : Le Sacrifice à l’Amour (1775-80 – Alès)

Jean Bardin : Apollon descendant de son char (1776 – Vienne, Albertina). Plume et encre noire

Jean Bardin : Le Corybante dansant (1776 – coll. part.). Plume et encre noire

 

Le dessin de collection au temps de Bardin

Simon Julien(1735-1800) : Apollon et Daphné(1772 - MBAO). Pierre noire et rehauts de gouache blanche (à gauche)

Jean-Jacques Lagrenée (1739-1821) : L’Annonce aux Bergers (Paris, Galerie Coatalem). Plume et encre noire

Jacques Gamelin (1738-1803) : Alexandre et les Captives (Montpellier). Plume et encre noire

Jean Bardin : Herminie pleurant Tancrède blessé (c. 1780 – MBAO)

Jean-Guillaume Moitte (1746-1810) : Jupiter accueillant Vénus dans l’Olympe, ou Vénus, toujours irritée contre Télémaque, demande sa perte à Jupiter (Montpellier). Plume et encre noire

 

L’ambition du peintre d’histoire

Jean Bardin : La Promenade de Téthys (1787 – Coll. part.). Plume et encre brune

Jean Bardin : Ecce Mater tua (1784 - MBAO). Pierre noire et craie blanche

Jean Bardin : Mars sortant des bras de Vénus pour aller à Troie (1782 - MBAO). Esquisse

Jean Bardin : Mars sortant des bras de Vénus pour aller à Troie (1782 – MBAO). En 1782, Jean Bardin présente l’esquisse de son Morceau de réception à l’Académie royale de peinture. Pour des raisons inconnues, le tableau définitif qui aurait dû marquer son entrée parmi les académiciens, n’a jamais été remis. Bardin ne fut donc pas reçu académicien.

Étude du tableau et de son modello par Jean-Louis Gautreau

 

Jean Bardin : La Résurrection du Christ (1780 – église de Charmentray, Seine-et-Marne). Le tableau a bénéficié d’une importante restauration

 

L’œuvre d’une vie : Les sept Sacrements pour la chartreuse de Valbonne

Jean Bardin (1732-1809) : L’Eucharistie (1783 – Chartreuse d’Aula Dei à Saragosse)

Jean Bardin : La Pénitence (Salon de 1781 – MBAO, acquis en 2020). Esquisse

Jean Bardin : La Pénitence (1782 – Chartreuse de Saragosse) et détail de la signature

Jean Bardin : L’Extrême-onction (Salon de 1785 - Chartreuse de Saragosse)

Jean Bardin : L’Ordination (1786 – Chartreuse de Saragosse)

Jean Bardin : La Confirmation (1788 – Chartreuse de Saragosse)

Jean Bardin : La Baptême (1790 – Chartreuse de Saragosse)

Jean Bardin : Le Mariage (1791 – Chartreuse de Saragosse). La Révolution ayant aboli les Ordres religieux, les chartreux durent abandonner Valbonne, et « Le Mariage » resta la propriété de Bardin. Ses six premiers sacrements ayant été transférés dans la cathédrale de Nîmes entre 1800 et 1806, la ville de porta acquéreur du septième tableau lorsque Etienne Alexandre Bardin, qui en avait hérité, décida de le vendre en 1829.

 

L’engagement pédagogique

Certificat du prix de seconde classe décerné à Louis Moreau (10 fructidor an XII -28 août 1804). Mairie d’Orléans, école gratuite de dessin dirigée par M. Bardin

Anonyme(18e) : Académie d’homme agenouillé (MBAO). Sanguine

Charles Joseph Natoire (1700-77) : Académie d’homme (MBAO). Pierre noire et rehauts de craie blanche

Charles Joseph Natoire : Étude de Berger jouant de la flûte (1740-42 - MBAO). Pierre noire

Pierre Bardin : Le Bienheureux Siméon tenant l’Enfant Jésus devant la porte du Temple (Louvre). Plume et encre brune

 

Une famille d’artistes de la Révolution à l’Empire

Liste des douze membres du Comité de surveillance de la section des Piques (mars 1793). Le nom de Jean Bardin figure en 6eposition

Ambroise Marguerite Bardin (1768-1842) : Autoportrait de l’artiste peignant son père, le peintre Jean Bardin(1791 - MBAO). Pastel

Etienne Alexandre Bardin (1774-1841) : (fils de Jean Bardin) Règlement sur l’habillement, la coiffure, les marques distinctives, le grand et le petit équipement et l’armement des troupes de Terre de l’armée française, ainsi que le harnachement des chevaux des officiers et de la cavalerie de toutes armes (1812 – musée de l’armée). On doit au colonel E.A. Bardin la réforme du costume militaire sous l’Empire et la Restauration.

Joseph Chinard (1756-1813) : Portrait d’Étienne Alexandre Bardin (1800-05 – coll. part.). Terre cuite

Jean Bardin : Allégorie de la Paix d’Amiens (c. 1802). Plume et encre grise

« La Paix offre au Commerce, à l’Agriculture et aux Arts l’olivier. La Renommée proclame les exploits des Armées Françaises et la Liberté des Mers. Les Nations ennemies se réconcilient. Le Génie des Arts réduit en cendres les Attributs de la Guerre. »

 

L’héritage de Jean Bardin

Jean Bardin : Flore (1803 – coll. part.). Plume et encres brune et noire

Jean Bardin : Le Sacrifice offert à Diane  après une chasse (c. 1800 – Galerie Paris)

Jean Bardin : La Charité (c. 1800 – MBAO). Plume et encre noire

Jean Bardin : Tête de vieillard (MBAO)

Anonyme : Portrait de Gabriel Rabigot et de deux artistes orléanais (c. 1815). Pierre noire

Gabriel Rabigot (1753-1834) : Autoportrait(1812 – MBAO)

Gabriel Rabigot : Intérieur de l’école gratuite de dessin d’Orléans (1817 – MBAO, acquis en 2022).

 

 

 


10j - "Caïn et Abel" - Un tableau non localisé de Léon Cogniet

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Marie-Amélie Cogniet (1798-1869) : Intérieur de l’atelier de Léon Cogniet en 1831. Détail (musée des Beaux-Arts d’Orléans)

Dans le précédent numéro (n° 41) de cette revue, nous avons publié un article consacré à deux petites toiles de Marie-Amélie Cogniet, qui décrivent, avec une précision extrême, vu sous deux angles différents, l’atelier parisien de son frère, Léon Cogniet.

Dans l’une des compositions, une grande toile accrochée sur le mur du fond, attire l’attention. Son titre : « Caïn et Abel ». Ce tableau de Léon Cogniet n’est pas localisé à ce jour, mais paradoxalement, le musée d’Orléans possède de nombreuses études dessinées et peintes de cette œuvre : 4 petites huiles sur toiles et 15 dessins ou esquisses répartis sur 12 feuilles de papier. Le tableau de Marie-Amélie est aussi un témoignage important. L’ensemble de ces documents faisait partie du fonds d’atelier de Léon Cogniet, légué au musée d’Orléans, en 1892, par Caroline Cogniet (épouse de l’artiste) et sa soeur, Rosalie Thévenin 

Le peintre

Léon Cogniet (1794-1880) est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1812. Dans l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833), Cogniet a pour condisciple Théodore Géricault et Eugène Delacroix, les artistes d’inspiration romantique les plus novateurs, ainsi qu’Ary Scheffer. Il prépare à trois reprises le concours du Grand Prix de Rome (rétabli en 1797 après une interruption en 1793) ; il réussit en 1817, et part achever sa formation à la villa Médicis. Comme tous les lauréats du Prix de Rome, devenu pensionnaire de la villa Médicis, il doit faire des envois à Paris, reflétant sa progression artistique (des tableaux toujours à sujet mythologique ou biblique). Pour son premier envoi, vers 1819, Léon Cogniet choisit d’illustrer le meurtre d’Abel par Caïn.

De nombreux artistes ont traité ce thème : Titien – Andrea Schiavone – Le Tintoret - Palma Il Giovane – Domenico Cresti (MBA d’Orléans) - Abraham Bloemaert – Pierre-Paul Rubens - Daniele Crespi – Sebastiano Ricci, et bien d’autres.

 

L’histoire de Caïn et Abel est un épisode de la Genèse (début du chapitre 4) – C’est le récit du premier meurtre de l’humanité.

« Et l’Éternel Dieu le [Adam] mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris […]

1-Et l’homme [Adam] connut Ève, sa femme. Et elle conçut et enfanta Caïn. Et elle dit : Avec l’aide de l’Éternel, j’ai formé un homme.

2-Et elle enfanta encore Abel, son frère, et Abel faisait paître le menu bétail et Caïn labourait la terre.

3-Et il arriva, au bout de quelque temps, que Caïn apporta des produits de la terre, en offrande à YHWH.

4-Et Abel apporta, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau avec leur graisse. Et YHWH eut un regard [favorable] sur Abel et son offrande.

5-Mais YHWH n’eut pas de regard [favorable] sur Caïn et son offrande. Caïn en fut très irrité et son visage fut abattu.

6-Et YHWH dit à Caïn :

« -Pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ?

7-Si tu [agis] bien, ne te relèveras-tu pas ? Et si tu n'[agis] pas bien, le péché n’est-il pas couché à la porte ? Et son désir sera [tourné] vers toi, et toi tu le domineras. »

8-Et Caïn parla à Abel son frère. Et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se jeta contre son frère Abel et le tua. »

 

Et comment ne pas évoquer un texte que tous les élèves de France ont dû lire ou apprendre à un moment de leur scolarité ? Dans son poème « La Conscience », Victor Hugo décrit la fuite éperdue de Caïn après le meurtre de son frère. Le dernier vers est très célèbre.

[…]

Sur la porte on grava : « Défense à Dieu d'entrer. »
Quand ils eurent fini de clore et de murer,
On mit l'aïeul
[Caïn] au centre en une tour de pierre ;
Et lui restait lugubre et hagard. « Ô mon père !
L’œil a-t-il disparu ? » dit en tremblant Tsilla.
Et Caïn répondit : « Non, il est toujours là. »
Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

 

Étude de l’œuvre

L’artiste a hésité entre deux versions pour la composition du tableau

Nous allons tenter d’évoquer les étapes de la réflexion de l’artiste, lors de la conception de cette œuvre, à travers ses travaux préparatoires. Pour clarifier les commentaires, nous avons utilisé les numéros d’inventaire. (ex. : Inv. 200 – les numéros en gras sont reproduits dans cet article)

1 - Étude pour une première version complète (format horizontal) - Inv. 200

Léon Cogniet (1794-1880) : Étude pour Caïn et Abel (c. 1819-20). Huile sur toile. 37,8 x 43 cm. Inv. 200

Cogniet a choisi d’illustrer le passage de la « Genèse » racontant les offrandes faites à Dieu par Caïn et Abel. Caïn, le laboureur, offrit à l’Éternel des produits de la terre ; Abel, le pasteur, sacrifia les premiers nés de son troupeau et leur graisse. Dieu porta alors un regard favorable sur Abel et son offrande, mais pas sur celle de son frère.

Caïn, par jalousie, tue son frère. Maudit, il est alors condamné à errer sur la Terre. 

Dans son premier projet, Cogniet a choisi un format horizontal (paysage).

La scène représente le moment précis où Caïn vient de se saisir de l’arme du meurtre, ici une pierre, pour tuer son frère. Au premier plan, Caïn occupe toute la moitié droite de la toile, il est enveloppé et partiellement dissimulé par les volutes d‘une épaisse fumée noire. Il est doté d’une puissante musculature. Debout, l’air furieux, il se tourne violemment vers Abel, agenouillé à l’arrière-plan à gauche. Abel, sous les traits d’un jeune adolescent, est en prière devant son offrande ; il est éclairé par une lumière « divine ». Il est possible de trouver cette brutale opposition un peu simpliste, entre le meurtrier enveloppé de fumée noire, et la jeune victime placée dans la lumière : le bien et le mal, le vice et la vertu.Mais c’est efficace.

Les deux foyers sont du même côté de la composition.

Cependant, l’interprétation de cette scène est déroutante. Selon la tradition, « l’offrande d’Abel (un agneau) est, en signe d’acceptation, consumée par le feu, et la flamme de l’encens monte droit vers le ciel ; tandis que, du côté de Caïn, la fumée se rabat vers son visage ».

On peut s’étonner que la combustion d’une simple gerbe de blé, offerte par Caïn, produise une telle fumée, alors que celle d’un agneau bien gras, sacrifié par Abel, émette une fumée claire… La réalité conduirait à une représentation inverse.

De plus, en consultant les dossiers des œuvres, rassemblés à la bibliothèque du musée d’Orléans, on peut trouver un commentaire de David Ojalvo (conservateur du musée d’Orléans de 1968 à 1990), qui fait une constatation surprenante :

« Pour dissocier l’espace des personnages et accentuer leur dichotomie, Cogniet a inversé leurs offrandes : Abel est agenouillé devant le foyer où brûle la gerbe de blé de Caïn, alors que celui-ci  est associé à l’agneau sacrifié du pasteur qui provoque une épaisse fumée noire. »

En effet, dans les deux dessins préparatoires représentant la scène, on distingue nettement un agneau sur le foyer de Caïn ! (au lieu d’une gerbe de blé)

D. Ojalvo émet l’hypothèse suivante : « Peut-être cette incohérence doit-elle être mise au compte d’une confusion de l’auteur. »

En voulant donner une connotation symbolique à cette représentation, une épaisse  fumée noire du côté du criminel, une fumée claire du côté de la victime, l’artiste a peut-être été entraîné à commettre cette « confusion ». Étonnant et troublant !

 

Léon Cogniet (1794-1880) Tête de Jeune homme. Étude pour "Caïn et Abel", vers 1820. Huile sur papier marouflé sur toile. Inv. 232

Étude de Tête pour Abel – Inv. 232

Cette remarquable étude d’après nature (d’après le modèle « Julien ») pour la tête d’Abel, le regard levé vers le ciel, correspond à une première étape dans la conception de la figure. L’étude réaliste constitue la référence à partir de laquelle l’artiste va élaborer la version finale de son personnage. Les traits juvéniles du modèle annoncent le caractère candide d’Abel. Une belle lumière façonne ses traits.


Dessins préparatoires pour le premier projet

Je remercie vivement M. Mehdi Korchane, responsable de la conservation des arts graphiques au musée des Beaux-Arts d’Orléans, de m’avoir permis de consulter tous les dessins préparatoires en relation avec ce tableau. Découvrir ces dessins originaux fut pour moi, un moment de grande émotion. Si tous les dessins sont intéressants car ils permettent de comprendre l’évolution du travail de l’artiste, certains d’entre eux sont d’une très grande qualité.

Caïn, étude pour « Caïn et Abel » (1819) – Inv. 532.12

Sur cette feuille figurent deux études abouties de Caïn, au crayon graphite. Dans le dessin de gauche, la musculature est tracée avec une grande fermeté, et nous pouvons ressentir le mouvement pivotant du corps.  

Une esquisse (Inv. 532.8) et une étude d’ensemble (Inv. 532.9) pour « Caïn et Abel »

Ces deux études dessinées sont en relation avec l’étude peinte de la première version. Tous les principaux éléments de la composition sont en place.

Caïn s’apprête à frapper son frère à l’aide d’une pierre. Le texte biblique ne précise pas l’arme utilisée par le meurtrier. Une tradition iconographique veut que Caïn ait assommé son frère à l’aide d’une mâchoire d’âne.

Cogniet préfèrera deux autres solutions : une pierre, dans l’esquisse de la première version du tableau ; un bâton, dans la seconde.

Dans une première esquisse (Inv. 532.8), le rehaut à la craie blanche, montre l’intention de l’artiste, de placer Abel dans une vive lumière.

Seconde étude d’ensemble- Inv.532.9 – Cette étonnante et superbe étude du premier projet, est très élaborée. Nous pouvons remarquer le beau mouvement de Caïn, ainsi que le beau raccourci de sa jambe gauche ; la vigueur du trait, très nuancé, contribue à évoquer les volumes du corps. Les deux foyers pour les sacrifices sont rassemblés du côté gauche de la feuille. On distingue nettement le corps d’un agneau sur le foyer de Caïn.

Ces détails montrent que l'artiste, par l'assurance de son tracé, a le sentiment de "tenir" la composition qu'il souhaite. Pourtant ce premier projet sera abandonné pour une composition verticale.

 

2 - Étude pour une secondeversion complète(format vertical) Inv. 199

Léon Cogniet (1794-1880) : Esquisse pour Caïn et Abel (c.1819-20) – Huile sur toile – 35,6 x 27,1 cm. – Inv. 199

Cette esquisse correspond au tableau terminé, visible dans la vue de l’atelier peinte par Marie-Amélie Cogniet.

Les deux esquisses d’ensemble ne révèlent pas de différences majeures dans la conception du sujet, mais dans cette seconde version, Cogniet a opté pour un format vertical (figure).

Le format vertical intensifie le côté monumental et puissant du corps de Caïn. Son attitude est tout aussi vigoureuse, mais moins démonstrative que dans la première version. Bien que son mouvement de violence soit plus retenu, sa présence écrase celle du frêle Abel. La grande surface sombre qui enveloppe Caïn (elle occupe les trois-quarts de la toile), contribue à accentuer le contraste entre ombre et lumière. Le foyer de Caïn a été déplacé vers la droite de la toile, ce qui en clarifie la composition ; son aspect rougeoyant dramatise encore la situation.

Étude de tête d’un homme barbu (c. 1820) – Inv. 201

Cette belle étude peinte d’après nature a peut-être été réalisée pour la tête de Caïn de la première version esquissée par Cogniet, mais la position de trois-quarts gauche est plus proche de la seconde version.

Trois études de tête d’hommes barbus pour Caïn – Inv.575.312 – Inv. 575.313 et Inv. 575.460 –

Deux dessins sont faits d’après le même modèle, un portrait vu de profil  et un second vu de trois-quarts vers la gauche. Dans l’une de ces deux études (Inv. 575.460), proche de la composition peinte, on constate toute la virtuosité du dessinateur : la maîtrise des hachures nuancées qui ombrent le visage, la force de celles qui donnent du volume aux cheveux, et la barbe toute en boucles légères. On imagine le mouvement de la main de l’artiste et de son crayon, virevoltant avec élégance et maîtrise sur la feuille, pour tracer ce magnifique dessin.

Un troisième portrait (Inv. 575.313), sur papier bleu, est d‘un autre modèle.

Quatre études de Caïn – Inv. 532.14 – Inv. 532.13 –Inv.532.16Inv.532.15

Cette belle série de quatre études au crayon de Caïn (2e version) montre la progression du travail de l’artiste. Peu à peu, les détails sont précisés et mis en place. Le beau dessin (Inv. 532.15), correspond à la version finale, le corps s'est affiné, l'expression du visage prend forme, le mouvement de la fourrure est affirmé. Une nouvelle arme du meurtre apparaît : un bâton.


Abel, étude pour "Caïn et Abel" Inv. 532.11

Étude d’Abel agenouillé. Il est possible de penser que cette étude a été réalisée après que le peintre a pris la décision d’opter pour une composition verticale, car dans la partie inférieure de la feuille un petit dessin précise la composition d’ensemble. De plus, nous pouvons distinguer, dans l’angle inférieur droit de la feuille, un léger tracé reprenant les détails du vêtement d’Abel.

Étude pour "Caïn et Abel" (2e version) – Inv. 532

Dans ce dessin, principalement travaillé au crayon noir et au lavis d’encre brune, l’artiste installe la composition d’ensemble. Il joue déjà sur les contrastes d’éclairage et les nuages de fumée : au premier plan dans l’ombre, entouré d’une épaisse fumée, Caïn est opposé à Abel, en prière, en pleine lumière. Ce dernier est vêtu d’un léger vêtement rehaussé de craie blanche. Les deux foyers sont disposés de part et d’autre de la feuille, ce qui permet de mieux les identifier.

Conclusion

Quand nous regardons cet ensemble de dessins et de peintures préparatoires, nous avons l’impression d’entrer dans l’intimité de l’artiste qui fait des choix, et affine peu à peu ses idées. Nous le devinons progressant dans son processus créatif. Cogniet travaillait lentement ; chaque tableau est le résultat de longues recherches. Il est très émouvant de l’imaginer travaillant dans son atelier, concentré, reprenant chaque partie, chaque détail de la composition, afin de trouver l’idée qui donnera la plus grande efficacité à son projet initial.

Espérons que ce tableau, sur lequel nous disposons d’une documentation exceptionnelle, resurgisse un jour sur le marché de l’art,… et que le musée d’Orléans puisse alors l’acquérir. Quelle découverte ce serait !

 


 


NEMOURS - Chapelle des Tanneurs

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Façade de la chapelle des Tanneurs

Visite le dimanche 15 janvier 2023

 Cette petite chapelle sert d’annexe au musée-château de Nemours. Une vingtaine de plâtres originaux y sont conservés. Certains de ces plâtres étant en mauvais état, un programme de restauration a été engagé et se poursuit au rythme de deux œuvres chaque année. Le résultat est spectaculaire. Une douzaine de plâtres originaux sont actuellement présentés. 

Escalier d’accès à la chapelle

Vue d’ensemble de la chapelle

Jean-Jules Allasseur (1818-1903) : Moïse sauvé des eaux (Salon des artiste français de 1853). Plâtre original

Version réduite en marbre (Lille)

Jean-Jules Allasseur : La République (1880 - projet pour un monument place de la République à Paris - Non réalisé)

Charles Jean Cléophas Desvergnes (Bellegarde, 1860-1928) : Statue de Jeanne d’Arc (1920). Plâtre original

Jeanne d'Arc a été canonisée en 1920. Commande d’une sculpture en marbre pour la cathédrale Notre-Dame de Paris. Statue inaugurée en 1921

Jean André Delorme (1829-1905) : Ariane abandonnée sur l’île de Naxos (1893). Plâtre

Édouard Pépin (1842-1927) : Pandore. L’épouse du sculpteur aurait servi de modèle, et son corps moulé par le sculpteur. Plâtre (don de Mme Eva Pépin).

Jules Blanchard (1832-1916) : Éros décochant une flèche (1898). Plâtre

Gabriel-Jules Thomas (1824-1905) : Allégorie pour le monument à Louis Thuillier (1856-83), mort pour la Science (1883-88). Plâtre avec traces de mise-aux points. Le marbre correspondant ornait un monument élevé à Louis Thuillier, à Alexandrie (Egypte), ville où il est décédé en étudiant le choléra.

Vue d’une sculpture en cours de restauration

Louis-Ernest Barrias (1841-1905) : Le monument à Victor Hugo

Au centre de la place Victor Hugo à Paris, un monument rendant hommage à Victor Hugo est inauguré en 1902, à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. Ce monument de 11 mètres de hauteur, réalisé par Louis-Ernest Barrias, est en bronze et son socle en pierre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le régime de Vichy, la partie en bronze est envoyée à la fonte.

Cependant les 4 hauts-reliefs (2 par Ernest Barrias – 2 autres par André Allar) furent sauvés, on peut en retrouver un au musée des beaux-arts de Calais (« Souvenir de la nuit du 4 décembre 1851 ») et les trois autres, sur le monument à Victor Hugo à Veules-les Roses (Seine-Maritime), avec « Hugo entouré des personnages de ses romans ».

Louis-Ernest Barrias : Souvenir de la nuit du 4 décembre 1851, appelant à la résistance au Coup d’État (c. 1900). Plâtre. Femme éplorée avec son fils mort sur ses genoux (deux impacts de balles au front.

Au-dessus de la femme éplorée, un portrait de Napoléon III figure dan sun cadre

Louis-Ernest Barrias : Hugo entouré des personnages de ses romans. Esméralda et Quasimodo – La Flécharde et ses enfants – Jean Valjean, Gavroche et Cosette – Gilliat et la pieuvre. Plâtre 

Justin Chrysostome Sanson (1833-1910) : Ulysse ramenant Chryséis à son père. Haut-relief en plâtre. Œuvre réalisée pour le Prix de Rome (1861 - dépôt de l’ENSBA)  

Justin Chrysostome Sanson: Piéta. Plâtre original présenté au Salon de 1876.

Dans l'église St Jean-Baptiste de Nemours

Justin Chrysostome Sanson (1833-1910) : Piéta. Bronze

 

 

Une œuvre bien connue des Orléanais : 

Charles Desvergnes : Monument à la Défense des Aydesà Orléans (1897). Bronze

La maquette en plâtre est au château de Bellegarde. Il s'agit de la maquette d'un monument aux morts de 1870 réalisé par Desvergnes après avoir remporté un concours lancé en 1897. Il commémore un fait d'armes qui s'est déroulé dans le faubourg des Aydes (quartier au nord d'Orléans). Cinq mille soldats français résistent une demi-journée face à quarante mille Prussiens. Leur chef, le commandant Arago, est tué. Le monument est inauguré en 1899.

 

 

FONTEVRAUD - Abb - MAM

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Entrée de l’Abbaye et le bâtiment de la Fannerie

Visite de l'abbaye et du Musée d'Art Moderne, le jeudi 16 mars 2023

Musée d'Art Moderne

Édifié vers 1786, le bâtiment dit de la Fannerie, est l’un des tout derniers construits du temps du fonctionnement de l’abbaye de Fontevraud. Son nom est à mettre en relation avec le stockage du foin nécessaire aux chevaux, et il fait à l’origine partie d’un ensemble de bâtiments consacrés aux écuries et équipages du complexe monastique.

Sans affectation depuis près d’un siècle, les espaces intérieurs étaient dans un état d’abandon, et attendaient un projet de réaffectation.

D’importants travaux de restauration des extérieurs ont été réalisés en 2008, précédés d’une étude d’archéologie du bâti en 2002. La création du  Musée d’Art Moderne, collections nationales Martine et Léon Cligman, vient donc à point nommé.

Le 23 juillet 2018, l’État a reçu de Martine (née en 1932)et Léon Cligman (26 mai 1920-15 mai 2022), pour la Région des Pays de la Loire, le don de 561 œuvres. Une seconde donation à la Région d’environ 300 objets a suivi en 2019. Cet ensemble constitue le fonds de la collection du musée d’Art moderne de Fontevraud, inauguré le 19 mai 2021.

Martine Lévy est elle-même fille de collectionneurs. Élevée parmi les toiles de Maurice de Vlaminck, de Raoul Dufy et de Chaïm Soutine, les sculptures d’Auguste Rodin et les dessins de Degas, Martine ne pouvait que s’engager très jeune vers les chemins de la création et avoir aussi l’envie de les collectionner.

Lorsqu’elle rencontre Léon Cligman au sortir de la guerre, le jeune homme, brillant élève de l’École supérieure de commerce, et Résistant à l’âge de vingt ans, entame une carrière d’industriel dans le domaine du textile, une activité qu’il poursuivra avec succès dans les sociétés qu’il crée ou rachète, dont Newman, Saint Laurent Rive Gauche, Christian Lacroix ou Lacoste sont les marques phares.

Mariés en 1954, Léon et Martine Cligman décident de suivre la tradition familiale et commencent à acquérir les objets qui constitueront leur environnement quotidien pendant toute leur vie : attirés par les expressions d’une modernité classique, ils collectionnent les tendances figuratives de l’art de l’entre-deux-guerres comme les artistes venus d’Europe de l’Est qui participèrent, dès le début du 20e siècle, à la vitalité de l’École de Paris.

Entrée de l'abbaye et du musée

Édouard Goerg (1893-1969) : Les Jeunes Filles (1928)

Germaine Richier (1902-59) : La Vierge folle(1946)

Pérou : Masque funéraire céphalomorphe (culture Chancay - 900-1200). Bois

 

Germaine Richier : La Feuille (1948 - à gauche)

Germaine Richier : L’Homme des bois(1979)

Pérou : Masque funéraire céphalomorphe (culture Chancay - 900-1200). Bois

Pierre Puvis de Chavannes (1824-98) : Portrait de Forget en costume espagnol (1854)

Antoine Chintreuil (1814-73) : Troupeau dans la prairie (c. 1850)

Jean-Achille Benouville (1815-91) : Paysage d’Italie (c. 1865 - en bas)

Paul Guigou(1834-71) : Pâturage en Ile-de-France(1865 - à droite) 

Eugène Carrière (1849-1906) : Nature morte à la théière (c. 1887)

Jacques-Emile Blanche (1861-1942) : Portrait de Charlotte Aman-Jean (1917)

François Bonvin (1817-87) : Chez Grand-père(c. 1860)

Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875) : Intérieur de Cuisine à Mantes (1855-60)

Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) : Toulouse-Lautrec, de dos (c. 1884)

Ce brouillard qui masque une partie du tabouret sur lequel le peintre est assis, ne se comprend que grâce à l’inscription sur la toile blanche qu’un repeint de pudeur a longtemps atténué : « Oh, que ce pet pue ! ».

Eugène Carrière : Portrait de la fille de l’artiste (c. 1890 - à gauche)

Eugène Carrière : Portrait de la femme de l’artiste (c. 1890)

Edgar Degas (1834-1917) : Danseuseregardant la plante de son pied droit (c. 1890-1900). Bronze

Edgar Degas : Femme surprise (1896 - à droite). Bronze

Jean-Louis Forain (1852-1931) : Le Peintre(1907)

Eugène Carrière : Mère et Enfant (1885)

 

Charles Laval (1862-94) : Portrait de Frédéric Satre (1889 - à gauche)

Maurice Denis (1870-1943) : Le Balcon de Silencio au soleil couchant (1911)

Paul Sérusier (1864-1927) : Paysage mauve : Châteauneuf-du-Faou (c. 1917 - centre)

Jacques-Emile Blanche : Intérieur(1912 - à droite)

Albert Marquet (1875-1947) : Le Quai des Grands-Augustins (1905)

Kees Van Dongen (1877-1968) : Tête de Gitane(c. 1910 - au centre)

Egypte : Masque funéraire féminin (1er- IIe s.). Stuc peint

 

Roger de La Fresnaye (1885-1925) : Environs de Munich : Bogenhausen (1909-10)

Roger de La Fresnaye : L’Homme buvant et chantant (1910)

André Mare(1885-1932) : Le Pont d’Alby-sur-Chéran (c. 1910)

André Mare : Le Cheval près de la Ferme(1922)

 

Les Verreries de Maurice Marinot (1882-1960). Importante collection

 

Maurice de Vlaminck (1876-1958) : Inondation à Ivry (1910)

Mali : Coiffe Tyi Wara (Bambara). Bois

Mexique : Statuette de personnage assis (4e-5e s.). Terre cuite

 

Roger de La Fresnaye : Grande nature morte aux Tasses blanches (1910)

Roger de La Fresnaye : Nature morte à la Bouilloire (c. 1911)

Henry de Waroquier (1881-1970) : Vue sur le Lac de Côme (1912)

Maurice Marinot : Au Maroc, Femme arabe(1917)

Maurice Marinot : Au Maroc (1917 - à droite)

Maurice Marinot : Au Maroc (1917)

Statue d’Orant assis (Sumer – 2300 avt-JC). Pierre volcanique

 

Germaine Richier (1902-59) : L’Échiquier – Le Roi, la Reine, Le Cavalier, le Fou, la Tour (1959). Bronze

Bernard Buffet (1928-99) : Vue de Manhattan(1958)

Longue de 3,30 m, la plus grande peinture de la collection du musée d’Art moderne de Fontevraud est impressionnante. Réalisées après un voyage de Bernard Buffet aux États-Unis en compagnie de Christian Dior et de Pierre Bergé, plusieurs de ces toiles ont servi de décor à des photographies de mode publiées dans le célèbre magazine Harper’s Bazaar en 1959.

Bernard Buffet (1828-99) : Nature morte aux deux Bouteilles (1956)

 

En noir et blanc – cabinet d’art graphique. Collection de dessins

Edgar Degas (1834-1917) : La Repasseuse (1884). Crayon

Émile Bernard (1868-1941) : Vue de la ville de Sienne (1920-30)

 

Le musée imaginaire

Cambodge : Torse de Bodhsattva Lokesvara (culture Kmère – 12e-13es.). Grès

Cambodge : Tête de divinité (culture Khmère, style Koh Ker – 10e s.). Grès

Bavière(c. 1560) : Élément de retable Tilleul

Italie (15e) : Saint Roch. Bois

Japon : Bishamonten (Epoque Heian – 11e-12e). Le plus puissant des Rois du ciel qui protègent les quatre directions des temples bouddhistes.

France (14e-15e) : Vierge à l’enfant. Bois polychrome

Nigéria : Masque Gélédé (Yoruba – fin 19e). Bois

Bénin : Plaque décorative murale (peuple Edo – 16e-17e). Bronze (à gauche)

Ghana : Tête funéraire (Ashanti – 18e-19e). Terre cuite

 

Amédée de La Patellière (1890-1932) : La Main auprès de la table (1927)

César Baldaccini, dit César (1921-98) : Trois Masques (Tête à têtes) (1972). Bronzes

Mascaron du Pont-Neuf à Paris (17e ou 19e). Pierre

Pérou : Pectoral en forme de Jaguar (1er-6e s.). Cuivre repoussé et or

Mésopotamie du sud (culture sumérienne) : Tête de prince sumérien (2120-210 avt-JC). Diorite verte

 

Salle des tapisseries – Animaux légendaires

Sumatra(peuple Batak) : Tête de singe. Bois

Jean Lurçat (1892-1966) : Le Coq (1952). Tapisserie d’Aubusson

Jean Lurçat : Menuhim 1954). Tapisserie d’Aubusson

Jean Lurçat : Esculape accueille les signes de la poésie (1941). Aubusson

Charles Dufresne (1876-1938) : Lion attaquant(1925)

Charles Dufresne : Le Rêve

 

Duilio Barnabé (1914-61) : Pierrot (c. 1861)

Duilio Barnabé : Nature morte (c. 1959)

Robert Delaunay (1885-1941) : Femme au marché (Portugal) (1915)

Georges Rouault (1871-1958) : Scène biblique(1946)

Charles Dufresne (1876-1938) : Nature morte à la Guitare (1920)

Juan Gris(1887-1927) : Les Mots croisés(1925)

Tal Coat(1905-85) : La Table servie(1942)

André Derain(1880-1954) : Nature morte à la Bouteille (c. 1938)

André Derain : Le Poète (1913)

André Derain : Portrait de Gitan (1930)

André Derain : Nature morte au Panier et fruits

Édouard Goerg : Le Bal nègre (1921)

Auguste Chabaud (1882-1955) : La Fête populaire (c. 1925)

Amédée de La Patellière (1890-1932) : Nature morte au ciel d’orage (1927)

Amédée de La Patellière : La Conversation dans l’atelier (1927)

Marcel Gromaire (1892-1971) : L’Antiquaire(1922)

Henry de Waroquier (1881-1970) : La Ville sur le Var (Entrevaux) (1921)

Jean Fautrier (1898-1964) : Émilienne(1925)

Georges Rousse (1947-) : Peinture préparatoire à la photographie (1984)

 

L’École de Paris

Georges Kars(1882-1945) : Les Perroquets verts(1935 - au centre). Plusieurs œuvres

Michel Kikoïne (1892-1968) : Autoportrait(1930)

Michel Kikoïne : Le Village aux Toits rouges (c. 1922)

Chaïm Soutine (1893-1943) : Les Oranges sur fond vert (1916)

Chaïm Soutine : Nature morte au Pain et au Poisson (1922)

Mikhaïl Larionov (1881-1964) : Le Bouquet(c. 1909)

Émile Othon Friesz (1879-1949) : Baigneuses, Le Havre (1921)

Émile Othon Friesz : Le Port de Toulon(1929)

Jean Pougny(1892-1956) : Le Tramway (1946)

Jean Pougny : La Façade - Le Boulevard (1946)

Jean Pougny : Nature morte au Masque (c. 1953)

Jean Pougny : Arlequin au loup blanc – Le Fiacre

 

Collection de bols japonais (17e-19e s.)

 

Atelier d’artiste de Martine Cligman, dite Martine Martine(1932-)

Auguste Rodin (1840-1917) : Buste de Balzac (1892). Bronze

Raoul Dufy(1877-1943) : L’Atelier de la rue Jeanne d’Arc (1942)

Maurice Marinot (1882-1960) : Le Modèle dans l’atelier (1905)

Bernard Buffet : Atelier de Manine(1956) (Propriété de Manimes à Domont (95) ?)

Martine Martine : Le Grand Cheval-Homme(2007). Bronze

Martine Martine : La Naufragée (1978). Bronze. Et nombreuses autres œuvres…

La collection est aussi composée de nombreuses petites œuvres provenant de cultures diverses : objets africains, précolombiens, provenant d’Océanie, ainsi que d’Extrême-Orient.

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Et quelques photos de l’abbaye royale de Fontevraud

Fondée en 1101 par le moine Robert d’Abrissel, aux confins des provinces de l’Anjou, du Poitou et de la Touraine, l’Abbaye royale de Fontevraud est la lus grande cité monastique de France.

Elle doit notamment sa puissance aux Plantagenêt et à ses liens étroits avec Aliénor d’Aquitaine, figure emblématique de ce lieu si mystérieux. La reine de France, puis d’Angleterre, entretient en effet une relation particulière avec la cité. Son gisant trône aujourd’hui encore au cœur de l’abbatiale aux côtés de ceux de son époux Henri II et de son fils Richard Cœur de Lion. Le quatrième gisant est celui d’Isabelle d’Angoulême, épouse de Jean sans Terre, qui régna après la mort de son frère Richard 1er. Cinquième et dernier fils du roi Henri II, il n’était pas destiné à régner, c’est pourtant lui qui assura la descendance de la dynastie des Plantagenêt. Après la mort de son mari, Henri (en 1189), et de son fils, Richard (en 1199), Aliénor se retire à l’abbaye à partir de 1200 et commande les tombeaux. Elle meurt en 1204 à l’âge de 82 ans.

Plus que nul autre lieu, l’Abbaye Royale de Fontevraud est aujourd’hui reconnue comme la nécropole de la dynastie régnante en Angleterre de 1154 à 1485.

Façade de l’abbatiale

Nef de l’abbatiale

Tombeaux des rois et reines d’Angleterre

Tombeaux d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine

Tombeau d’Aliénor

Tombeau de Richard Cœur de Lion et d’Isabelle d’Angoulême

Cloître du Grand-Moûtier

Entrée de la salle capitulaire

Salle capitulaire

Suite des fresques de la salle capitulaire : Les peintures de la salle ont été réalisées par Thomas Pot vers 1565. Elles représentent la Passion du Christ jusqu'à la Dormition de la Vierge, en 10 scènes.

Le Lavements des pieds(avant de se mettre à table pour la Cène)

Le Baiser de Judas

La Crucifixion

La Descente de Croix

La Mise au Tombeau

La Résurrection du Christ

Les célèbres cuisines romanes

 

 

  



Jean-Louis GAUTREAU nous a quitté

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Le blog «Notes de musées» vous permet de visiter les Musées des Beaux-Arts de province. Vous êtes encore nombreux à venir trouver ou revoir des œuvres que Jean-Louis GAUTREAU a sélectionnées. Sur la page d’accueil de ce blog, il disait qu’il contenait «plus de 200 musées (…) et plus de 9000 photos.»

 

Mais la maladie a figé ses doigts trop loin de son appareil photo et de son clavier pour qu’il continue à alimenter ce précieux outil de connaissance des contenus des musées de nos belles provinces.   

 

Nous avons la tristesse de vous annoncer 

que Jean-Louis nous a quittés le 8 août 2023, 

il venait d’avoir 80 ans.

 

Nous essaierons de maintenir cet espace virtuel en place, mais nous sommes incapables de poursuivre son expansion, puisque nous ne disposons pas de ses extraordinaires capacités à courir à travers notre pays pour y recenser les œuvres dispersées, les apprécier et enfin vous les proposer. 


Durant ses obsèques, cinq interventions ont permis de cerner l’homme qu’il fut :

  • Son neveu Gérard FREY, qui avec le concours de sa sœur Pascale, nous offrit un éclairage familial (consulter ce texte).
  • Le général Abel MOITTIÉ, président de l’association des Amis de Roger Toulouse, dont Jean-Louis, qui en était vice-président, fut «la cheville ouvrière».
  • Claude VIVIANI, président de l’ACORFI, association dont Jean-Louis était membre du conseil d’administration et brillant conférencier chaque année depuis 2010.
  • Monique MUSSON, présidente des Amis des musées d’Orléans. Jean-Louis fournissait à la revue de cette association chaque année un article.
  • Corentin DURY, conservateur du patrimoine au Musée des Beaux-Arts d’Orléans, a évoqué entre autres, son intérêt pour ce blog avant son arrivée à Orléans et ensuite sa surprise de rencontrer son auteur dans la cité johannique.

 

Trois articles de presse complétent ce panorama :

  • «Disparition : Jean-Louis Gautreau, grand mécène du musée des Beaux-Arts d’Orléans, s’est éteint», un article de la République du centre, le journal d’Orléans, publié le 17 août 2023.
  • «Jean-Louis Gautreau n’est plus», un article daté du 10 août 2023, de MagCentre.fr, la revue en ligne de la région Centre-Val de Centre.
  • Un texte d’Olivia VOISIN, directrice des Musées d’Orléans et les titres des 13 articles rédigés par Jean-Louis GAUTREAU dans le bulletin n°43 des Amis des Musées d’Orléans.

  

Merci Jean-Louis…